Espace
pédagogique

LE POINT SUR…


Lexique

LEXIQUE

A


Anschluss : il s’agit de l’annexion de l’Autriche par l’Allemagne d’Hitler en 1938, au nom de l’unité linguistique (les deux pays sont germanophones).

Axe : ce nom désigne l’alliance de l’Allemagne, de l’Italie et du Japon au cours de la Seconde Guerre.

Armistice : suspension des hostilités entre deux belligérants ; mais l’état de guerre n’est pas supprimé.

Assemblée constituante : assemblée élue dont le rôle est de rédiger une Constitution.
Une première Assemblée constituante est élue en octobre 1945. Elle comporte 586 députés, parmi lesquels les communistes se taillent la part du lion (26% des sièges), suivis du Mouvement Républicain Populaire (MRP) (23.8% des sièges) et des socialistes de la SFIO (23.3%). Le projet de constitution élaboré par cette assemblée ayant été rejeté par référendum en mai 1946, une deuxième Assemblée constituante est élue en juin 1946. Le MRP y dispose du nombre de sièges le plus important. C’est cette assemblée qui rédige la Constitution de la IVe République approuvée par référendum en octobre 1946.
La Constitution de 1958 n’est pas issue du travail d’une Assemblée constituante mais de la réflexion d’une équipe de juristes menée par Michel Debré.


Atlantisme : désigne une politique extérieure marquée par le soutien aux Etats-Unis d’Amérique, dans le cadre notamment de l’OTAN.

 


B


Baby-boom : ce terme désigne l’augmentation rapide de la natalité et l’accroissement de la population après 1945. Un tel phénomène de rattrapage se rencontre souvent au lendemain des guerres.

Bayeux (discours de Bayeux) : discours dans lequel le général de Gaulle énonce sa vision constitutionnelle. Prononcé en juin 1946, à l’occasion de l’anniversaire de la libération de cette ville deux ans auparavant, ce discours s’élève contre le projet de constitution alors défendu par l’Assemblée constituante, qui souhaitait un système donnant à l’Assemblée nationale, outre le rôle législatif, des moyens pour contrôler l’exécutif.

Ballottage : situation dans laquelle aucun candidat à une élection n’a obtenu le nombre de voix nécessaires pour être élu dès le premier tour. Il faut donc procéder à un second tour.

Bicamérisme : système institutionnel où il existe deux chambres de représentants (ex. : en France, l’Assemblée nationale et le Sénat ; aux Etats-Unis, le Congrès et le Sénat)


C


Cartes de rationnement : au cours de la guerre et jusqu’en 1947, les Français disposent de ces cartes pour procéder à leurs achats de denrées alimentaires. Ces cartes visent à rationner la consommation de chacun, car la pénurie s’est installée (baisse de la production et prélèvements par les Allemands). Malgré le système des cartes de rationnement, l’alimentation reste insuffisante et médiocre, l’attente devant les magasins est souvent longue. Le marché noir des denrées alimentaires se développe.
CEE ( Communauté économique européenne) : voir « Marché Commun ».

CFA (Communauté Financière Africaine) : créée en 1962 et regroupant 14 pays d’Afrique francophone. Ils appartiennent à la zone franc, 50 francs CFA valant 1 franc français. (Depuis 1994, 100 francs CFA valent 1 franc français).

Chefs successifs du gouvernement Pétain : Pierre Laval (juillet 1940-décembre 1940), l’amiral Darlan (décembre 1940-avril 1942), puis de nouveau Pierre Laval (avril 1942-août 1944).

CNR
: en mai 1943, le Conseil national de la résistance regroupe grâce à l’action de Jean Moulin les délégués des mouvements de résistance des zones nord et sud ainsi que les représentants des partis politiques et des syndicats dissous par Vichy. Le rôle du CNR est de coordonner l’action des différents groupes de résistants.

Collaboration
: politique consistant à coopérer avec l’occupant en multipliant les gestes de concession à son égard.

Comités d’entreprise : créés en 1945 sous l’autorité du GPRF, ils sont composés de membres élus parmi le personnel d’une entreprise et ont un pouvoir consultatif. Ils ont des responsabilités économiques, financières et sociales et sont obligatoires pour les entreprises de plus de 50 salariés.
Extraits de l’ordonnance du 22 février 1945 :
« Art.1 : Des comités d’entreprise sont institués dans toutes les entreprises employant au moins 100 salariés.
Art.2 : Le comité d’entreprise coopère avec la direction à l’amélioration des conditions collectives de travail et de vie du personnel, à l’exception des questions relatives aux salaires ».

Communauté française : elle est créée par la Constitution de 1958 (Ve République) et remplace l’Union française* créée en 1946. La Communauté rassemble la France métropolitaine et ses possessions situées hors métropole, qui peuvent choisir de ne pas appartenir à la Communauté et donc de devenir indépendantes. La Communauté disparaît lorsque toutes les colonies françaises ont acquis leur indépendance (1962).

Conseil constitutionnel : créé par la Constitution de 1958, le Conseil constitutionnel est composé de neuf juges dont le rôle est de surveiller le déroulement des élections et de vérifier que les lois sont bien conformes à la Constitution. Le Conseil constitutionnel peut, sur demande des députés, annuler une loi qui serait jugée inconstitutionnelle.

Constitution : ensemble des lois fondamentales qui établissent la forme du gouvernement, l’organisation des pouvoirs publics et les rapports entre gouvernés et gouvernants.

Crime contre l’humanité : défini en 1945, ce crime désigne « l’assassinat, l’extermination, l’asservissement, la déportation et tout acte commis contre toute population civile pour des motifs politiques, raciaux ou religieux ». En 1945-1946, vingt-et-un hauts responsables nazis sont jugés pour crime contre l’humanité. Douze d’entre eux sont condamnés à mort.

 


D


Décolonisation : processus par lequel les pays colonisés accèdent à l’indépendance.


Démocraties populaires : nom donné aux pays de l’Europe de l’Est (Yougoslavie, Albanie, Bulgarie, Roumanie, Pologne, Hongrie, Tchécoslovaquie) occupés après la guerre par les Soviétiques et où les partis communistes installent des dictatures soumises à Moscou. Le terme peut également désigner certains pays d’Asie (Chine, Corée du Nord, Vietnam du Nord) dont le régime politique, économique et social est en marche vers le socialisme. En revanche, l’URSS ne se considère pas comme une démocratie populaire, étant déjà passée au stade de la réalisation d’une société communiste.

 


E


Entreprise nationalisée : entreprise privée qui passe sous le contrôle total ou partiel de l’Etat (ex. : Renault en 1945).

Entreprise publique : entreprise dont le capital est exclusivement public et dont la direction est assurée par des représentants de l’Etat (ex. : SNCF, Radio-France...).

Epuration : action d’exclure d’une administration, d’un parti ou d’une entreprise les personnes dont la conduite a été jugée indigne (par exemple les collaborateurs après la Seconde guerre). L’épuration peut conduire à un jugement, voire à la peine de mort. On distingue trois types d’épuration : sauvage, judiciaire et professionnelle. Dans les moments troublés de la Libération, l’épuration sauvage se solde environ par 9 000 exécutions, dont 1 500 décidées par des tribunaux improvisés. A cette épuration spontanée succède une épuration légale. Une Haute Cour de Justice est chargée de juger les plus hauts responsables de Vichy, comme Pétain, Laval ou Darnand. Sur 160 000 dossiers instruits, 46 % débouchèrent sur un non-lieu ou un acquittement, 25 % donnèrent lieu à une dégradation nationale, 24,5 % à des peines de prison, et 4,5 % à une condamnation à mort, dont 0,5 % d’exécution (soit 786 personnes). Enfin, l’épuration professionnelle concerna les différentes administrations. Par exemple, 20 % des fonctionnaires de la police parisienne ont été épurés, soit près de 4 000 personnes. Le plus souvent, les fonctionnaires épurés étaient révoqués, mis à la retraite, déplacés ou rétrogradés.


Europe des Etats : Europe dans laquelle chaque pays membre resterait maître de la plupart de ses pouvoirs, tout en acceptant, sur certains points, des décisions communes européennes.
Europe fédérale : Europe dans laquelle les différents pays membres céderaient une partie de leurs pouvoirs (financier, diplomatique, militaire…) à un gouvernement commun européen.

Exode : fuite massive d’une population.

 


F


Fellaga ou fellagha : partisan algérien soulevé contre la France pour obtenir l’indépendance de son pays.

Francophonie : ce terme désigne la politique culturelle de la France visant à défendre et à promouvoir sa langue et sa culture dans tous les pays où est parlé le Français, notamment dans les anciennes colonies devenues indépendantes. La francophonie naît officiellement en 1969 lors de la conférence de Nyamey.
 

 

G


Gaullisme : si l’on devait définir le gaullisme en fonction d’une invariante, ce serait l’exaltation de cette « certaine idée de la France » dont le général de Gaulle s’est fait le promoteur et le défenseur tout au long de sa vie. Au cœur du gaullisme réside l’idée de grandeur nationale et de rassemblement de la nation souveraine derrière un Etat fort dirigé par un chef issu du suffrage universel et respectueux des libertés fondamentales.

Génocide : élimination de tout un peuple. Durant la Seconde Guerre, les nazis procèdent au génocide des Juifs et des Tziganes. 5 100 000 Juifs ont péri au cours de ce génocide, dont 60% dans les camps.

Gestapo : (initiales de Geheime Staatspolizei, Police secrète d’Etat). C’est la police politique du IIIème Reich, dirigée par Himmler.


GPRF (Gouvernement provisoire de la République française) : créé en juin 1944 pour prendre la succession du Comité français de la Libération nationale (CFLN), il est dirigé par le général de Gaulle jusqu’à sa démission du 20 janvier 1946. Le GPRF disparaît officiellement le 28 janvier 1947, avec l’entrée en fonction du gouvernement Ramadier, le premier de la IVe République.

Guerre-éclair : en allemand « Blitzkrieg ». C’est une stratégie qui vise à privilégier la rapidité et l’efficacité dans l’offensive : en 1940, l’aviation allemande est envoyée la première sur le front pour des bombardements massifs. Les blindés arrivent alors pour pénétrer les lignes ennemies.

 


H


Harki : personne d’origine algérienne ayant servi en tant que supplétif dans l’armée française en Algérie.

 


I


Inflation : hausse générale et continue des prix.

Impérialisme : politique d’un Etat qui consiste à étendre son influence dans le monde par la politique et l’économie. Pour les soviétiques, ce terme négatif désigne l’attitude des Etats-Unis, qui « colonisent » le monde en monopolisant les richesses.

 


J



K



L


Loi-cadre Defferre : Gaston Defferre, ministre de la France d’outre-mer en 1956, élabore cette loi en juin 1956. Elle crée dans les territoires d’outre-mer des Conseils de gouvernements élus au suffrage universel, ce qui donne un peu d’autonomie au pouvoir exécutif local (mais le mode de scrutin reste défavorable aux « indigènes »).

Lois constitutionnelles : en 1875, trois lois sont votées, qui fixent le fonctionnement des institutions de ce qui devient la IIIe République.

Lois scolaires : Jules Ferry, ministre de l’Instruction publique de 1879 à 1885, est à l’origine des lois qui modifient le rôle et le fonctionnement de l’école. Les lois de 1881 et 1882 établissent la gratuité de l’enseignement qui devient laïc et obligatoire pour les enfants âgés de 6 à 13 ans.

 


M


Maquis : pendant la Seconde Guerre mondiale, lieu isolé et peu accessible où se cachaient les résistants (ex. : maquis du Vercors).


Marché Commun : institué par le Traité de Rome signé en 1957 par la France, l’Allemagne, l’Italie et les pays du Bénélux, le Marché Commun ou CEE crée une zone de libre-échange destinée à favoriser la croissance économique des Etats membres. Pour de Gaulle, il ne saurait être question que d’une confédération d’Etats souverains, une « Europe des nations ». Attaché à la souveraineté nationale et opposé au principe de la supranationalité, la construction européenne doit, selon lui, être un outil pour permettre à la France de retrouver sa place de grande puissance.

Milice : fondée en 1943 par Joseph Darnand, la Milice est une organisation paramilitaire qui pourchasse les résistants et les juifs, en collaboration avec les Allemands.

Minorités nationales : ce sont des peuples que rassemblent leur culture, leur langue, leur religion, leur histoire, mais qui se trouvent en situation minoritaire dans un Etat où domine un autre peuple. Les exemples sont nombreux dans l’Europe centrale de l’après Première Guerre mondiale :
- en Tchécoslovaquie dominent les groupes tchèques et slovaques, mais 29% de la population totale sont constitués de minorités qui revendiquent leur différence : Allemands dans la région des Sudètes, mais aussi Hongrois, Polonais.
- La Yougoslavie est une mosaïque de peuples slaves (croates, serbes, bosniaques). Mais 10% de sa population sont constitués de minorités venues de civilisations différentes : Hongrois, Allemands, Albanais, Roumains, Turcs.
- En Roumanie, un tiers de la population est composé de minorités – Hongrois, Juifs, Allemands, Ukrainiens, Bulgares, Russes, Serbes.

Motion de censure : vote de l’Assemblée nationale pouvant conduire le gouvernement à la démission. Pour être obtenue, la motion de censure doit obtenir la majorité absolue des votes des députés, les abstentions étant considérées comme défavorables à la censure.

MRP : créé à la Libération par des démocrates-chrétiens engagés dans la Résistance, le Mouvement Républicain Populaire soutient le général de Gaulle au lendemain de la guerre ; cependant, le MRP ne suit pas le général de Gaulle dans sa retraite en janvier 1946. En nombre de sièges, il est le deuxième parti aux élections législatives d’octobre 1945, et le premier à celles de juin 1946. Le chef du MRP, Georges Bidault, devient alors le chef du Gouvernement provisoire.

 


N


Nationalisation : achat ou confiscation par l’Etat d’une entreprise ou de biens appartenant à des sociétés privées (ex. : Renault en 1945).

Neutralité soviétique : en août 1939, l’Allemagne nazie et l’Union soviétique signent un pacte de non-agression ‘appelé aussi pacte germano-soviétique) en cas de conflit européen. Ce pacte germano-soviétique est rompu le 22 juin 1941, quand Hitler lance ses troupes à l’assaut de l’URSS au cours d’une opération appelée « Barbarossa ».

 


O


ONU (Organisation des Nations Unies)
: dès 1941, Roosevelt et Churchill évoquent la création d’un organisme international chargé de remplacer la SDN et de préserver la paix dans le monde. En février 1945, à Yalta, les trois grands (Etats-Unis de Roosevelt, Royaume-Uni de Churchill et URSS de Staline) décident de passer à l’acte. Le 26 juin 1945, 51 Etats signent la charte de San Francisco qui crée l’ONU (Organisation des Nations Unies).


ORTF (Office de la radiodiffusion-télévision française) : créé en 1964 en remplacement de la RTF (Radiodiffusion-télévision française). Le monopole d’Etat sur la radiodiffusion française datait d’une ordonnance du 25 mars 1945. En 1964, de Gaulle voulait s’inspirer du modèle britannique de la BBC pour en faire une institution autonome. Néanmoins, l’ORTF, si elle n’était plus sous l’autorité directe du ministère de l’Information comme l’était la RTF, restait placée sous sa tutelle.


OTAN (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord) : fondée en 1949 par le traité de l’Atlantique Nord, cette alliance militaire défensive garantit aux pays d’Europe occidentale l’appui militaire permanent des Etats-Unis dans le contexte de la guerre froide. En mars 1966, le président de Gaulle annonce le retrait de la France du commandement intégré de l’OTAN et exige le départ des installations alliées du territoire national, provoquant le mécontentement de l’allié américain. Cette décision illustrait la conception gaullienne de l’indépendance nationale et du refus de l’hégémonie américaine.

OTASE (Organisation du Traité de l’Asie du Sud-Est) : alliance militaire (1945-1977) regroupant les Etats-Unis, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, la Thaïlande, les Philippines, la France et la Grande-Bretagne.

 


P


Pacte de Varsovie : créé en 1955, le Pacte de Varsovie regroupe l’URSS et les démocraties populaires dans une alliance militaire. Il est une réponse à l’entrée de la RFA dans l’OTAN.

PCF (parti communiste français) : né en 1920 d’une scission au sein du parti socialiste (SFIO) lors du Congrès de Tours, le Parti Communiste français s’est trouvé renforcé par son rôle dans la Résistance – à partir de 1941 et de la rupture du pacte germano-soviétique. Au lendemain de la Guerre, c’est le parti le plus puissant en France. Il participe au gouvernement de 1944 à 1947 et est le mieux représenté dans l’Assemblée constituante élue en octobre 1945.

Pied-noir : Français d’origine européenne installé en Afrique du Nord jusqu’à l’indépendance des pays de cette région. Cette expression est utilisée à partir de la guerre d’Algérie (1954-1962).

Plan Marshall : en 1947, le secrétaire d’Etat américain George Marshall propose à tous les pays en difficulté économique après la guerre une aide financière. Seize pays d’Europe occidentale acceptent cette aide (ils se regroupent alors dans l’OECE, Organisation européenne de Coopération économique) tandis que l’URSS et les pays d’Europe centrale la refusent. Pour les Américains, le plan Marshall vise à relancer l’économie mondiale et à éviter l’influence des thèses communistes dans des pays frappés par la pauvreté. C’est un aspect essentiel de la politique d’endiguement (« containment ») énoncée dans la doctrine Truman.

Politique de collaboration : politique consistant à coopérer avec l’occupant allemand.

Pouvoir exécutif : pouvoir chargé de faire appliquer les lois. En France, le pouvoir exécutif est composé du président de la République et du gouvernement.

Pouvoir judiciaire : pouvoir chargé de rendre la justice.

Pouvoir législatif : pouvoir chargé de légiférer (faire les lois). En France, le pouvoir législatif est composé de l’Assemblée nationale et du Sénat.

Protectorat : Etat placé sous la dépendance d’une puissance « protectrice ». Celle-ci laisse en place le gouvernement qui existait avant la mise sous tutelle, mais ce gouvernement n’a aucun pouvoir réel.

 


Q


R


Rafles de Juifs : arrestation en masse de Juifs dans un quartier ou une ville, par la police. Une des rafles les plus célèbres est celle du Vel d’Hiv, les 16 et 17 juillet 1942, au cours de laquelle 13 152 Juifs sont arrêtés par la police française avant d’être déportés vers Auschwitz.

RDA (République démocratique d’Allemagne) : créée en octobre 1949 par les Soviétiques en réaction contre la naissance de la RFA République Fédérale d’Allemagne). Elle regroupe des territoires de l’Est occupés par l’URSS au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Son régime politique est créé sur le modèle soviétique. La RDA disparaît à l’occasion de la réunification allemande, en 1990.
 
Référendum : c’est une question posée par le pouvoir aux électeurs, qui doivent répondre par oui ou par non. Les référendums depuis 1945 :

 

Date

Question posée

réponse des électeurs

21 octobre 1945 (référendum couplé avec les législatives)

- Voulez-vous que l’Assemblée élue ce jour soit une Assemblée constituante ?


- Approuvez-vous l’organisation provisoire des pouvoirs publics indiquée dans le projet qui vous est soumis ?

suffrages exprimés :

19 283 882
Oui : 18 584 746

Non : 699 136

5 mai 1946

Nouveau projet de constitution

suffrages exprimés :

19 244 419
Oui : 12 765 213

Non : 6 449 206

13 octobre 1946

Projet de constitution

Oui : 9 263 000 (53% des suffrages exprimés)
Non : 8 143 000

28 septembre 1958

Projet de Constitution

Abstention : 19.52% des suffrages exprimés
Oui : 85.1% des suffrages exprimés

8 janvier 1961

Pour ou contre l’autodétermination en Algérie et l’organisation des pouvoirs publics en Algérie avant l’autodétermination

Abstention : 26.25 % des inscrits
Oui : 75.26% des suffrages exprimés
Non : 18.37% des suffrages exprimés

8 avril 1962

Approbation des accords d’Evian sur le cessez-le-feu entre la France et le GPRA

Abstention : 24.79% des inscrits
Oui : 90.7% des suffrages exprimés

28 octobre 1962

Election du Président de la République au suffrage universel direct

Inscrits : 26 606 948
Votants : 22 595 703 (taux d’abstention : 23.03%)
Suffrages exprimés : 22 291 313
Oui : 17 666 828 (62.25% des suffrages exrpimés)
Non : 4 624 475 (20.75%)

27 avril 1969

Région et Sénat

Abstention : 19.87%
Oui : 47.58% des suffrages exprimés
Non : 53.17% des suffrages exprimés

23 avril 1972

Entrée du Royaume-Uni, de l’Irlande et du Danemark dans la CEE

Abstention : 39.64%
Oui : 10 502 551 des suffrages exprimés (68%)
Non : 5 008 574

6 novembre 1988

Nouveau statut de la Nouvelle-Calédonie

Abstention : 63.08% des inscrits
Oui : 80% des suffrages exprimés

20 septembre 1992

Approbation du traité de Maastricht

Abstention : 30.31%
Oui : 51.05%

24 septembre 2000

Quinquennat

Inscrits : 39 943 787
Votants : 12 058 577
Abstention : 69.81%
Oui : 7 408 001 (73.21% des suffrages exprimés)
Non : 2 710 689 (26.79%)




Régime : règles institutionnelles dont se dote un Etat (ex. : monarchie, république, dictature...).

Régime parlementaire : régime dans lequel le Parlement dispose d’importants pouvoirs (notamment la possibilité de renverser le gouvernement). Ex. : régime de la IVe République.

Régime présidentiel : régime dans lequel le Président dispose d’importants pouvoirs (notamment celui de dissoudre l’Assemblée des représentants).

Résistance : sous ce vocable très large sont compris tous les actes subversifs (manifestations, lectures de journaux interdits, écoute de la BBC, sabotage, espionnage des Allemands, opérations militaires, attaques de soldats allemands, déraillement de trains...) qui cherchent à nuire aux intérêts de l’occupant et du régime de Vichy.

RFA (République fédérale d’Allemagne) : créée en mai 1949, elle regroupe l’Ouest de l’Allemagne (territoires occupés par les Américains, les Britanniques et les Français au lendemain de la Seconde Guerre mondiale) et appartient au bloc occidental. La partie ouest de Berlin, pourtant située au cœur de la RDA, appartient à la RFA.


RPF (Rassemblement du peuple français)
: le parti gaulliste est créé en avril 1947, dans un contexte de forte tension internationale. Le général estime possible l’éclatement d’une nouvelle guerre mondiale à laquelle la IVe République serait incapable de faire face. Il s’agit donc pour lui de rassembler les Français pour « promouvoir et faire triompher, par-dessus les différences des opinions, le grand effort de salut commun et de réforme profonde de l’Etat » (discours du 7 avril 1947 à Strasbourg). La création du RPF pouvait surprendre de la part d’un homme qui s’était toujours opposé à la logique des partis, refusant d’ailleurs de fonder un mouvement politique pendant la guerre ou à la Libération. Néanmoins, dans un premier temps, son succès populaire est fulgurant : fort de 400 000 adhérents, il remporte un succès éclatant aux élections municipales d’octobre 1947, prenant la tête des treize plus grandes villes françaises. Mais le parti gaulliste ne parvient pas à capitaliser ce premier succès électoral et à garder ses adhérents, connaissant même un échec aux législatives de 1951. De Gaulle en tire les conséquences en mettant le rassemblement en sommeil, partiellement en 1953, puis totalement en 1955. On peut penser cependant que l’expérience politique acquise par le général dans le cadre du RPF lui a servi dans sa reconquête du pouvoir en 1958.

 


S


SAC (Service d’action civique) : créé en 1959, il peut être considéré comme le service d’ordre du gaullisme. Ses locaux étaient d’ailleurs rue de Solférino, dans l’ancien siège du RPF. Le SAC comptait parmi ses membres d’anciens résistants et d’anciens membres du service d’ordre du RPF, tous des gaullistes passionnés dirigés par des personnalités très proches du général, que ce soit son garde du corps Paul Comiti ou un de ses plus proches conseillers, Jacques Foccart.

Sécurité sociale : financée par des cotisations sociales obligatoires versées par les travailleurs et les entreprises, la Sécurité sociale est un système d’assurance qui garantit un revenu aux travailleurs et à leur famille en cas de maladie, d’accident du travail, de maternité…


SFIO (Section Française de l’Internationale Ouvrière) : née en 1905 de l’unification des différentes forces socialistes françaises, la Section française de l’Internationale ouvrière dirige pour la première fois un gouvernement en 1936, lors de l’épisode du Front Populaire. Au lendemain de la guerre, elle obtient à peu près le même nombre de voix qu’avant 1939.

Société de consommation : avec la hausse des revenus qui marque les années 1950-1960, les individus éprouvent le besoin de satisfaire des besoins nouveaux. L’essor de la publicité et le développement du crédit incitent les ménages à se lancer dans une véritable « ronde des objets » (amélioration du logement, achat d’automobiles, d’appareils ménagers). La société se transforme profondément : les écarts de revenu entre individus se réduisent, le mode de vie se modifie avec l’apparition des « supermarchés » à la périphérie des villes ou l’acquisition d’une machine à laver, d’un réfrigérateur. Certaines personnalités critiquent la société de consommation pour le gaspillage qu’elle induit. Ils lui reprochent également d’encourager le matérialisme, la possession de biens, au détriment de valeurs humaines plus hautes. Ils dénoncent enfin l’uniformisation de la société qui résulte d’une consommation standardisée.

Société des Nations (SDN) : créée en avril 1919 et siégeant à Genève à partir de 1920, la SDN répond à la volonté du président américain Wilson de protéger « le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes » et de garantir la paix. Si le but de la SDN est louable, son efficacité est très limitée : pour prendre une décision importante, les pays membres doivent voter à l’unanimité, ce qui est généralement impossible tant sont grandes les divisions entre eux. La SDN ne dispose d’aucune force armée pour intervenir en cas de violation des frontières d’un pays. Enfin, le Sénat américain a finalement refusé que les Etats-Unis soient membres de la SDN : cette dernière se trouve privée de l’appui de la plus grande puissance du monde.

STO (Service du travail obligatoire) : mis en place par une loi de 1943, le STO met la main d’œuvre française au service des nazis en envoyant obligatoirement les jeunes Français travailler en Allemagne pour deux ans. Cette mesure provoque l’entrée en résistance d’un grand nombre de jeunes gens concernés.

 


T


Tiers-monde : nom donné par l’économiste Alfred Sauvy en 1952 aux Etats les plus défavorisés de la planète, situés pour la plupart au sud. Le terme fait référence à la notion de « tiers-état », groupe de population majoritaire que caractérisait son immense pauvreté sous l’Ancien Régime.

Tranchées : sur les fronts Est et Ouest, dès 1914, les armées ennemies s’immobilisent et, pour se protéger de l’artillerie et des offensives adverses, s’enterrent. C’est la guerre de tranchée, qui vise à user l’ennemi et à l’affaiblir en lui causant de lourdes pertes. Dans la boue l’hiver, dans la poussière l’été, les soldats appelés « poilus » vivent dans des conditions très difficiles : à l’inconfort, à la mauvaise nourriture, aux poux et aux rats s’ajoute la menace permanente des obus et des attaques.


Tripartisme : nom donné à la coalition regroupant le PCF, la SFIO et le MRP. Son acte de naissance est la « charte du tripartisme » signée le 23 janvier 1946 pour permettre la mise en place des nouvelles institutions de la IVe République. Le tripartisme vole en eclat avec le départ des ministres communistes du gouvernement, le 5 mai 1947.


Troisième force : nom donné à la coalition politique créée pour défendre le régime de la IVe République contre la double opposition des gaullistes et des communistes. Elle regroupait la SFIO, l’UDSR, les radicaux, le MRP et les modérés.

 


U


Union française : la Constitution de 1946 prévoit le remplacement de « l’Empire colonial » par « l’Union française », qui rassemble la métropole, ses possessions d’outre-mer, ses Etats et territoire associés. Ce changement de dénomination s’accompagne d’un certain nombre de mesures visant à accroître les droits des peuples colonisés. Mais ces progrès ne satisfont pas les attentes des élites colonisées.


UNR (Union pour la nouvelle République)
: créé le 1er octobre 1958, entre le référendum et les législatives, le parti gaulliste prend en quelque sorte la place du RPF disparu en 1955. Il donna au général de Gaulle une solide base électorale sur laquelle il put s’appuyer à l’Assemblée nationale.

 


V


Viêt-minh : front de l'indépendance du Vietnam fondé en 1941 par Hô Chi Minh et regroupant des communistes et des nationalistes. Son but est de rendre l'indépendance au Vietnam en chassant les Japonais et les Français de son territoire.

 


W


Wehrmacht : c'est le nom de l'armée de terre allemande (traduction : "puissance de défense").

 

X

 

Y

 

Z