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Charles de Gaulle

Geoffroy
de Courcel, aide de camp
Elisabeth
de Miribel, secrétaire du Général
Jean
Marin, journaliste

Winston
Churchill
Edward
Spears, officier de liaison
Patrick
Smith, reporter à la BBC
Elizabeth
Barker, assistante à la BBC
Philippe
de Gaulle
Alain
de Boissieu
Pierre
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Guéna
Jean
Marin, journaliste
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Anthonioz - De Gaulle
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Manuscrit
de l'appel
Unes
de quotidiens
Affiche
de Londres
Janvier-Juillet
1940
Le
18 juin heure par heure
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La radiodiffusion en 1939 et 1940
par
JP CLAUDEL, spécialiste de TSF
LE PARC DES RECEPTEURS DE RADIO AU DEBUT DE LA GUERRE
La
France compte à l'époque 41 millions d'habitants qui se partagent 5
millions de postes récepteurs TSF contre seulement 1,9 millions en 1935.
L'impulsion de Georges Mandel a donc été décisive. D'après les recettes
de la redevance radio déjà due alors, on peut raisonnablement tabler
sur 6 millions de postes dont la répartition sur le territoire est à
l'image des inégalités des niveaux de vie. La région parisienne compte
plus du quart des TSF suivie par le Nord (400000), la Seine Inférieure,
l'Est et la Gironde. Le Centre et le Midi en comptaient beaucoup moins.
La Lozère en comptait 3000 en 1939.
Techniquement, les postes récepteurs sont arrivés à maturité.
Construits sur le principe du superhétérodyne de Lucien Lévy (fondateur
de Radio L.L.) toujours utilisé mondialement de nos jours, la sensibilité
est en très élevée et une bonne réception s'accorde d'une antenne de
quelques décimètres. On est loin alors des nappes d'antennes de plusieurs
dizaines de mètres de long des années 1920. Branchés sur le secteur,
on a oublié le calvaire des batteries à recharger ou qui fuyaient sur
le tapis du salon. L'oeil magique habille la façade et tel un vers luisant
distille dans la pénombre sa magique luminescence verte.
Tout d'abord limités à la réception des grandes ondes, avec la
capacité croissante des lampes de radio à "monter en fréquence", les
récepteurs offrent plusieurs gammes d'ondes : GO, PO, OC. Sur ondes
longues (GO), peu de postes de radiodiffusion sont reçus en 1939 : Luxembourg,
Londres (BBC). Les postes de radiodiffusion en ondes moyennes sont beaucoup
plus nombreux et leur écoute est magnifiée pendant la nuit suite aux
phénomènes des couches ionosphériques.
LONDRES, LA BBC ET LA PROPAGANDE DE GUERRE
En
grandes ondes (GO), placée en plein centre du cadran à aiguille rectangulaire
ou rond, la BBC émet sur 1500 mètres de longueur d'onde. En petites
ondes (PO ou OM), la BBC émet sur 265 mètres de longueur d'onde en national
puis, avec la montée de la guerre, en international à destination des
pays européens.
La BBC commença ses émissions quotidiennes en 1932 tout d'abord
vers l'Australie puis, la tension internationale montant, vers l'Europe,
24 heures par jour, et ce jusqu'à 51 bulletins d'information par jour
en 16 langues différentes, chaque bulletin étant différent car adapté
au pays ciblé.
Tout d'abord réservés et uniquement informatifs, les bulletins
d'information de la BBC deviennent plus agressifs au fur et à mesure
des agressions hitlériennes par la propagande de Goebbels.
LE CONTEXTE POLITIQUE DE LA RADIODIFFUSION FRANCAISE EN 1939
A l'approche de la guerre et instruit par l'expérience allemande
fort en avance, Daladier a radicalement transformé l'organisation et
le régime même des stations qui constituaient le secteur public et privé
de la radio afin d'avoir la main mise sur l'ensemble.
Depuis février 1939, toute émission autre que technique ou culturelle,
en fait toute l'information au sens large, relève d'un organisme appelé
Centre Permanent de l'Information Générale. Il est placé sous l'autorité
du Président du Conseil et est dirigé alors par Emile Lohner. Installé
Rue François Premier, ce centre pilote toutes les émissions en langues
étrangères sur Ondes Moyennes.
Daladier acheva de donner à la radiodiffusion son statut de guerre,
statut qui fut repris à la fin de la guerre et appliqué à la télévision.
Daladier créa une administration unifiée de la Radiodiffusion nationale.
Un commissariat général à l'information fut créé et confié à
l'écrivain Jean Giraudoux qui est chargé d'organiser, d'animer et de
coordonner tous les services d'information et de propagande français.
Neuve, cette radiodiffusion de guerre doit être rodée au fil
des événements. Elle n'a pas l'expérience de la BBC ou la virulence
de la Radio allemande.
LA PROPAGANDE FRANCAISE
Les programmes de propagande nazis sont déjà connus en France
par l'action de Paul Ferdonnet, et la France n'a pas encore pensé à
l'utilisation de la radio comme moyen de contre propagande. Marcel Bleustein
Blanchet réagit et demande au Président Edouard Daladier de mettre sur
pied une grille de programmes dans laquelle serait incorporée une contre
propagande menée par Jean Giraudoux à partir du 29 juillet 1939. Ce
nouveau haut commissaire à l'information n'est pas du style le plus
efficace pour contrer la virulence de Berlin.
Le 23 mars 1940, Jean Giraudoux est remplacé par Frossard qui
nomme Jean Guignebert à l'anti propagande.
La guerre des ondes commence mais il est trop tard. Le 6 juin
1940, le gouvernement décide le repli vers Briare et c'est la débâcle
avec l'armistice annoncée au micro de RADIO BORDEAUX le 16 juin 1940
par le Général Pétain.
A cette époque, les TSF sont branchées en permanence et les auditeurs
sont nombreux, même ceux sur les routes, qui peuvent prendre connaissance
de l'appel du Général de Gaulle. Nombreux sont les hommes et les femmes
qui dans l'angoisse des nouvelles tournent les boutons de leur récepteur
à l'écoute de toute source: Radio Paris, Londres, Luxembourg. Les 7
millions de réfugiés sur les routes s'arrêtent pour écouter la radio
aux haltes de midi et du soir. Et ce ne sont que nouvelles de l'agonie
nationale.
L'APPEL DU 18 JUIN 1940
Le Général de Gaulle a quitté la France le 17 juin à bord d'un
appareil britannique pour Londres en compagnie du Général Spears et
du Lieutenant Geoffroy de Courcel. Dés le lendemain, il lance son appel
"à tous les officiers ou soldats français", appel enregistré et repassé
plusieurs fois par la suite. Un homme de radio averti comme André Gillois
annonce une grande audience de cette première intervention car des millions
de gens suivaient assidûment les bulletins en langue française venant
de la BBC et de la Radiodiffusion française. Dés le lendemain, les journaux
publièrent les termes de l'appel. Le 19, puis le 22 juin, de Gaulle
devait s'adresser de nouveau aux auditeurs français de la BBC. Commence
alors l'épopée de la France Libre.
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Du 18 Juin aux 18
juin, par Jean-Louis
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La radiodiffusion en 1939-40 par JP Claudel
Propos d'André Malraux sur le 18 juin

Publicité du 19 juin 1940
Le
texte de l'Appel du 18 juin
L'allocution
du 17 juin par le maréchal Pétain
L'appel
du 21 mai 40 à Savigny/Ardres
L'enregistrement
sonore du 22 juin 40

Publicité du 19 juin 1940
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