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« On ne savait pas quel était le degré de libération
: on avait su que Paris était libéré, mais
pas plus. La Libération de Paris, quel souvenir quand on
l’a vécue justement du balcon du lycée Fromentin
! C’était vraiment un jour extraordinaire. Bref, nous
étions tout de même encore là et nous étions
partis pour arriver, finalement, tout simplement au Bourget, le
seul point d’atterrissage qu’on n’avait pas prévu
: on avait envisagé Orléans, Reims, autre chose, mais
on ne pensait pas arriver finalement à Paris, étant
donné la brièveté du temps écoulé
depuis sa libération effective, puisque c’était
le 3 ou 4 septembre. L’arrivée à Paris a été
extraordinaire, car nous n’avions rien du tout, nous étions
au bord de la route, puis il est passé des camions américains
qui nous ont embarqués et ça a été le
défilé par Aubervilliers et toutes ces villes qui
se sont pavoisées, il y avait une espèce de courant
qui précédait nos camions et qui entraînait
les gens à venir voir ce qui se passait et qui nous ont fait
des ovations vraiment inoubliables. Et puis naturellement ils nous
ont lâchés place de la Concorde. Et là, qu’est-ce
que nous pouvions faire ? Moi j’ai été simplement
voir le métro qui fonctionnait et j’ai pris le métro
pour aller voir ma mère qui habitait porte de Pantin. C’est
comme ça que j’ai pris contact au retour avec Paris.
»
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:: Extrait du tome 1 d' Avec
de Gaulle de la Fondation Charles de Gaulle publié
chez Nouveau-Monde Editions en 2003.
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