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Pour approfondir

logo Episode B : Paris Libéré !

Séquence 5 : le jour de gloire

Thème : Paris est à nous !

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I- Pourquoi Monsieur Boquart part-il dans l'autre sens et ne va-t-il pas défiler sur les Champs-Elysées ?

Monsieur Boquart, dès le début de l'armistice a choisi d'accepter avec bonne humeur l'occupation allemande. Un peu plus tard il a affirmé son engagement dans la politique antisémite mise en place. Il aide la police française lors des rafles en dénonçant des Juifs. Même si, lors de la Libération de Paris, la guerre n'est pas finie, l'issue de celle-ci est certaine. Ceux qui ont manifesté par des actes leur désir de voir l'Allemagne victorieuse, savent que leur sort va se jouer dans les jours qui viennent. A la fin de la Guerre, la chasse aux collaborateurs commence.

Epuration :
Terme désignant la répression, à partir de 1944, d'actes commis par des Français accusés ou soupçonnés de collaboration avec les Allemands, soit par le bras de la justice (rendue par des juridictions d'exception), soit par une justice populaire (rendue de manière expéditive). Une Haute Cour de justice est créée par l'ordonnance du 18 novembre 1944 afin de juger les hauts responsables ? « chef de l'État, chef du gouvernement, ministres, secrétaires d'État, commissaires généraux, résidents généraux, gouverneurs généraux et hauts-commissaires » ? du gouvernement de Vichy. L'ordonnance du 26 décembre 1944 crée enfin des chambres civiques dont la fonction est de juger « tout Français qui, même sans enfreindre une règle pénale existante, s'était rendu coupable d'une activité antinationale caractérisée ». Les condamnés sont frappés d'« indignité nationale », avec pour conséquence la perte de tous leurs droits civiques et politiques, l'exclusion des emplois publics, l'incapacité d'être administrateur de société et d'exercer une profession libérale.

Parallèlement à l'action des tribunaux légaux, une justice populaire règle des comptes, bien souvent sans contrôle. La presse résistante publie des listes « noires » de personnes à éliminer, tandis que fonctionnent des cours de justice clandestines. Entre l'automne 1943 et juin 1944, près de 2 500 personnes sont abattues. À la Libération, la vengeance éclate contre les zélateurs de Vichy, les délateurs, les miliciens, les commerçants enrichis et les femmes accusées de « collaboration horizontale ». Les estimations des exécutions sommaires, qui ont alors lieu, vont de 30 000 à 105 000.


II- Qui défile sur les Champs-Elysées ?

Le 24 août au soir, de Gaulle s'installe au ministère de la Guerre en qualité de chef du gouvernement provisoire de la République Française et le lendemain, le chef de la France Libre descend en triomphe les Champs-Élysées, suivi de Leclerc et de ses fidèles de la première heure auxquels il a recommandé de se tenir derrière lui.

Dans une joyeuse pagaille, acclamé par deux millions de Parisiens, il arrive à la Concorde. Là éclatent des coups de feu sporadiques. Puis le général gagne Notre-Dame pour un Te Deum passionné.


La Libération de la France
Le territoire français a été libéré en plusieurs étapes. Dès juin 1943, le général de Gaulle a créé, à Alger, à côté du Comité Français de Libération Nationale (CFLN), une assemblée consultative composée de Résistants, d'anciens parlementaires et de représentants des territoires libérés, dont les colonies. Le 2 juin 1944 le CFLN devient le Gouvernement provisoire de la République Française. Les Alliés, aux côtés desquels figurent les armées françaises, débarquent à partir du 6 juin sur les côtes normandes, et le 15 août en Provence. Les troupes allemandes sont ainsi prises en tenaille. Combattues par les Résistants, ces mêmes troupes allemandes quittent le Sud-Ouest et le Centre en commettant des exactions, notamment à Oradour-sur-Glane (87). Après plusieurs jours d'insurrection, Paris est libéré le 25 août par la 2e division blindée du général Leclerc avec le soutien des Alliés et l'aide de l'insurrection parisienne. A l'automne 1944, le territoire français est presque entièrement libéré à l'exception de l'Alsace et de quelques zones.



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