Dossier thématique : « de Gaulle et le Moyen-Orient »

Document : le commandant de Gaulle et sa femme lors d’une excursion près de Beyrouth, 1929

© Droits réservés

Lorsqu’il est affecté à l’État major des troupes du Levant à Beyrouth, en novembre 1929, le commandant de Gaulle n’a qu’une connaissance livresque du Moyen-Orient. Le Liban et la Syrie représentent une place particulière au sein de l’Empire colonial français, puisque les deux pays sont des mandats placés sous la tutelle de la France depuis 1920. Selon de Gaulle, « la France qui a reçu la garde des pays du Levant était particulièrement qualifiée pour cette tâche à cause de son rôle historique dans ces pays ».

S’il justifie la présence de la France au Liban et en Syrie, il émet des doutes quant à sa capacité à en assurer la gestion. La France est « une puissance mandataire qui n’a pas encore bien vu par quel bout il convenait de prendre son mandat », constate-t-il.

Lors de son séjour, jusqu’en 1931, il évoque la nécessaire indépendance, prévue par la SDN, de deux territoires mais la considère prématurée à court terme.