Dossiers thématiques

Biographies des personnalités


FUMET Stanislas (France)
Né le 10 mai 1896 à Lescar (Pyrénées atlantiques), il fonde en 1910 sa première revue, La Forge, et en 1914, avec son père, le compositeur Dynam-Victor Fumet, une revue politico-artistique, Les Echos du silence. Infirmier militaire durant la Première Guerre mondiale, il devient une des figures marquantes du catholicisme social. En 1937, il prend la direction de l'hebdomadaire Temps présent, auquel participent François Mauriac, Jacques Maritain et Paul Claudel. Etabli à Lyon en 1940, il en poursuit la parution sous le titre de Temps nouveau jusqu'à son interdiction, en 1941. Cofondateur de la publication clandestine Cahiers du témoignage chrétien, il est arrêté en 1943, et libéré sept mois plus tard. A la Libération, il fait reparaître Temps présent, jusqu'en 1947. Président de la Société Paul Claudel, il est membre directeur du centre des intellectuels français (1951). Auteur de nombreux ouvrages, producteur d'émissions littéraires à l'ORTF, il reçoit le Prix catholique de littérature en 1979. Il meurt à Rozès (Gers), le 1er septembre 1983.

 

 

SANGNIER Marc (France)

Né le 3 mars 1873 à Paris, issu d'une famille de la bourgeoisie catholique. Il lance en 1894 le mouvement d'action catholique, Le Sillon, sur des bases chrétiennes démocrates et sociales. Polytechnicien, il quitte l'armée en 1898 pour se consacrer à l'action sociale. Malgré les succès du Sillon, il échoue par deux fois à la députation avant la Première Guerre. En août 1910 le Saint Siège condamne Le Sillon pour avoir mêlé action catholique sociale et engagement politique. Sangnier se soumet, dissout son mouvement. En 1912 il lance une organisation politique, la Ligue de la Jeune république, qui incarne l'aile gauche de la démocratie-chrétienne. En 1919, il est élu député (Bloc national). Fondateur du Mouvement des auberges de jeunesse en 1930, du périodique L'Éveil des Peuples, il abandonne l'action politique directe et milite pour la paix et contre le racisme, créant l'Internationale démocratique (1926). Arrêté en février 1943, il est incarcéré à Fresnes. A la Libération, il rejoint le MRP, dont il devient président d'honneur, et est élu aux deux Assemblées constituantes, puis à la première Assemblée nationale. Il est décédé le 28 mai 1950.