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logo Episode B : Paris Libéré !

Séquence 3 : la Résistance

Thème : le courage des Résistants

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I- Quelle est la différence entre être du côté du général de Gaulle et faire parfois de la résistance ?

Si la Résistance active et organisée n'a jamais rassemblé plus de 2 ou 3 % de la population française, elle n'aurait pu survivre ni se développer sans de multiples complicités populaires, en particulier à l'époque des maquis. C'est là toute la différence qu'il y a entre être du côté du général de Gaulle ou bien s'engager dans la Résistance.

Les facteurs de développement de la Résistance :
En juin 1941, l'attaque allemande contre l'Union soviétique a levé les équivoques qui pouvaient subsister chez certains militants communistes depuis le pacte germano-soviétique d'août 1939, et a renforcé la détermination des Résistants communistes qui constituaient, depuis 1940, la cible privilégiée de la répression nazie et vichyste. En septembre 1942, l'établissement du Service du Travail Obligatoire ( STO ) a poussé les réfractaires à rejoindre les maquis. En novembre 1942, l'invasion de la zone Sud par la Wehrmacht a discrédité le régime de Vichy incapable de s'y opposer, anéanti le mythe d'un « Vichy-bouclier », État indépendant et souverain jouant le double jeu pour le plus grand intérêt de tous les Français, et elle a uniformisé les conditions de la Résistance dans les deux zones. En février 1943, la capitulation de la VIe Armée allemande à Stalingrad a fait s'effondrer le mythe de l'invincibilité de la Wehrmacht.


II- Comment résiste-t-on en France occupée ?

La lutte de la Résistance a consisté en des actions de renseignement, de sabotage ou des opérations militaires contre les troupes d'occupation et aussi contre les forces du régime de Vichy. Mais elle englobe aussi des aspects plus civils et non-violents, ainsi l'existence d'une vaste presse clandestine, la diffusion de tracts, la production de faux papiers, l'organisation de grèves et de manifestations, la mise sur pied de multiples filières pour sauver les prisonniers de guerre évadés, les réfractaires au STO et les Juifs persécutés.

La Résistance a pu se manifester en ville comme à la campagne, surtout après la naissance des maquis au printemps1943. « L'armée des ombres » a rassemblé des hommes de tous horizons, tous exposés à une terrifiante répression.


Qui sont les Résistants ?

Les Résistants sont des hommes et des femmes de tous âges mais bon nombre d'entre eux sont de très jeunes gens. Ils sont issus de toutes les couches sociales. Toutes les sensibilités politiques philosophiques et religieuses sont représentées au sein de la Résistance. Les rares Français qui se sont engagés dans la Résistance dès 1940, l'ont fait à titre individuel, ou au sein de petits groupes isolés, agissant de façon spontanée, sans mots d'ordre, sans liens entre eux. Ils constituent une toute petite minorité courageuse qui doit apprendre les règles de la clandestinité. Ce n'est que progressivement que des liens se sont établis, que le recrutement s'est étoffé, que des mouvements structurés se sont constitués dans les deux zones séparées par la ligne de démarcation contrôlée par les troupes d'occupation allemandes. Après l'invasion de l'URSS en juin 1941, les Communistes rejoignent massivement la Résistance.

III- Quel rôle a joué Jean Moulin en France ??

La Résistance extérieure est longtemps restée isolée. Née de l'hostilité suscitée par la présence de l'occupant en France métropolitaine, une résistance intérieure se met en place. Cette Résistance est très hétérogène. Charles de Gaulle est rapidement convaincu de la nécessité d'unifier ces différents mouvements, qui appartiennent à des camps politiques distincts. De son côté Jean Moulin résistant de la première heure se rend à Londres pour y rencontrer le Général de Gaulle dans l'idée de renforcer la Résistance française en l'organisant. Après cette rencontre, il est parachuté en Provence, dans la nuit du 1er au 2 janvier 1942 pour accomplir la lourde mission qu'on lui a confiée : unifier la Résistance sous l'autorité du général de Gaulle.

Il parvient à unifier la Résistance en 1943, en créant le Conseil national de la Résistance (CNR), qui inspirera les réformes de la France d'après-guerre. Les formations militaires des différents mouvements de résistance sont regroupées dans les FFI (Forces françaises de l'Intérieur).

La première réunion du CNR a lieu à Paris, rue du Four. Le 21 juin 1943, la Gestapo investit la villa du docteur Dugoujon, à Caluire-et-Cuire près de Lyon, où se tient une réunion secrète de la Résistance. Jean Moulin, alias Max, est arrêté. Il sera identifié par Klaus Barbie, le chef de la Gestapo de Lyon, comme le président du Conseil national de résistance. Transféré par les Allemands à Paris, il sera torturé et mourra le 8 juillet 1943, dans le train qui l'amenait en Allemagne. En 1964, A l'initiative du général de Gaulle et du ministre des Affaires culturelles, André Malraux, ses cendres sont transférées au Panthéon.



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