Sentier d’interprétation à Colombey : signature des partenariats avec EDF et la Fondation Sommer

Sentier d’interprétation à Colombey : signature des partenariats avec EDF et la Fondation Sommer

Le vendredi 23 juin 2017, la Fondation Charles de Gaulle, représentée par le président Jacques Godfrain et le secrétaire général Marc Fosseux, a signé une convention de partenariat avec la Fondation Électricité de France (EDF), représenté par le président-directeur général Jean-Bernard Lévy, et une autre avec la Fondation François Sommer – Pour la chasse et la nature, représentée par Louis de Rohan-Chabot, au siège de la Fondation Charles de Gaulle.

Ces conventions de partenariat ont pour objet la réalisation du sentier d’interprétation Charles de Gaulle sur la colline boisée Colombey-les-Deux-Églises et la valorisation patrimoniale (paysagère, écologique et historique) de ce site classé et emblématique.

Le village de Colombey-les-Deux-Églises est intimement lié à l’Histoire de la France grâce à celle d’un homme, le général de Gaulle. Lieu unique réunissant à la fois sa demeure, sa tombe, la Croix de Lorraine monumentale et l’espace muséal du Mémorial, le village est un point de ralliement singulier et unique de la mémoire gaullienne où dialoguent l’intimité de l’homme et l’éclat de la grande histoire.

En 2008, les choix architecturaux et muséaux présidant à la conception du Mémorial répondaient déjà à cette volonté de mise en valeur du splendide décor naturel qu’affectionnait particulièrement le général de Gaulle : s’ancrer profondément dans la colline, respecter l’écrin de verdure qui l’entoure, faire connaître l’action de l’homme public à travers le prisme de son attachement au paysage et à la terre de Colombey.

Aujourd’hui, la Fondation Charles de Gaulle et ses partenaires ont souhaité parfaire ce dispositif en offrant la possibilité aux visiteurs de mettre leurs pas dans ceux du Général grâce au tracé d’un sentier d’interprétation au cœur de la colline boisée de Colombey qui lui était si chère.

Le sentier d’interprétation : la rencontre de l’histoire et du paysage

Cette démarche patrimoniale s’inscrit dans un projet paysager et écologique plus global qui permet non seulement de préserver et d’améliorer la visibilité de la Croix de Lorraine par des actions paysagères maîtrisées mais aussi de proposer un espace d’exploration, de découvertes et d’enseignements en faisant profiter les visiteurs des différents habitats forestiers typiques de la région avec leur faune et leur flore remarquables.

Les thématiques présentées s’inscrivent dans la continuité des contenus didactiques du Mémorial Charles de Gaulle en proposant aux visiteurs une immersion dans la forêt qui les a accompagnés tout au long de leur visite au Mémorial.

Le site, ses composantes, son histoire permettent de dessiner un parcours jalonné d’une dizaine d’étapes didactiques où chaque thématique sera traitée selon un double regard :

  • Écologique, en mettant en valeur les richesses du site ;
  • Historique, en conservant le lien avec le général de Gaulle.

Les acteurs du projet

Conçu et conduit par l’agence Études Bourgogne–Champagne-Ardenne de l’Office national des forêts (ONF), en étroite concertation avec l’ensemble des acteurs du site : Fondation Charles de Gaulle, Conseil départemental de Haute-Marne, SME du Mémorial Charles de Gaulle, Commune de Colombey-les-Deux- Églises, ainsi que l’Inspection des sites de la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement et l’Architecte des Bâtiments de France en vertu du contexte de site classé.

Réception annuelle 2017

Réception annuelle 2017

Le 19 juin 2017, la Fondation Charles de Gaulle a organisé sa réception annuelle à l’Hôtel national des Invalides. Cette soirée, placée sous le signe de la convivialité et sous le thème de la « pédagogie », a été l’occasion d’annoncer le partenariat entre la Fondation Charles de Gaulle et la région Île-de-France (lire le communiqué de la région Île-de-France).

La Présidente de la région Île-de-France, Madame Valérie Pécresse, était l’invitée d’honneur de cette cérémonie .

Retour en images :

Appel du 18 juin : témoignages d’attachement au général de Gaulle

Appel du 18 juin : témoignages d’attachement au général de Gaulle

À l’occasion de la commémoration du 77e anniversaire de l’Appel du 18 juin 1940, la Fondation Charles de Gaulle invite non seulement les sympathisants gaullistes mais également les citoyens français de tous horizons à envoyer et à partager leurs messages de soutien, leurs missives de sympathie ou encore leurs témoignages d’affection pour la figure du Général.

Pour ceux qui le souhaitent, vous trouverez le formulaire de contact ci-dessous prévu à cet effet qui restera actif jusqu’au 30 juin. Vos messages seront relayés sous ce même article.

Formulaire d'appel à témoignages

6 + 3 =

Le Premier ministre à Colombey-les-Deux-Églises

Le Premier ministre à Colombey-les-Deux-Églises

Le Premier ministre à Colombey-les-Deux-Églises

Le Premier ministre Edouard Philippe s’est rendu le mercredi 7 juin sur la tombe du général de Gaulle, vandalisée le mois dernier par un individu de 38 ans, fortement alcoolisé. L’auteur des faits a été condamné en comparution immédiate le 2 juin à 12 mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Chaumont et à 8000 euros de dommages et intérêts. La Fondation Charles de Gaulle et son président Jacques Godfrain étaient présents sur place en ce moment de recueillement.

 



Une « ministre des Armées » ?

Une « ministre des Armées » ?

La désignation de Sylvie Goulard comme « Ministre des Armées » et non comme « Ministre de la Défense nationale » dans le gouvernement d’Edouard Philippe a soulevé un certain nombre d’interrogations quand au périmètre et à la définition de son poste : cela revient-il à dire que le périmètre ministériel en sera modifié ? Un rapide détour par l’histoire permet de remettre ces enjeux en perspective.

Le terme même de « Ministre de la Défense nationale » n’apparaît pas avant 1932, dans le Cabinet Tardieu : jusqu’à la Libération, chaque arme dispose de son propre secrétariat d’Etat ou Ministre. Sous la IVe République, la dénomination de « Ministre de la Défense Nationale » ne s’impose pas : employée de 1947 à 1953, l’intitulé du portefeuille ministériel sera ensuite sujet à des variations : « Défense nationale et forces armées » pour Emmanuel Temple dans le Gouvernement de Pierre Mendès France ou pour le Général König dans celui d’Edgar Faure, «Défense nationale » pour Maurice Bourgès-Maunoury dans le Gouvernement Mollet, « Forces armées » pour Pierre de Chevigné au sein de l’éphémère gouvernement Pflimlin. Une stabilisation s’en suit avec le retour au pouvoir du Général de Gaulle : lui-même sera ministre de la Défense nationale dans le Gouvernement qu’il forme en mai 1958, avant de nommer, pendant la première décennie de la Ve République, deux ministres des Armées, Pierre Guillaumat puis Pierre Messmer. Par la suite, la dénomination de « Ministre de la Défense » s’impose, à la notable exception de Robert Galley, Ministre des Armées, et le fait n’est pas anodin, dans les deux derniers Gouvernements que Pierre Messmer dirige sous la présidence de Georges Pompidou (1973-1974).

Il existe donc une « spécificité gaullienne » au titre de Ministre des Armées. Pour quelles raisons ? La principale réside dans la définition par de Gaulle d’un périmètre présidentiel : l’engagement de l’appareil de défense relève de la décision du Président dans le cadre du Conseil de Défense nationale. La dissuasion, mise en place au cours de cette période, symbolise ce recentrage autour de la personne du Président. Comme le montre Philippe Vial, cela ne va pas de soi dans l’équilibre institutionnel initial de la Ve République, mais résulte d’une évolution très progressive, accélérée par le conflit algérien finissant. La création du poste de Chef d’Etat-Major des Armées et la construction d’un équilibre, mais aussi d’une relation directe entre l’Elysée et l’Hôtel de Brienne constituent un point crucial du « domaine réservé » mis en place par de Gaulle. La fonction ministérielle pourrait à première vue s’en trouver diminuée. Non sans modestie, Pierre Messmer s’en ouvrira : « Quand on est le ministre du Général de Gaulle, on n’est pas un homme politique, quand on prend les armées, on est son secrétaire d’Etat aux armées ».

Pour autant, il serait erroné d’interpréter cette fonction dans un sens par trop restrictif. D’une part, elle implique une relation directe et confiante entre le Président et son ministre, unique dans l’économie gouvernementale : de fait, pour avoir su en cerner les contours, Pierre Messmer connaîtra à ce poste une longévité remarquable, du 5 février 1960 au 4 juin 1969. Alors qu’il pouvait lui apparaître délicat de trop laisser un ministre « s’installer » dans son département ministériel, le Général de Gaulle a au contraire dans ce cas recherché cette stabilité, car cette organisation lui semblait adaptée à son immense effort de modernisation de l’armée française. Le fameux « triangle » décisionnel entre le Chef de l’Etat, le Ministre et le Chef d’Etat-Major des armées repose sur une proximité et une confiance mutuelle entre les trois composantes. Second point, il serait erroné de ne voir dans le Ministre des Armées qu’un ministre sans véritable prérogatives, dont il se serait laissé dépouiller par le Président et par l’émergence du Chef d’Etat-Major des Armées: outre le fait que Messmer sera le Ministre en charge de gérer la sortie de l’engagement militaire en Algérie, plusieurs initiatives décisives sont prises à son initiative, comme la fondation en 1963 de la Délégation ministérielle à l’armement, devenue Délégation Générale de l’Armement en 1977, ou du Centre de Prospection et d’Evaluation du Ministère de la Défense l’année suivante. La tâche de préparer l’outil militaire n’exclut nullement une réflexion de long terme sur sa modernisation ou ses capacités de projection, seul ou en coalition.

Il est bien évidemment prématuré d’affirmer que le retour d’une Ministre des Armées participe de la restauration d’un schéma gaullien : le cadre de l’engagement, les missions de l’armée, les périls auxquels elle doit faire face ont considérablement évolué depuis les années 1960. Cependant, avoir en tête ce modèle gaullien pourra constituer un moyen d’observation intéressant pour saisir l’évolution prochaine de la gouvernance militaire de notre pays.

Pierre Messmer à l’Hôtel des Invalides en avril 1963 (Droits réservés)

Sylvie Goulard à la DGA de Bruz le 30 mai 2017 (Droits réservés Ouest-France)

Aménagement de la colline boisée de Colombey-les-Deux-Églises

Aménagement de la colline boisée de Colombey-les-Deux-Églises

Depuis 5 mois, la colline boisée de Colombey, de laquelle s’élève fièrement la Croix de Lorraine, fait l’objet d’interventions paysagères significatives. Ces opérations s’inscrivent dans le cadre d’un projet global de valorisation patrimoniale (paysagère, écologique et historique) de ce site classé et emblématique.

Conçu et conduit par l’Office national des forêts (agence Études Bourgogne–Champagne-Ardenne), en étroite concertation avec l’ensemble des acteurs du site (Fondation Charles de Gaulle, Conseil départemental de Haute-Marne, SME du Mémorial Charles de Gaulle, commune de Colombey-les-Deux-Églises, ainsi que l’Inspectrice des sites de la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL) et l’Architecte des Bâtiments de France en vertu du contexte de site classé), ce projet paysager s’articule autour de trois axes principaux :

  • L’amélioration des conditions de visibilité de la Croix de Lorraine depuis la route RD619 de Bar-sur-Aube, axe perceptif cher à Yvonne de Gaulle ;
  • La requalification paysagère des abords de l’ancien mémorial et de la Croix de Lorraine avec la mise en sécurité du public (expertise sanitaire du patrimoine arboré de l’ensemble du site) ;
  • L’aménagement d’un sentier d’interprétation sur la colline, permettant de découvrir les richesses patrimoniales dont dispose le site, ainsi que les relations étroites qu’entretenait le Général avec la Nature.

Ce printemps 2017 marque la concrétisation de cet ambitieux projet :

  • La Croix de Lorraine surmonte désormais avec autant de puissance que d’élégance la canopée de la colline, conformément aux prescriptions de l’étude paysagère conduite en 2014 (recours aux proportions du Nombre d’Or) ;
  • Les abords de l’ancien mémorial et de la Croix, libérés de leurs mobiliers vétustes et de leurs haies résineuses opaques, ont aujourd’hui retrouvé un environnement lumineux, sobre, serein et ouvert sur les paysages sous-bois forestiers qu’affectionnait tant le Général ;
  • La colline tout entière, y compris ses plantations historiques de Cèdres du Liban, s’ouvrira très prochainement au public via un sentier d’interprétation jalonné par 10 étapes. À chacune d’elles, le visiteur pourra, avec une double approche écologique et historique, décrypter le paysage qui se dévoile sous ses yeux.

La faune et la flore sauvages de la colline boisée de Colombey constituent l’un des piliers des valeurs et de l’attrait de ce site exceptionnel ; ce printemps 2017 leur permet d’ailleurs une expression remarquable !

Les sols calcaires et marneux de la colline boisée de Colombey permettent l’expression d’une flore diversifiée, représentative de celle des plateaux calcaires du Barrois.

Plusieurs orchidées sauvages constellent ainsi les sous-bois et les pelouses : Orchis pourpre (Orchis purpurea), Céphalanthère de Damas (Cephalanthera damasonium), Orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis), mais aussi Grande Listère (Neottia ovata), Ophrys mouche (Ophrys insectifera), Platanthère à deux feuilles (Platanthera bifolia)…

Fait à Langres, le 01/06/2017

Mirham Blin
Chef de projets Paysage et Milieux naturels
Agence Études Bourgogne–Champagne-Ardenne
Office national des forêts

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