Appel du 18 juin : témoignages d’attachement au général de Gaulle

Appel du 18 juin : témoignages d’attachement au général de Gaulle

À l’occasion de la commémoration du 77e anniversaire de l’Appel du 18 juin 1940, la Fondation Charles de Gaulle invite non seulement les sympathisants gaullistes mais également les citoyens français de tous horizons à envoyer et à partager leurs messages de soutien, leurs missives de sympathie ou encore leurs témoignages d’affection pour la figure du Général.

Pour ceux qui le souhaitent, vous trouverez le formulaire de contact ci-dessous prévu à cet effet qui restera actif jusqu’au 30 juin. Vos messages seront relayés sous ce même article.

Formulaire d'appel à témoignages

11 + 13 =

Tombe du général de Gaulle vandalisée

Tombe du général de Gaulle vandalisée

Message du Président de la Fondation Charles de Gaulle

Hier, en fin d’après-midi, la tombe du général de Gaulle à Colombey-les-Deux-Églises a été vandalisée. Un individu, agissant seul, a arraché la croix qui la surmontait et celle-ci est tombée au sol en se brisant. Le procureur de la République de Chaumont a été saisi et une enquête de la gendarmerie est en cours.

Au nom de la Fondation Charles de Gaulle, j’adresse à la famille, aux amis du Général et à tous les Français toute ma sympathie. L’héritage de Charles de Gaulle est notre bien commun. Y porter atteinte, c’est porter atteinte aux valeurs de celui qui, dans les heures les plus sombres, avait su rassembler autour de lui des bonnes volontés de toutes tendances politiques, de toutes couches sociales, de toutes couleurs de peau, de toutes générations… L’exclusion et le sectarisme, pas plus que l’hagiographie ni l’idolâtrie, n’étaient dans l’ADN de cet homme illustre dont nous essayons quotidiennement de véhiculer le message pour qu’il soit, selon sa propre expression, « source d’ardeurs nouvelles ».

Cette affaire est choquante. Elle suscite une indignation justifiée, y compris à l’international. Toutefois, avant d’en tirer quelques conclusions hâtives que ce soit, laissons le soin aux autorités de l’État de faire leur travail. Elles ont réagi avec la célérité qui convenait et, depuis hier, peu après cet évènement, je puis mesurer combien elles sont actives.

La Fondation Charles de Gaulle existe depuis 1971. Elle existe parce que Général l’a voulu, parce qu’il avait souhaité que son héritage fût porté par une instance politiquement non partisane. À l’occasion du 18 juin, nous mettrons en place une pétition en ligne sur laquelle chacun pourra témoigner de son attachement à l’héritage du Général. Plus que jamais, au lieu de laisser notre message devenir l’enjeu d’improbables tenants d’un volapük nihiliste, il nous faut continuer d’agir ensemble pour que ce legs gaullien, comme d’autre pans de l’héritage universel de la France, serve à l’éducation des plus jeunes.

Jacques Godfrain
Président de la Fondation Charles de Gaulle
Ancien ministre

Message du Président de la Fondation Charles de Gaulle

Message du Président de la Fondation Charles de Gaulle

Il y a tout juste 48 ans, le 27 avril 1969, le général de Gaulle quittait le Pouvoir, fidèle à sa promesse et respectueux du peuple souverain. À minuit dix, un communiqué annonçait : « Je cesse d’exercer mes fonctions de président de la République. Cette décision prend effet aujourd’hui à midi ». Cette date anniversaire est l’occasion de revenir sur ce qui, aujourd’hui, constitue notre legs gaullien.

Notre héritage, pour quoi faire ? Aucun des onze candidats à l’élection présidentielle de cette année ne s’est privé, à un moment ou à un autre, de se référer au général de Gaulle.

On peut se féliciter de l’unanimité de cette popularité. Pourtant, faire appel à De Gaulle ne suffit pas pour laisser penser que l’on peut revendiquer son héritage sans faire la preuve des qualités qui s’y rattachent.

Le gaullisme est une pensée somme toute assez simple et accessible. Citer De Gaulle, c’est faire appel à sa stature, à son autorité morale, à sa clairvoyance.

Car derrière l’homme du 18 Juin et du sauvetage renouvelé de la République (1944, 1958, 1961…) résident des idées simples dans un monde compliqué. Tout le contraire d’une approche simpliste d’un sujet dont on ne saisit pas l’entière dimension…

D’abord les institutions. Sachant combien la France avait perdu son cap du fait de la navigation à vue du navire, le Général a construit un schéma instaurant un chef dont le pouvoir, s’il en est besoin, s’affranchit des contingences du temps présent grâce au rôle du Premier ministre et de contre-pouvoirs comme le Parlement. L’idée était de remettre les clés du système à un homme, détaché des coteries et des partis, qui puisse engager le pays vers les sommets, vers la Grandeur sans laquelle il perd le sens de son action pour se livrer à la médiocrité.

Ensuite la Défense, car tout pays doit inspirer le respect. De Gaulle l’avait senti dès la Grande Guerre. La puissance d’un pays réside dans l’adaptabilité de sa défense, sa capacité à prendre les devants, à surprendre, bref à appliquer le dicton du Cardinal de Retz : « Les lois désarmées tombent dans le mépris ». Mais pour décider des forces armées rapidement, quand l’ennemi ne les attend pas, pas encore, quand il faut cibler vite et fort, il faut un commandement réactif et rapide, justifié par une très forte légitimité. Or en démocratie, la légitimité, c’est le peuple qui la donne. Ce qui explique la nécessité de confier au chef de l’État la responsabilité suprême du commandement par le seul biais du suffrage universel.

Ajoutons à cela que se satisfaire de l’idée que le social c’est se limiter à la lutte contre le chômage, à la fixation de l’âge de la retraite ou aux heures hebdomadaires de travail me semble un peu indigent. La question sociale, c’est d’abord donner à l’individu sa totale plénitude et sa responsabilité dans son travail, susciter  son engagement personnel en situant son action au sein d’un dessein dépassant le seul échelon individuel. L’Homme ne peut être réduit à l’état de souris mécanique. La Participation, c’est cela. Elle n’a jamais été, à l’heure du numérique, si indispensable…

Enfin, tout pays ne rayonne dans le monde, comme c’est le devoir de la France de le faire, que s’il est exemplaire en matière de solidarité. Faire de la coopération, en décidant conjointement avec les pays pauvres des appuis financiers et économiques, c’est être en binôme décisionnel avec les pays moins chanceux que les nôtres. La marque d’un grand pays réside dans cette capacité à dépasser les égoïsmes nationaux pour promouvoir des échanges confiants et libres.

Je souhaite à chacun et chacune des candidats à l’élection présidentielle et aux élections législatives de se référer à ces quelques principes sans se contenter de l’incantation, par nature éloignée du message que, tous, nous avons hérité du Général.

Jacques Godfrain

Président de la Fondation Charles de Gaulle

Ancien Ministre