Discours
Discours au monde (1958-1969)
Allocution prononcée au balcon de l'Hôtel de ville de Montréal, 24 juillet 1967
Le Général de Gaulle, accompagné du Premier ministre Daniel Johnson, s'est rendu par la rouie de Québec à Montréal. Tout au long de ce trajet, au cours duquel il s'est arrêté à Donnacona, à Sainte-Anne-de-la-Perade, à Cap-de-la-Madeleine, à Trois-Rivières, à louisville, à Berthiervitle et à Repentigny, il a reçu de la part de la population un accueil enthousiaste. Reçu à l'Hôtel de ville par le maire de Montréal, M. Drapeau, il adresse à la joule massée sur la place une allocution improvisée, dont le texte a pu être établi.
Ecouter un extrait de l'allocution
NB : Les versions texte et audio du discours peuvent présenter des différences
C'est une immense émotion qui remplit mon coeur en voyant devant moi la ville française de Montréal. Au nom du vieux pays, au nom de la France, je vous salue de tout mon coeur.
Je vais vous confier un secret que vous ne répéterez pas. Ce soir ici, et tout le long de ma route,
je me trouvais dans une atmosphère du même genre que celle de la Libération. Outre cela, j'ai constaté quel immense effort de progrès, de développement, et par conséquent d'affranchissement vous accomplissez ici et c'est à Montréal qu'il faut que je le dise, parce que, s'il y a au monde une ville exemplaire par ses réussites modernes, c'est la vôtre. Je dis c'est la vôtre et je me permets d'ajouter c'est la nôtre.
Si vous saviez quelle confiance la France, réveillée après d'immenses épreuves, porte vers vous, si vous saviez quelle affection elle recommence à ressentir pour les Français du Canada et si vous saviez à quel point elle se sent obligée à concourir à votre marche en avant, à votre progrès ! C'est pourquoi elle a conclu avec le Gouvernement du Québec, avec celui de mon ami Johnson, des accords, pour que les Français de part et d'autre de l'Atlantique travaillent ensemble à une même oeuvre française. Et, d'ailleurs, le concours que la France va, tous les jours un peu plus, prêter ici, elle sait bien que vous le lui rendrez, parce que vous êtes en train de vous constituer des élites, des usines, des entreprises, des laboratoires, qui feront l'étonnement de tous et qui, un jour, j'en suis sûr, vous permettront d'aider la France.
Voilà ce que je suis venu vous dire ce soir en ajoutant que j'emporte de cette réunion inouïe de Montréal un souvenir inoubliable. La France entière sait, voit, entend, ce qui se passe ici et je puis vous dire qu'elle en vaudra mieux.
Vive Montréal ! Vive le Québec ! Vive le Québec libre !
Vive le Canada français, et vive la France !














