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« La seconde étape a été l’insurrection
parisienne à la mi-août. Nous nous sommes installés
place Beauvau, qui était autrefois le ministère de
l’Intérieur et qui allait le redevenir. Nous avons
poussé notre exploration jusqu’à la rue des
Saussaies, voisine de la place Beauvau et nous avons découvert
les restes de la Gestapo qui venait de partir, avec les instruments
de torture qui étaient encore là, les baignoires de
triste mémoire. Notre petite équipe est placée
sous l’autorité d’Emile Laffon, qui est un ancien
de la Résistance qui prend le titre de secrétaire
général provisoire à l’Intérieur
en attendant – on attendait beaucoup de choses à cette
époque – l’arrivée du ministre de l’Intérieur
qui sera pendant quelques semaines seulement Emmanuel d’Astier
de la Vigerie. Nous sommes les témoins des combats de rue,
nous apercevons le Grand Palais qui brûle. Les forces de Leclerc
sont à la porte d’Orléans, le général
de Gaulle n’est pas encore arrivé, notre pouvoir ne
s’exerce pas encore dans un grand rayon d’action. Nous
nous efforçons dans un premier temps de mettre de l’ordre
dans les mairies de Paris où règne une anarchie complète.
On voit apparaître un nouveau préfet de police, Luizet,
un préfet de la Seine, Flouret, avec auprès de lui
Jean Mons dont j’ai bien connu la carrière qui était
secrétaire général de la préfecture
de la Seine. »
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:: Extrait du tome 1 d' Avec
de Gaulle de la Fondation Charles de Gaulle publié
chez Nouveau-Monde Editions en 2003.
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