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LE POINT SUR…


Le point sur... La construction européenne

 

Le point sur… La construction européenne


La construction européenne commence véritablement sous la IVe République (1944-1958). Dans le contexte de la guerre froide, l'Europe occidentale s’arrime clairement aux Etats-Unis qui encouragent l’unification de l’Europe de l’Ouest pour faire face à l’Europe de l’Est sous domination soviétique. Plusieurs hommes politiques s'impliquent dans l'enjeu européen, comme Georges Bidault (MRP), qui porte le projet du Conseil de l'Europe, mais aussi Robert Schuman et Jean Monnet, initiateurs du traité sur la CECA (déclaration du 9 mai 1950) et considérés comme les « pères de l’Europe » avec l’Allemand Konrad Adenauer et l’Italien Alcide de Gasperi.
 

 


L'unification de l'Europe se réalisé sous différentes formes, et en différentes étapes :

 

 

 

Unification politique

Unification militaire

Unification économique

1948

 

Adhésion à l'Union de l'Europe occidentale (UEO), organisme de  coopération militaire.

Création de l'Organisation européenne de Coopération économique (OECE) qui regroupe les pays européens bénéficiant du plan Marshall.

1949

Création du Conseil de l'Europe pour, selon son statut, « réaliser une union plus étroite entre ses membres afin de sauvegarder et de promouvoir les idéaux et les principes qui sont leur patrimoine commun et de favoriser leur progrès économique et social ».

 

 

1951

 

 

Création de la Communauté européenne du Charbon et de l'Acier (CECA) par six Etats fondateurs : France, Allemagne, Italie, Belgique, Pays-Bas et Luxembourg.

1952

 

Traité de Communauté européenne de Défense (CED) que la France  refusera finalement de ratifier en 1954.

 

1957

 

 

Création de la Communauté économique européenne (CEE) par le traité de Rome : mise en place d'un Marché commun entre les six pays membres de la CECA.

Bilan

Réalisations encore modestes.

Échec, notamment à cause de la question du réarmement allemand.

Succès le plus visible de la construction européenne.

 

 

 

La Ve République poursuit la construction européenne :
Une fois président de la République (1958), Charles de Gaulle poursuivit la politique européenne amorcée par la IVe République, encourageant les échanges entre pays de la CEE. Toutefois, il était fermement opposé à une Europe fédérale qui pourrait limiter la souveraineté de la France. Il défendait au contraire une " Europe des Etats " dans laquelle chaque pays garde son indépendance. De même, il refusa par deux fois l'entrée de la Grande-Bretagne dans la CEE (1963 et 1967), car il estimait ce pays trop proche des intérêts américains.
En revanche, Charles de Gaulle privilégia l'axe franco-allemand. En janvier 1963, de Gaulle et Adenauer (chancelier de la RFA) signèrent un traité franco-allemand de coopération (Traité de l’Elysée).

 


Europe fédérale : Europe dans laquelle les différents pays membres céderaient une partie de leurs pouvoirs (financier, diplomatique, militaire…) à un gouvernement commun européen.
 

 


Europe des Etats : Europe dans laquelle chaque pays membre resterait maître de la plupart de ses pouvoirs, tout en acceptant, sur certains points, des décisions communes européennes.
Démocraties populaires : nom donné aux pays de l’Europe de l’est (Yougoslavie, Albanie, Bulgarie, Roumanie, Pologne, Hongrie, Tchécoslovaquie) occupés après la guerre par les soviétiques et où les partis communistes installent des dictatures soumises à Moscou. Le terme peut également désigner certains pays d’Asie (Chine, Corée du nord, Vietnam du nord) dont le régime politique, économique et social est en marche vers le socialisme. En revanche, l’URSS ne se considère pas comme une démocratie populaire, étant déjà passée au stade la réalisation d’une société communiste.

 



Marché commun : le 25 mars 1957, six Etats (France, Italie, Belgique, Luxembourg, Pays-Bas, Allemagne de l’Ouest) fondent la Communauté économique européenne (CEE). L’objectif est de créer un espace de paix et de prospérité.

 


Société de consommation : avec la hausse des revenus qui marque les années 1950-1960 (phénomène qui touche les démocraties européennes), les individus éprouvent le besoin de satisfaire des besoins nouveaux. L’essor de la publicité et le développement du crédit incitent les ménages à se lancer dans une véritable « ronde des objets » (amélioration du logement, achat d’automobiles, d’appareils ménagers). La société se transforme profondément : les écarts de revenu entre individus se réduisent, le mode de vie se modifie avec l’apparition des « supermarchés » à la périphérie des villes ou l’acquisition d’une machine à laver, d’un réfrigérateur. Certaines personnalités critiquent la société de consommation pour le gaspillage qu’elle induit. Ils lui reprochent également d’encourager le matérialisme, la possession de biens, au détriment de valeurs humaines plus hautes. Ils dénoncent enfin l’uniformisation de la société qui résulte d’une consommation standardisée.