Colloque international "Charles de Gaulle, chrétien, homme d'état" - 13 et 14 novembre 2009, Paris.
Organisation : Fondation Charles de Gaulle
Lieu : Collège des Bernardins, 20, rue de Poissy, Paris Ve
Le 13 et 14 novembre s’est tenu aux Bernardins à Paris un colloque organisé par la Fondation Charles de Gaulle sur le thème « Charles de Gaulle, chrétien homme d’Etat ». Le conseil scientifique de la Fondation et son Président, le Professeur Larcan, ont su réunir des orateurs de grande qualité qui ont fourni un éclairage largement nouveau sur un sujet jusqu’à présent peu traité.
Quatre grands thèmes ont animé les quatre demi-journées de cette rencontre. Le premier concernait le croyant, sa formation, sa pratique religieuse et ses liens avec quelques grands auteurs catholiques. Le second traitait de l’homme d’état catholique et républicain, notamment ses rapports avec les catholiques et l’Eglise catholique, les papes en particulier. Le troisième s’interrogeait sur les conséquences politiques de sa foi, la politique scolaire, le problème des congrégations. Le quatrième situait le Général envers les religions autres que catholiques.
Monseigneur le Cardinal de Paris nous a fait l’honneur de nous fournir après les orateurs ses réflexions sur le thème même du colloque, insistant notamment sur le sens de la responsabilité qui caractérisait le Général.
La richesse de ces communications, attestée par l’accueil d’un large public, nous conduit à les diffuser sur Internet. L’internaute pourra trouver très prochainement la reproduction de l’allocution de Monseigneur Vingt-Trois et accéder facilement à toutes les vidéos des intervenants du colloque.
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PRESENTATION
« Je suis un Français libre. Je crois en Dieu et en ma patrie. Je ne suis l’homme de personne. »
Tel est l’autoportrait et la profession de foi publiquement proclamée par le général de Gaulle en 1941. Mais l’historien Jean-Marie Mayeur a noté aussi, au colloque Charles de Gaulle en son siècle, en 1990, que si la réflexion sur la relation entre le général de Gaulle et l’Eglise catholique est au cœur de tout effort de compréhension de sa personnalité et de sa pensée, ce sujet, « pour être central, n’en est pas moins extraordinairement difficile ».
L’analyse de la foi, par définition subjective, est particulièrement délicate car le général de Gaulle s’est peu exprimé, toujours avec pudeur mais sans dissimulation. On peut cependant la replacer dans son milieu géographique, social, familial et éducatif, tout spécialement pendant son enfance et sa jeunesse. On peut aussi en rechercher les sources et les composantes, notamment celles issues du catholicisme social.
Grâce aux témoignages venus de son entourage et de différents interlocuteurs, à travers les formules, les pratiques, les attitudes qui lui étaient coutumières, et les écrits publics et privés qu’il a laissés, il est possible de situer la figure du Général dans un catholicisme, certes traditionnel, mais beaucoup plus ouvert que le pensaient ceux qui ont voulu l’inscrire dans le sillage de l’Action Française.
De même, est-il important d’examiner dans quelle mesure sa foi et sa pratique religieuse ont pu inspirer certaines décisions politiques dans le domaine de l’éducation, de la société, des relations avec les pays en voie de développement, que ce soient l’enseignement privé, la participation, la décolonisation.
Aussi bien durant la Seconde Guerre et la période de la Libération que sous la Ve République, son action politique, dans le respect scrupuleux de la séparation de l’Eglise et de l’Etat, passait aussi par des relations attentives avec l’Eglise et l’opinion catholique en France ; et de même avec le Saint-Siège et les trois papes, Pie XII, Jean XXIII et Paul VI, qu’il avait rencontrés personnellement. A plus forte raison, de Gaulle, laïc catholique à la fois fidèle à l’idéal républicain et à l’enseignement conciliaire, voyait les relations avec Israël et avec les pays arabes marquées par la dimension politique beaucoup plus que religieuse.
Un chrétien, homme d’Etat : deux affirmations indiscutables le concernant, comme le reconnaissait Geneviève de Gaulle, qui introduisent à la question : de Gaulle, homme d’Etat chrétien ? à laquelle le colloque s’efforcera de réfléchir.
PROGRAMME
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Vendredi 13 novembre 2009 9h 00 Accueil : Pierre Mazeaud, président de la Fondation Charles de Gaulle Présidence : Antoine Prost, historien 1- L’officier catholique : Xavier Boniface (maître de conférences, Université du Littoral-Côte d'Opale) 2- Les catholiques français et de Gaulle, 1940-1958 : Etienne Fouilloux (professeur émérite, Université Lumière-Lyon-II) 3- De Gaulle et le Saint-Siège, 1958-1969 : Sébastien Gué (chercheur, Institut Pierre Renouvin, Université Paris I) 4- Des témoignages revisités : Jean-Marie Mayeur (professeur émérite, Université Paris IV – Sorbonne) |
Samedi 14 novembre 2009 9h 00 III- Des politiques chrétiennes ?
14h 00 IV- Le rapport au monde
Allocution du cardinal André Vingt-Trois, archévêque de Paris |












