La Fondation Charles de Gaulle participe à la commémoration franco-allemande du traité de l’Élysée à Shanghai

La Fondation Charles de Gaulle participe à la commémoration franco-allemande du traité de l’Élysée à Shanghai

Ce lundi 22 janvier 2018, la Fondation était présente au lycée français de Shanghai pour fêter le 55ème anniversaire de la signature du traité de l’Elysée, le 22 janvier 1963, entre le chancelier allemand Adenauer et le président français Charles de Gaulle.

Dans le cadre du partenariat établi entre la Fondation Charles de Gaulle et le lycée français de Shanghai, les représentants de la Fondation ont pris part aux festivités organisées conjointement par le lycée français de Shanghai et la Deutsche Schule Shanghai  sur l’Eurocampus de Qingpu.

La matinée a débuté par une conférence sur « De Gaulle, un homme d’engagements », assurée par Diane Grillère devant les élèves de 3ème et de 1ère du lycée français.

A l’issue de la conférence, la cérémonie officielle a réuni l’ensemble des élèves de collège des deux établissements français et allemand au sein de la Piazza de l’Eurocampus. Après avoir introduit la cérémonie, les proviseurs français et allemand ont cédé la parole à la vice-consule allemande, au consul-adjoint français ainsi qu’au directeur de la Fondation, l’amiral Barrère. Avec une belle émotion, les élèves ont entonné, entre chaque discours, successivement, les hymnes allemand, français et européen.

Enfin, une table-ronde animée par Frédéric Fogacci, avec 6 élèves de terminale du lycée français et 6 élèves de la Deustche Schule, sur le couple franco-allemand et l’héritage du traité de l’Elysée a permis de clôturer idéalement la matinée.

L’exposition bilingue « De Gaulle-Adenauer » fournie par la Fondation et affichée au sein des locaux de l’Eurocampus est mise à la disposition des élèves et de leurs professeurs pérennisant ainsi cette cérémonie du 22 janvier.

SIGNATURE DU TRAITÉ DE L’ÉLYSÉE, LE 22 JANVIER 1963

Entre 1958 et 1963, Charles de Gaulle et Konrad Adenauer se rencontrent quinze fois, échangent une quarantaine de lettres et discutent plus de cent heures, seuls ou accompagnés de leurs ministres. Ce sont ces relations personnelles qui contribuent à l’extension des structures de consultation qui aboutissent à la conclusion du traité de l’Élysée, signé le 22 janvier 1963.

Le 22 janvier 1963, le général de Gaulle et le chancelier Adenauer signaient un traité de coopération destiné à sceller la réconciliation entre la France et l’Allemagne.

Ce traité, contrairement au vœu du président français qui souhaitait une « union politique » comme il l’avait exprimé lors de son voyage en Allemagne en septembre 1962, codifie simplement les formes de coopération étroite développées depuis 1955 entre les deux pays. Parmi ces principales réalisations immédiates, on compte la création d’un Office franco-allemand pour la jeunesse (OFAJ).

 

La Fondation Charles de Gaulle rappelle régulièrement l’histoire du couple franco-allemand et place son importance au cœur de son action, à l’instar de l’inauguration de l’exposition « De Gaulle-Adenauer » le 8 juillet 2012 à Reims par le président de la République française François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel.

 

Cérémonie des vœux à la Fondation Charles de Gaulle

Cérémonie des vœux à la Fondation Charles de Gaulle

CÉRÉMONIE DES VŒUX DE L’ANNÉE 2018 À LA FONDATION CHARLES DE GAULLE
Allocution de Marc Fosseux, Secrétaire général
Vendredi 12 janvier 2018

 

Monsieur le président,
Mesdames, Messieurs les administrateurs,
Mesdames, Messieurs,
Chers amis,

 

« Je suis de ceux qui admirent les anciens, sans cependant mépriser, comme certains, les talents de notre époque. Car il n’est pas vrai que la nature, comme si elle était lassée et épuisée, n’enfante plus rien d’estimable ».

 

Cette citation d’une des lettres de Pline le jeune à son ami Tacite résume assez bien l’état d’esprit dans lequel la Fondation s’emploie à travailler. Entretenir le souvenir d’un grand homme et d’une grande période de l’histoire de notre pays, mais faire confiance à l’avenir.

Comme chaque année, nous nous retrouvons dans cette bibliothèque pour la cérémonie des vœux. Je commencerai en préambule par saluer la mémoire de tous les membres ou anciens membres de la Fondation qui nous ont quittés en 2017, et j’ai ce matin une pensée particulière pour Mme Guéna décédée mardi et dont les obsèques auront lieu en Dordogne samedi.

I – Retour sur 2017

 

Pas plus que l’an dernier, je ne vais me livrer à un inventaire détaillé de tout ce qu’a fait la Fondation.

L’année 2017 a vu la poursuite et l’amplification d’actions engagées les années précédentes, notamment en direction de la jeunesse et du numérique et qui nous valent d’être de plus en plus sollicités et de nouer de nouveaux partenariats : avec la Région d’Ile-de-France, pour intervenir dans les lycées de la région, avec l’Assemblée des départements de France, qui nous aide vis-à-vis des collèges et pour la diffusion de la revue Espoir, avec la direction du patrimoine, de la mémoire et des archives du ministère des armées, avec la ville de Paris. Ces murs résonnent régulièrement du bavardage sympathique de classes du secondaire, et même du primaire, et c’est le meilleur encouragement à continuer ce que nous faisons.

Le séminaire réussi sur la Défense, qui s’est clôturé le 12 janvier 2017, il y a exactement un an, a donné lieu à une publication dès le mois de mars d’un livre de synthèse grâce à Frédéric Fogacci et à l’équipe d’étudiants de Sciences Po. Il a incontestablement permis de resserrer nos liens avec les Armées et le ministère du même nom, donnant naissance à des coopérations intéressantes et prometteuses en particulier avec l’Armée de Terre, la Marine nationale et l’Armée de l’Air. Je salue la qualité exceptionnelle de la présence des armées lors des cérémonies du 9 novembre à Colombey. Je souligne que ces cérémonies, organisées comme il se doit par l’ordre de la Libération et son délégué national le général Baptiste, avec l’appui de la Fondation, furent particulièrement belles et émouvantes ; elles ont impressionné les personnes présentes, officiels, population de Colombey et élèves des académies de Reims et de Paris.

La Fondation a reçu de nombreuses délégations françaises et étrangères, en particulier une délégation allemande venue observer les élections en France au printemps, des dirigeants russes venus ici grâce à la chambre de commerce et d’industrie de Paris. La Fondation a été honorée de recevoir de hautes personnalités comme le président Hollande ici même en avril et le Premier ministre Edouard Philippe en juin à la Boisserie. L’année 2017 a été l’occasion de commémorer le 50e anniversaire du voyage du Général de Gaulle au Québec, avec une participation à des événements au Québec et en France – notamment la visite ici le 24 juillet de Mme Beauchamp, déléguée général du Québec ; 2017 a vu également le 50e anniversaire du voyage en Pologne avec une exposition réalisée pour l’ambassade de France.

Je vous donne aussi quelques nouvelles des sites de Colombey, Lille et Paris.

À Colombey, nous avons inauguré le sentier Dans les pas de Charles de Gaulle, sentier d’interprétation d’un kilomètre et demi réalisé autour de la Croix de Lorraine et avec l’aide de l’office national des forêts et du département de Haute-Marne. C’est une belle façon de mettre en valeur le site de la colline, ses arbres, la relation que le Général de Gaulle entretenait avec la nature de Haute-Marne. J’espère que, grâce à un effort de signalisation qui reste à faire, ce sentier attirera de nombreux visiteurs. Il faut dire que la fréquentation globale de Colombey et celle de la Boisserie en particulier ont accusé un recul en 2017. Il faudra relancer des actions volontaires en 2018 avec nos partenaires locaux.

La Maison natale à Lille continue à profiter de la nouvelle formule de gestion par le département du Nord et nous nous en réjouissons. Nous allons créer un fonds de dotation qui a déjà reçu des engagements de la part de mécènes lillois.

L’Historial des Invalides a suivi la fréquentation globale du musée de l’armée. Une réflexion va s’engager en 2018 sur les modernisations à apporter d’ici à 2020, mais sa conception n’a pas vieilli depuis l’ouverture en 2008.

La Fondation a soutenu en 2017 la pièce de théâtre Meilleurs Alliés de Jean-Claude Idée jouée de septembre à décembre au Petit-Montparnasse et qui a reçu un accueil très favorable de la critique et du public.

Au plan scientifique, je rappellerai d’abord l’arrivée d’un nouveau président du conseil scientifique, Arnaud Teyssier, qui a succédé à Gilles Le Béguec en mars. Malgré ses nombreuses occupations et son activité éditoriale remarquée, Arnaud Teyssier s’est engagé complètement dans sa mission très importante, en parfait accord avec le conseil d’administration. Cela s’est vu notamment lors des journées de Rome organisées en septembre avec la fondation Magna carta sur le rôle des partis politiques.

Toute cette activité de la Fondation reste encore trop peu connue. Pourtant, 2017 a vu la mise en place d’une stratégie cohérente de communication, s’appuyant sur un site internet rénové et une présence croissante sur les réseaux sociaux. Nous avons également ouvert en décembre une boutique en ligne. La Fondation a toujours vendu des objets souvenirs à Colombey ou ici à Paris et il n’y aucune raison de s’émouvoir qu’une telle activité, qui restera de toute façon accessoire, soit visible sur notre site. Les produits qui y sont proposés sont de qualité et ne dégradent en rien l’image de la Fondation.

J’en viens maintenant à l’année 2018 et aux perspectives d’avenir.

 

II – Projets et perspectives

 

Toutes les actions que je viens de rappeler seront poursuivies. Je voudrais m’attarder sur quelques points et en tirer une synthèse générale.

– Les anniversaires

Il y en aura principalement trois en 2018, deux qui nous semblent importants, un troisième qu’on ne pourra éviter.

Les deux premiers, c’est d’abord le 60e anniversaire de la Constitution de 1958. Le conseil scientifique prépare un colloque de haut niveau avec l’École normale supérieure et l’École nationale d’administration. Le Président de la République a accordé son haut patronage.

Ce sera par ailleurs le 60e anniversaire de la rencontre capitale entre De Gaulle et Adenauer à Colombey (14 septembre 1958) au cours de laquelle ces deux hommes ont appris à se connaître et à s’apprécier et qui déboucha un peu plus de quatre plus tard sur le traité de l’Élysée. Le 50e anniversaire en 2008 avait été marqué par la présence à Colombey du Président français et de la chancelière allemande, venus par ailleurs inaugurer le Mémorial. Nous travaillons à une cérémonie similaire dont chacun mesure la portée qu’elle pourrait avoir dans le contexte européen d’aujourd’hui, et je profite de la présence du représentant de l’état-major particulier du Président de la République pour lui dire que nous nous tenons à la disposition du cabinet du Président pour y travailler.

Le 3e anniversaire, c’est les 50 ans de Mai 68 qui a déjà droit à des unes de magazines. La Fondation n’envisage nullement de participer à une célébration nostalgique d’événements dont je vous laisse libre d’apprécier la postérité. Pour autant, comme nos prédécesseurs l’ont fait en 1998, nous préparons un numéro d’Espoir sur Mai 68 qui visera non seulement à rappeler les événements sur le plan historique, mais aussi à laisser s’exprimer des intellectuels et des jeunes sur ce qu’ils retiennent réellement de Mai 68. J’en profite pour vous encourager à renouveler – si ce n’est déjà fait – votre abonnement à Espoir qui vient de faire peau neuve dans un numéro de grande qualité.

– Les projets internationaux

Le président et le directeur sont rentrés hier de Chine où ils se trouvaient à l’occasion du voyage du Président de la République qu’ils ont rencontré. Ce déplacement fut l’occasion pour la Fondation de signer un protocole avec la principale business school chinoise, la China European business school de Shanghai (CEIBS), en vue de créer une chaire « Charles de Gaulle – leadership global » sous le haut patronage de l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin. Vous savez que la Fondation travaille depuis quelque temps sur cette question de la formation des futurs dirigeants et sur l’exemple que Charles de Gaulle en tant que chef, décideur, visionnaire peut représenter pour des décideurs globaux du 21e siècle. C’est un axe un peu nouveau, quoique s’inscrivant dans la mission de cette maison, et qui peut rejoindre des préoccupations exprimées par d’autres institutions en France – l’Armée, l’enseignement supérieur, le CEPS qui est ici représenté – et à l’étranger. Pour compléter sur la Chine, la Fondation dispose désormais d’un bureau mis à sa disposition gracieusement dans le D-Park de Shanghai grâce à M. Antonio Duarte.

Vous savez que c’est autour d’un projet de formation et d’éducation que nous allons mettre en œuvre le futur institut Charles de Gaulle – Liban qui sortira de terre bientôt dans l’enceinte de l’École supérieure des affaires de Beyrouth. Le lancement officiel du projet d’institut aura d’ailleurs lieu dans les toute prochaines semaines.

De même, nous travaillons sur de nouveaux projets de séminaire de futurs dirigeants, sur le modèle de ce que nous faisons depuis une dizaine d’années avec la Chine.

Pour résumer, on voit que la Fondation Charles de Gaulle est en train d’adapter son action pour l’inscrire dans son époque et dans une dimension globale. Si la dimension historique et mémorielle constitue toujours le socle de son action, la Fondation Charles de Gaulle a l’ambition de mettre en valeur ce qui reste profondément actuel dans la pensée et l’action de De Gaulle. Montrer comme on l’a fait en 2017 la cohérence et la force de notre organisation institutionnelle et de défense et ce qu’elle permet de faire à un Président légitimé par l’élection populaire pour protéger la France et les Français, c’est souligner combien il serait irresponsable d’y renoncer dans le monde dangereux où nous vivons. Vouloir montrer, comme nous souhaitons le faire en 2018 avec le séminaire « Le grand large », que la France reste une puissance globale dans un monde où les enjeux de puissance et de souveraineté pèsent lourd, qu’elle est une puissance au service de la paix mais attentive aussi à ses intérêts, je crois que cela contribue au rayonnement de notre pays et à son influence dans le monde. Et j’ai même le sentiment que c’est une approche qui a retrouvé sa place au sommet de l’État. Parler de De Gaulle à de futurs dirigeants, en faire une source de réflexion et d’inspiration – il n’y pas que Churchill, Steve Jobs ou la Harvard Business Review – pour les préparer à leur métier de décideur dans un monde global et hyper-complexe, je crois aussi que cela a du sens et sert le rayonnement de la France.

La Fondation déploie donc son activité dans des directions nouvelles et par le biais de partenariats. Elle doit le faire en étant très attentive à ne pas perdre la maîtrise des projets dans lesquels elle s’engage, ni prendre le risque que son image, sa réputation, son savoir-faire soient détournés par d’autres à des fins étrangères à son objet. C’est une difficulté dont il faut être conscient, alors que la Fondation a des moyens humains et financiers limités. C’est une difficulté en particulier pour des projets à l’international où la distance, les changements de personnes, les intérêts bien compris des uns et des autres aboutiraient à dénaturer des projets initiés par la Fondation ou à marginaliser son rôle. Si un tel risque existait, je le dis clairement, la Fondation se retirerait et arrêterait les projets en question. La Fondation Charles de Gaulle est la seule institution voulue par le Général de Gaulle pour entretenir sa mémoire et reconnue comme telle par l’État. Nous veillerons donc à protéger son nom, sa réputation et ses droits.

Je voudrais terminer par un propos sur notre compagnie d’hommes et de femmes fiers de servir cette noble maison.

La Convention d’abord. Elle réunit aujourd’hui un peu moins de 200 personnes. Il est essentiel de la renouveler, d’y faire entrer de nouvelles personnes, d’horizons divers, mais désireux d’apporter leur concours, leurs réseaux, leur bonne volonté et de contribuer ainsi à la réussite de nos actions. Ce qui compte, c’est d’accueillir des hommes et des femmes sincères dans leur volonté de servir la mémoire du Général de Gaulle. C’est aussi le rôle des Amis de la Fondation, qui nous aident à attirer et à détecter des personnes – notamment des jeunes – intéressées par les actions que nous menons.

Un mot aussi sur le conseil d’administration dont je suis maintenant le membre le plus ancien avec Martine de Boisdeffre puisque nous y siégeons tous les deux depuis dix ans. Nous avons la chance, le président et moi-même, de nous savoir en confiance avec un conseil d’administration composé de personnalités toujours positives, d’expériences et de points de vue divers, mais toujours soucieuses de l’unité de cette maison.

L’équipe des salariés enfin, sans oublier l’équipe de Colombey. Sous le commandement du directeur, l’amiral Barrère, l’équipe de la Fondation qui est jeune, dynamique, sympathique, déploie une énergie communicative. Le visage au quotidien de la Fondation, c’est vous, il rayonne aussi grâce à vous et je sais combien vous êtes tous fiers de participer à cette œuvre.

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Je conclurai par des vœux de bonne année et de bonne santé pour vous, Monsieur le Président. Je vous remercie pour votre engagement personnel sans limite au service de la Fondation Charles de Gaulle, pour votre appui constant aux initiatives qui sont prises, pour la confiance dans laquelle nous travaillons ensemble. Je formule également des vœux pour votre épouse, pour vos enfants et petits-enfants, pour l’Aveyron naturellement, ainsi que pour chacune et chacun d’entre vous.

 

Marc Fosseux
Secrétaire général de la Fondation Charles de Gaulle

Décès de Madame Oriane Guéna

Décès de Madame Oriane Guéna

Madame Oriane Guéna est décédée dans la nuit du lundi au mardi 9 janvier 2018 à l’âge de 93 ans.

Entrée en résistance dès le 11 novembre 1940 en participant à la manifestation des étudiants et lycéens parisiens contre l’occupant allemand à l’Arc de Triomphe, elle rencontre son mari à l’hôpital du Val de Grâce où elle est infirmière en 1945.

Passionnée de politique, elle accompagnera son époux dans tous ses combats politiques et sera, notamment, très présente en Dordogne dont elle était originaire. Elle n’a cessé d’encourager et de soutenir l’action de la Fondation Charles de Gaulle par sa présence bienveillante alors qu’Yves Guéna en était le président (de 2001 à 2006).

Jacques Godfrain, président de la Fondation Charles de Gaulle, le Conseil d’administration et toute la Fondation tiennent à exprimer leurs plus sincères condoléances à ses enfants et petits-enfants.

Ses obsèques auront lieu samedi 13 janvier à 14h30 à l’église de Chantérac. Elle sera inhumée au cimetière du village au côté de son époux.

Le 11 septembre 2005, aux Invalides lors de la cérémonie de lancements des travaux de l’Historial Charles de Gaulle en présence du président Jacques Chirac.

La Fondation Charles de Gaulle en Chine

La Fondation Charles de Gaulle en Chine

Visite du président de la République au sein de l’incubateur SOHO 3Q, en présence d’entrepreneurs de start-ups de Pékin et de chefs d’entreprise français et chinois, le 9 janvier 2018.

À l’occasion de la première visite de Monsieur Emmanuel Macron, Président de la République française, et à la veille du 54e anniversaire de l’établissement diplomatique entre la France et la Chine, la Fondation Charles de Gaulle et la China Europe International Business School (CEIBS) signeront mercredi matin 10 janvier à Shanghai un mémorandum pour la création d’une chaire de leadership au sein de la CEIBS de Shanghai.

Cette Chaire dénommée « La Chaire Charles de Gaulle – Leadership global » sera consacrée à l’enseignement et à la recherche sur le thème de l’exercice du commandement, de la vision et du charisme du chef à partir de l’exemple et de l’héritage gaullien, domaines dans lesquels les recherches menées par la Fondation Charles de Gaulle font autorité.

De gauche à droite : Monsieur Emmanuel Macron, président de la République française ; Monsieur Jacques Godfrain, président de la Fondation Charles de Gaulle ; Monsieur Yuan Ding, doyen de la CEIBS.

Les deux parties conviennent de développer l’étude universitaire croisée de l’héritage gaullien, des fondements culturels et philosophiques auxquels il se rattache et de construire autour un enseignement et un programme de recherche dans le but d’apporter une plus-value utile à la formation des futurs cadres dirigeants quel que soit leur domaine d’exercice des responsabilités : économico-industriel, social ou en relations internationales.

Abordé dans une approche résolument comparative et transnationale, le contenu de cet enseignement et des recherches qui s’y rattacheront aura pour objet de proposer une vision des entreprises humaines fondée sur un exercice de l’autorité prônant, en particulier, une vision partagée des objectifs, le respect mutuel, le refus du fait accompli, l’adhésion à une discipline active définis par Charles de Gaulle dans ses écrits comme dans sa pratique du commandement militaire puis politique. Ce projet commun apportera une contribution effective au dialogue entre les peuples chinois et français et aura, par son universalité, vocation à inspirer les formations des dirigeants à l’échelle mondiale.

Monsieur Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre et président de la Fondation Prospective et Innovation ; Monsieur Jacques Godfrain, président de la Fondation Charles de Gaulle.

Monsieur Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre de la France, qui intervient déjà au sein de la CEIBS, assurera le haut patronage de ce projet. La Fondation Charles de Gaulle sera la garante du contenu scientifique de cette chaire dont elle pilotera l’animation scientifique. Avec l’aide du secteur de coopération universitaire de l’Ambassade de France en Chine et du service équivalent de la Délégation européenne en Chine, la Fondation et le CEIBS mèneront parallèlement leurs recherches en s’appuyant sur leurs réseaux universitaires respectifs. Les chercheurs des deux parties se rencontreront annuellement ou autant que de besoin pour faire le point de leurs activités. Des initiatives destinées à faire partager conjointement le produit de cette recherche dans le débat public (publications, colloques, conférences et présence sur les réseaux sociaux) seront régulièrement organisées.

Les deux parties s’engagent à promouvoir tout échange franco-chinois dans l’enseignement à la décision et au commandement, en particulier les échanges entre les cadres dirigeants français et chinois, et à faire de cette Chaire un instrument au service de cet effort.

 

De gauche à droite : Monsieur Yuan Ding, doyen de la CEIBS ; Monsieur Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre et président de la Fondation Prospective et Innovation ; Monsieur Jacques Godfrain, président de la Fondation Charles de Gaulle.

Nouveau numéro de la revue Espoir, nouvelle maquette !

Nouveau numéro de la revue Espoir, nouvelle maquette !

Avant-propos par Marc Fosseux, Secrétaire général de la Fondation Charles de Gaulle et Directeur de la publication

Espoir se présente à vous dans un format modernisé et épuré que vous trouverez j’espère plus attrayant. Ce « lifting » traduit l’évolution de la ligne éditoriale engagée depuis plusieurs années et qui vise à faire d’Espoir une revue de référence dans le domaine historique comme dans celui des idées. Le contenu d’Espoir correspond en fait à la façon dont la Fondation elle-même a adapté son action : mettre en valeur la pensée et l’action de celui qui fut le plus grand Français du XXe siècle et montrer en quoi son héritage continue d’être une référence pour de nombreux secteurs de l’action publique.

Ce numéro-ci en constitue une illustration remarquable, et je remercie les personnalités qui ont accepté d’y contribuer par des papiers de très haut niveau. L’organisation de la Défense nationale et du politico-militaire reste étroitement liée à nos institutions comme l’a voulu le général de Gaulle en se fondant sur sa propre expérience d’officier, de chef de la France libre puis de Chef de l’État. La capacité de décision et d’exécution qui en résulte confère aujourd’hui à la France un avantage évident, quasiment sans équivalent dans les démocraties, pour réagir à des menaces graves pour sa sécurité et son intégrité et pour déployer rapidement des forces hors du théâtre national. Les riches conclusions du séminaire Défense organisé par la Fondation fin 2016-début 2017 auront une suite en 2018 avec le séminaire Grand Large qui élargira la réflexion à la politique étrangère et au rayonnement de la France dans le monde, y compris au travers des territoires français d’outre-mer. Tous ces travaux contribueront également à souligner combien la Constitution de la Ve République, dont nous célébrerons les 60 ans l’an prochain, doit être défendue et préservée de toutes les utopies. La Fondation et son conseil scientifique préparent un colloque qui soulignera la force d’une Constitution dont la capacité d’adaptation s’est révélée plus grande que prévu.

Espoir est bien lancé pour conquérir de nouveaux lecteurs, car c’est là l’ambition que nous nous fixons. Il faut attirer en particulier davantage de jeunes lecteurs. Il faut que l’augmentation des abonnements constatée depuis deux ans se poursuive. D’autres innovations verront le jour dans les prochains mois, comme une meilleure utilisation du site internet pour promouvoir Espoir. Un effort de communication sera également réalisé afin que les média parlent davantage de notre revue. Instrument essentiel du rayonnement de la Fondation Charles de Gaulle depuis 45 ans, Espoir continuera de s’inscrire comme une revue de référence, à la fois fidèle à son héritage et tournée vers l’avenir.

Meilleurs vœux

Meilleurs vœux

La Fondation Charles de Gaulle vous souhaite ses meilleurs vœux de réussite et de bonne santé pour cette nouvelle année 2018 !

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