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Dossier 18 juin - 60e anniversaire de l'Appel du général de Gaulle

10 juin 1940

 

18 JUIN

EDITION SPECIALE

1940

 

Les acteurs

 
Charles de Gaulle

France

Geoffroy de Courcel, aide de camp du Général
Elisabeth de Miribel, secrétaire du Généra
Jean Marin, journaliste

Grande-Bretagne

Winston Churchill
Edward Spears, officier de liaison
Patrick Smith, reporter à la BBC
Elizabeth Barker, assistante à la BBC


Témoignages

Philippe de Gaulle
Alain de Boissieu
Pierre Messmer
Jean Simon
René Cassin
Yves Guéna
Geneviève Anthonioz - De Gaulle
Autres témoignages


Illustrations

Manuscrit de l'appel
Unes de quotidiens
Affiche de Londres

Article du Matin, 20 juin 1940


Chronologie

Janvier-Juillet 1940
Le 18 juin heure par heure

L'Appel du 18 juin 1940

Discours du Général de Gaulle prononcé à la radio de Londres le 18 juin 1940. Cet appel n'a pas été enregistré.

Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat.

Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l'ennemi.

Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd'hui.

Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !

Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.

Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l'Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limites l'immense industrie des Etats-Unis.

Cette guerre n'est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un
jour nos ennemis. Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.

Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi.

Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas.

Demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la Radio de Londres.

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Fondation et Institut Charles de Gaulle
Tous droits réservés

Analyses

Du 18 Juin aux 18 juin, par Jean-Louis Crémieux Brilhac
Les 10 jours qui ébranlèrent la France, par François Delpla
Les oreilles du 18 juin, par Eric Branca
La radiodiffusion en 1939-40 par JP Claudel
Propos d'André Malraux sur le 18 juin


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Documents

Le texte de l'Appel du 18 juin
L'allocution du 17 juin par le maréchal Pétain
L'appel du 21 mai 40 à Savigny/Ardres
L'enregistrement sonore du 22 juin 40


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L'ours
(crédits)