ESPACE
PÉDAGOGIQUE

LE POINT SUR…


La France et le monde (1946-1969) : la construction européenne

La construction européenne commence sous la IVe République (1946-1958). Dans le contexte de la Guerre froide, l'Europe qui cherche à s'unifier se place clairement dans le camp des Etats-Unis. Plusieurs hommes politiques s'impliquent dans l'enjeu européen, comme Georges Bidault (MRP), qui porte le projet du Conseil de l'Europe, Robert Schuman et Jean Monnet, initiateurs du traité sur la CECA.


L'unification de l'Europe se fait de plusieurs façons :


      Unification politique     Unification militaire     Unification économique


1948           Adhésion à l'UEO (Union de l'Europe occidentale) : coopération militaire.     Création de l'OECE (Organisation européenne de coopération économique) qui regroupe les pays européens ayant bénéficié du plan Marshall


1949     Création du Conseil de l'Europe (organisme de décision qui pourrait déboucher sur une Europe fédérale)    

       
1951                 Création de la CECA (Communauté européenne du charbon et de l'acier) : coopération des pays dans ces deux types d'activité.


1952           Création de la CED (Communauté européenne de défense), finalement rejetée par la France.   

   
1957                 Création de la CEE (Communauté économique européenne) par le traité de Rome : mise en place d'un marché commun entre les six pays membres.


Bilan     Réalisations encore modestes     Echec, notamment à cause de la question du réarmement allemand.     Succès le plus visible de la construction européenne


La Ve République poursuit la construction européenne


Une fois président de la République (1958), Charles de Gaulle poursuit la politique européenne amorcée sous la IVe République, encourageant les échanges entre pays de la CEE. Toutefois, il s'oppose à une Europe fédérale qui pourrait limiter la souveraineté de la France et défend au contraire une " Europe des Etats " où chaque pays garde son indépendance. De même, il refuse l'entrée de la Grande-Bretagne dans la CEE, car il estime ce pays trop proche des intérêts américains.


En revanche, Charles de Gaulle privilégie l'axe franco-allemand. En janvier 1963, de Gaulle et Adenauer (chancelier de la RFA) signent un traité franco-allemand de coopération.