Pour approfondir
Episode H : baby boomSéquence 1 : mille bébés
Séquence 2 : enfants sages
Séquence 3 : culture jeune
Séquence 4 : la surboum
Séquence 5 : étudiants
Thème : la croissance démographique
Questionner et approfondir/ réponses/ compléments d’information
I- Qu’appelle-t-on le baby-boom ?
Entre 1942 et le milieu des années 60, la France connaît un renouveau démographique. Le général de Gaulle
faisait appel au patriotisme français à la Libération et réclamait 12 millions de « beaux bébés » On comptait 500 000 naissances par an avant la guerre. Il y en aura plus de 800 000 par an dès 1945.
La population française rajeunit et les conséquences sociales de ce phénomène démographique sont multiples.
Il faut noter que le nombre des naissances cesse d’augmenter à partir de 1965, pour chuter dans les années 70 avec le renversement de la conjoncture économique.
Aujourd’hui, la génération du baby-boom arrive à l’âge de la retraite et l’on parle de papy-boom. De nouveaux problèmes sociaux se posent, notamment ceux du paiement des retraites.
II- Quelles sont les conséquences, à moyen et long terme, de ce phénomène démographique ?
La première conséquence majeure de la croissance démographique est l’augmentation du nombre des jeunes dans l’ensemble de la population. En 1936, les moins de 20 ans représentaient à peine 29% de la population française ; en 1962, cette partie de la population représente plus de 33% de l’ensemble de la population. De son côté, la population active n’augmente pas et doit supporter toutes les charges liées au rajeunissement de la population. La scolarité s’allonge. La France doit faire face à l’afflux d’enfants dans l’enseignement primaire, puis au début des années 60 dans l’enseignement secondaire.
III- Les années 60 sont marquées par de nouvelles pratiques culturelles des jeunes. Lesquelles ?
Les jeunes, au début des années 60, dont le poids au sein de la société ne cesse de grandir, deviennent une réalité sociale et culturelle. Ils achètent les derniers produits de consommation en vogue : le transistor et l'électrophone sur lesquels ils écoutent les chansons de leurs idoles. Pour la première fois, en raison du phénomène du baby-boom, la jeunesse forme une classe d'âge déterminée, avec ses codes et sa culture propres. La mode n'est plus réservée à une élite sociale mais imposée à une nouvelle génération, qui n'a pas connu les privations de la guerre.
Salut les copains est un magazine pour les jeunes, lancé à l'été 1962 par Frank Ténot et Daniel Filipacchi. Une émission radiophonique du même nom est diffusée chaque jour sur Europe 1. La revue connaît immédiatement un succès extraordinaire. En 1963, « un 15-20 ans sur deux lit le magazine Salut les copains ». Ce phénomène concerne « tous les milieux sociaux » (enquête IFOP de septembre 1963). C’est la revue de la « génération yé-yé ». Le magazine aime à publier des reportages détaillés sur les faits et gestes, parfois les concerts, des jeunes chanteurs français (Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Françoise Hardy, Sheila, Claude François…, plus rarement sur les chanteurs américains et anglais, à l'exception notable des Beatles et des Rolling Stones).
Le Yéyé est au départ un courant musical apparu en France et au Québec au début des années 1960. Le 22 juin 1963, entre 150 000 et 200 000 jeunes se retrouvent place de la Nation à Paris pour fêter le premier anniversaire du magazine Salut les copains. A l'exception de Johnny Hallyday, aucune idole ne va pouvoir atteindre le podium. Il y a trop de monde et la sécurité n'est pas garantie. Dans un article paru dans le journal, le sociologue Edgar Morin rend compte de ce concert et baptise ces jeunes les yéyé. Par extension yéyé désigne donc aussi un phénomène de mode des années 1960.
Les chansons des Beatles ont en effet marqué les années 1960. Pendant cette période la « beatlemania » est un phénomène d’ampleur considérable à plusieurs facettes. La jeunesse prend goût à se coiffer et à s’habiller à la Beatles. Des disquaires se spécialisent sur les seuls disques des Beatles. Ces derniers profitent des grands débuts de l’ère de la communication, donnent des concerts dans des salles de plus en plus grandes, se servent de l’essor de l’industrie musicale et de la télévision, avec des émissions de plus en plus regardées par un public essentiellement composé des jeunes de tous les pays : les Beatles sont ainsi les premiers à passer dans une émission diffusée en « Mondovision » le 25 juin 1967.
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