Document : la louve du marché commun, 1963

En 1957, la France signe avec l’Allemagne, l’Italie et les pays du Bénélux les traités de Rome – comme le souligne la présence de la louve sur cette caricature – instituant le Marché commun ou CEE (Communauté économique européenne), et l’Euratom ou CEEA (Communauté européenne de l’énergie atomique). Après l’échec de la CED (Communauté européenne de défense) en 1954, le processus de construction européenne est relancé.

CEE

© Leffel, Canard Enchaîné, 1963

 

Bien qu’il ne partage pas les conceptions des premiers bâtisseurs de l’Europe, notamment celles de Jean Monnet, le général de Gaulle entend poursuivre la mise en oeuvre des traités de Rome, comme il l’exprime dans une note le 13 août 1958 : « L’Europe doit devenir pratiquement une réalité sur les plans politique, économique et culturel ». Toutefois, l’Europe doit rester une « Europe des Etats ».

 

En 1963, le président de Gaulle s’oppose à la candidature britannique pour intégrer le Marché commun. Il justifie son veto en affirmant que la Grande Bretagne ne souhaite y entrer que pour le transformer en une vaste zone de libre-échange, ouverte à l’influence américaine.

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