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Les avions FAFL
Alain Marchand et la commission Histoire, Arts et Lettres de l'Aéroclub de France
Les avions FAFL, Espoir n°129, janvier 2002
Quels étaient les types d'avions employés par les FAFL et d'où venaient-ils ?
A l'annonce de l'appel du 18 juin, et à la suite de l'armistice, mais parfois même avant, avec des avions très divers, des hommes choisirent de rejoindre la France libre, partant des lieux où ils se trouvaient, soit en ralliant directement de France la Grande-Bretagne avec les avions dont ils disposaient, soit à partir des unités station nées en Afrique du Nord ou au Moyen-Orient, notamment en Syrie. Des unités sont créées localement utilisant aussi quelques avions fournis par les Britanniques, comme pour les opérations d'AEF. Ces unités ont combattu au sein ou en coopération avec des squardons de la RAF II y avait au début des avions français mais, peu à peu, ces appareils démodés et peu adaptés aux conditions de combat en Afrique furent remplacés par des matériels britanniques. Le manque de rechanges fut surtout une cause de ce changement de matériel.
A partir de la fin de 1941, de nouveaux regroupements ont lieu avec la création de groupes français portant des noms de provinces françaises. Le groupe de chasse « Ile de France » en Grande-Bretagne, le groupe « Alsace » également de chasse et qui venait du Moyen-Orient, les groupes « Lorraine » et « Bretagne » spécialisés dans le bombardement, qui participent activement à la lutte contre le Reich, équipés de matériels alliés : Spitfire et Boston notamment.
Il en fut de même pour les liaisons et le transport qui ne disposaient après l'armistice que d'avions datant des années d'avant-guerre et dont le matériel s'accrut notamment après les combats de l'été 1941 en Syrie.
Progressivement, ces lignes sont créées reliant les territoires libérés de la Syrie à l'AEF et l'AOF et furent équipées d'avions fournis le plus souvent par les Américains.
Seuls les équipages du groupe « Normandie-Niemen » participent aux combats sur le front de l'Est sur du matériel soviétique, les chasseurs Yak de divers types.
L'histoire des avions FAFL se poursuivra jusqu'aux premiers mois de 1943 car, à partir de cette époque, ils seront renforcés par l'entrée en action des groupes d'Afrique du Nord, réarmés par les Alliés, dans un ensemble au sein duquel ils combattront contre le Reich jusqu'à la victoire de mai 1945.
Il faut signaler aussi les équipages français qui, sans être intégrés dans des groupes français, ont servi au sein de squardons de la RAF et dont les noms de certains sont célèbres.
Il faut aussi reconnaître la part très importante prise, à côté des pilotes navigateurs et mitrailleurs, des mécanos qui firent un travail admirable de remise en état d'avions disparates et usés et qui firent preuve d'une ingéniosité et d'un courage dignes d'éloges.
Avions de chasse
Dewoitine D 520
Trois de ces appareils - utilisés en juin 1940 lors de la bataille de France - provenaient de Toulouse (GCIII/7) et rejoignent la Grande-Bretagne lors de l'été 1940. Transférés en AEF dans le cadre de l'opération « Menace », ils furent peu utilisés, remplacés par des Hurricane dans l'escadrille de chasse n° 1 à Ismaïlia et oeuvrent au sein des Squadron 33 puis 73 et remportent 17 vic toires avant la dissolution de l'escadrille. Quelques autres D 520, récupérés en Syrie en 1941, servirent à l'entraînement des pilotes.
Morane 406
Trois appareils du groupe 1/7 qui étaient stationnés en Egypte pour la protection du canal de Suez et d'Alexandrie rejoignent la France libre peu après l'armistice et sont intégrés dans le Free French Flight 2. Ils furent utilisés par le Squadron 274 pour la protection de la flotte britannique de Bardia puis les raffineries de pétrole de Haïfa. A bout de souffle, ils seront remplacés par des Hurricane tout en continuant des missions dans la région de Suez en février 1941. En août 1942, le Groupe « Alsace », venant d'être créé en Syrie, utilise 14 Morane 406 pour l'entraînement des nouveaux pilotes arrivés de Grande- Bretagne, puis rejoint par la route Fuka où il reçoit des Hurricane en avril 1941.
Curtiss P-36
Un de ces chasseurs de l'armée de l'Air, évadé de Thies en avril 1941, sera quelque temps utilisé. D'autres seront fournis par la RAF pour l'entraînement des pilotes en Syrie.
Hurricane I et II
Ce chasseur qui équipa les formations de la RAF dès le début de la guerre fut utilisé pendant la bataille d'Angleterre par la plupart des pilotes français ayant rejoint la Grande-Bretagne et participèrent à ces combats dans des squadrons britanniques.
Ces avions sont utilisés par les pilotes français formant deux escadrilles rattachées respectivement aux Squadrons 73 et 274 du Moyen-Orient. Après dissolution de ces escadrilles en juin 1941, les survivants forment l'ossature du Groupe de Chasse « Alsace » avec les jeunes pilotes nouvellement brevetés par les écoles britanniques, le 17 août 1942. Toujours au Moyen-Orient, ils participent aux opérations contre l'Afrika Korps, puis le 12 octobre 1942, le groupe quitte Suez pour l'Angleterre, où il arrive en janvier 1943, et passe sur Spitfire V.
Spitfire
Le Spitfire fut un des chasseurs les plus célèbres de la RAF, notamment lors de la bataille d'Angleterre et certains pilotes français combattirent à bord de cet appareil lors de cette bataille.
La première unité française a en recevoir fut le Groupe « Ile de France ». Les pilotes qui le forment proviennent des squadrons britanniques où ils étaient affectés en attendant la constitution d'une unité française, notamment au Squadron 615. Celui-ci reçut ses premiers Spitfire Va en octobre 1941 peu après la création de cette unité mais ces avions, qui venaient des écoles d'entraîne ment, sont remplacés quelques mois après par des Spitfire Vb. Le groupe français fut intégré au célèbre Fighter Group 11 de la RAF (Lieutenant de vaisseau de Scitivaux) et effectua ses premières missions en avril 1942. Ils sont engagés dans de nombreuses missions au-dessus de la France occupée, notamment lors de l'opération de Dieppe et, plus tard, participeront au débarquement de juin 1944 et aux opérations de Hollande sur des Spitfire plus performants type IX, puis XVI.
Autre formation française équipée de Spitfire, le Groupe « Alsace » venant du Moyen-Orient en fut équipé au début de 1943. Basés à Biggin Hill, sous les ordres de Mouchotte, leurs premières missions eurent lieu en mai 1943 au-dessus du nord de la France. Le 29 août, la millième victoire de Biggin Hill est remportée par Mouchotte. Mais celui-ci est abattu et remplacé par le commandant Dupérier jusqu'alors chef du Groupe « Ile de France ».
Yak
Le Yak est le célèbre chasseur qui équipa les escadrilles soviétiques jusqu'à la fin de la guerre.
Ce modèle qui équipa le Groupe « Normandie-Niemen » fut choisi car il était le seul chasseur doté d'un moteur dérivé de l'Hispano-Suiza, le même que celui des Dewoitine 520 français.
Le Groupe « Normandie » reçut les six premiers Yak 1 en janvier 1943 après avoir commencé leur formation sur des Yak 7 à double commande. Les pilotes français utiliseront les Yak 1 jusqu'en juillet 1943 avec une habileté et un courage qui feront l'admiration du commandant Sakharov en particulier lors de la bataille d'Orel. Puis, ils reçoivent des Yak 9 à plus grand rayon d'action et à armement renforcé avec lesquels ils combattront jusqu'en juillet 1944, date à laquelle le nom de « Niemen » s'ajoutera à celui de « Normandie » que le Groupe portait jusqu'alors.
Bombardiers
Blenheim
Les Bristol Blenheim étaient des bimoteurs de bombardement qui furent engagés sur le front français pendant la campagne 1939-juin 1940.
Les six premiers appareils de ce type furent livrés aux FAFL en août 1940 en Grande-Bretagne pour participer à l'opération « Menace » au sein du Groupe Mixte de combat n° 1, puis huit autres lors des opérations de ralliement de l'AEF.
Ces appareils furent ensuite regroupés dans le GRB 1 à Fort-Lamy pour l'attaque de Koufra en appui de la colonne Leclerc.
En avril 1941, six Blenheim très éprouvés par les opérations furent transférés en Abyssinie pour opérer au Soudan.
Deux groupes de bombardement sont formés dans le second semestre de 1941 et équipés de Blenheim.
Le Groupe « Lorraine », formé à Damas à partir des équipages du GRB 1 revenant d'Abyssinie, et de l'escadrille de bombarde ment n° 2 travaillant sur Glenn Martin et des isolés venus de Grande-Bretagne ou ralliés en Syrie. Avec des Blenheim IV neufs, ils participent à la campagne de Libye du 23 octobre 1941 au 1er février 1942, date à laquelle le groupe se scinde en deux parties, l'escadrille « Nancy » se chargeant de la défense côtière du Levant avec des Blenheim V et l'escadrille « Metz » étant affectée au convoyage des avions débarqués à Takoradi pour renforcer les escadrilles du Moyen-Orient. Il rejoint la Grande-Bretagne en décembre 1942 et reçoit des Boston.
Le Groupe « Bretagne », formé le 1er janvier 1942, est affecté aux forces du Tchad avec du matériel disparate. Il reçoit ses premiers Blenheim en septembre 1942 pour la seconde campagne du Fezzan qui forment l'escadrille « Nantes ». Basé en Tunisie, à Ben Gardane en avril 1943, le groupe fait mouvement vers Rayack en septembre 1943 pour être transformé sur B-26 Marauder.
Glenn Martin 167
Bombardiers bimoteurs américains qui furent achetés par la France en 1939 et dont certains ont combattu pendant la campagne de mai-juin 1940. D'autres sont fournis à la Grande-Bretagne à la suite de l'armistice et la RAF les utilisa sous le nom de Maryland.
Trois formations vont disposer de Maryland.
La première en date est constituée de 2 Glenn évadés de Tunisie et arrivés le 1er juillet 1940 en Egypte. Ils constituent l'escadrille de bombardement n° 1, dite escadrille française d'Aden. Arrivés sur ce territoire le 17 juillet, ils vont être la seule unité moderne de bombardement à intervenir contre les Italiens en Abyssinie jusqu'en fin décembre 1940 où, les avions étant perdus, l'unité, renforcée par un Potez 29 évadé de Djibouti, est dissoute.
La deuxième est constituée par deux des trois Glenn venus de l'AOF pour la défense du Gabon contre le ralliement de ce territoire de l'AEF à la France libre. Ces avions sont utilisés par une unité de liaison basée à Libreville.
La troisième est formée par une partie des équipages de l'opération « Menace », sous le nom d'escadrille de bombardement n° 2. Elle perçoit, en mai 1941, ses avions à Takoradi et les convoie vers le Moyen- Orient, où elle devient une escadrille rattachée au Squadron 223 puis Squadron 39 basé à Fuka et opère notamment sur la Crète. Cette escadrille est dissoute en novembre 1941 et une partie de ses avions est reversée aux unités d'AEF qui formeront une escadrille du Groupe « Bretagne ».
Douglas Boston
Bombardier bimoteur américain qui avait été commandé par l'armée de l'Air en 1939 dans sa version DB 7.
Une quinzaine de Boston dans la version Boston III A fut livrée aux FAFL en janvier 1943 pour équiper le Groupe « Lorraine » après son retour du Moyen-Orient. Le Groupe « Lorraine » (Squadron 342) était basé à Hartford-Bridge et sa mission consista dans l'attaque d'objectifs ennemis, notamment dans la région parisienne et le nord de la France. Lune des missions les plus connues est celle qui fut menée en octobre 1943 contre la centrale électrique de Chevilly- Larue au cours de laquelle l'un des Boston s'écrasa sur le pont National à Paris plutôt que de s'abîmer sur les immeubles du quartier.
Vickers Wellington
Bimoteur de bombardement qui équipait les escadres de la RAF dès le début de la guerre. Un de ces appareils, comportant un membre d'équipage français, le premier des Français libres à bombarder l'Allemagne (Squadron 149) a participé à une mission en juillet 1940. Des Wellington furent plus tard utilisés par le Groupe « Artois », constitué officiellement le 27 février 1943 avec des Anson reçus en mai 1943 à Pointe-Noire pour la surveillance des côtes mais travaillant en fait depuis août 1942 avec du matériel disparate.
Reconnaissance
Westland Lysander
Cet appareil monomoteur à aile haute britannique, conçu pour l'observation et la coopération avec les troupes au sol, fut employé par la RAF du début de la guerre à l'armistice.
Les premiers Lysander affectés aux FAFL étaient destinés à l'opération « Menace » en septembre 1940 ; 12 appareils du Groupe de combat n° 1 sont en fait débarqués à Douala et participent au ralliement de l'AEF à la France libre. Puis ils servent aux liaisons en AEF.
Après la victoire de la colonne Leclerc à Koufra, ils furent regroupés à Fort-Lamy, donnant naissance à une escadrille du GRB 1 qui devint le Groupe « Bretagne » et dont l'escadrille « Rennes » comportait 6 Lysander et 3 Potez 29. Les Lysander participent à la première campagne du Fezzan au début de 1942, effectuant des missions de liaison ravitaillement pour l'infanterie, puis à la seconde campagne jusqu'à la fin de 1942.
En août 1942, six Lysander sont affectés au Groupe « Artois «. Stationnés à Pointe- Noire, Douala et Libreville, ils sont chargés de la chasse aux U-Boot dans le golfe de Guinée. D'autres sont utilisés pour des liaisons postales en AEF.
Potez 63/11
Bimoteur de reconnaissance triplace qui fut utilisé par l'armée de l'Air pendant les derniers mois de la campagne de France. Trois appareils de ce modèle, qui étaient stationnés au Levant et provenaient du GAO 583 et du GR 11/39, rallièrent la RAF en Egypte le 28 juin 1940 à l'annonce de l'armistice. Ils reçurent des filtres anti-sable avant de rejoindre le Squadron 80 à El Amrya au début d'août 1940, puis ils furent utilisés pour la protection de la flotte britannique attaquant Bardia jusqu'en janvier 1941.
Avro Anson
Huit de ces appareils de la RAF livrés aux FAFL en mai 1943 sont affectés au Groupe « Artois » constitué à Pointe-Noire. Ces appareils furent utilisés pour la surveillance des côtes et la chasse aux U-Boot.
Coastal Command
Bristol Beaufighter
Bimoteur de chasse de la RAF dont une version était conçue pour le torpillage.
Six pilotes français combattirent à bord de ces appareils dans les squadrons britanniques spécialisés dans l'attaque de la navigation allemande. Le plus célèbre fut Max Guedj, qui devait disparaître en janvier 1945 à bord d'un Mosquito.
Bristol Beaufort
Bimoteur dérivé du Blenheim et spécialisé dans le torpillage.
Neuf pilotes français combattant au sein de squadrons britanniques firent partie des équipages de Beaufort.
Hydravions
Loire 130
Cet hydravion monomoteur était l'appareil de reconnaissance embarqué par les croiseurs français.
L'un appartenant à l'escadrille 19-S s'évada de Syrie en février 1941 et assura des liaisons au profit des Britanniques lors de la campagne de Grèce en mars 1941.
Un autre, de la 17-S s'évada de Fort-de- France en février 1941 et fut transféré à Pointe-Noire où il fut engagé sporadique ment jusqu'en septembre 1942.
Un autre, évadé de Tunisie, a servi aux missions spéciales à partir de Malte.
Latecoère 298
Hydravion torpilleur monomoteur de la Marine française, un appareil venant de Tunisie fut conduit à Malte où il effectua quelques missions.
Avions d'école
Plusieurs centres en Grande-Bretagne sont utilisés et disposent de matériels divers.
Une école de pilotage ouvre à Bangui en 1941 avec du matériel de récupération : 3 Potez 25, 2 Caudron 510 et un Luciole. Une autre ouvre à Damas en octobre 1941 avec des MS 406, Potez 25, puis des Curtiss P 36 fournis par l'Union Sud-Africaine et la RAF et enfin, 19 Piper Monocoupe en février 1943.
Avions français
Quatre Morane 230 et 315 échappés de France ainsi que trois Simoun.
Avions britanniques
Tiger Moth : biplace léger biplan.
Hawker Hector : biplace de coopération
Miles Master : biplace monoplan
Miles Magister
Avions américains
Un seul North American T 6, évadé d'AOF, utilisé à Bangui : avion qui sera largement utilisé par la suite.
Tous ces appareils sont utilisés pour l'en traînement de base avant de diriger les pilotes vers du matériel de combat (chasseurs, bombardiers, reconnaissance).
Avions de transport et de liaisons
Bloch 120
Trimoteur. Trois appareils, récupérés (n° 7, 8 et 10) lors du ralliement de l'AEF en septembre 1940, sont utilisés entre le Tchad et l'Oubangui-Chari.
Potez 540
Un appareil, déjà basé en AEF (avion du gouverneur, n° 170), est utilisé entre le Cameroun et le Gabon. Un autre, récupéré en Syrie, vient assurer les transports de la colonne Leclerc.
Dewoitine 338
Deux trimoteurs, précédemment utilisés sur les lignes Air France, récupérés en Syrie.
Cant 1 000 bis
Un trimoteur bombardier italien, récupéré en mauvais état en Syrie, remotorisé et transformé en avion de transport,
Potez 621 et 650
Deux bimoteurs. Un provenant d'Air France, l'autre de l'armée de l'Air, récupérés en Syrie.
Farman 222
Deux quadrimoteurs dont l'un effectue ra la première liaison Damas-Brazzaville en octobre 1941.
Lockhed Electra
Un exemplaire, acheté aux Etats-Unis, est affecté au Commandement de l'Air en AEF II circule sous son immatriculation US NC18130 depuis octobre 1941.
Lockhed Lodestar
Deux de ces bimoteurs sont fournis par la mission américaine au Caire en octobre 1942. Au cours des mois suivants, une vingtaine d'appareils viendront remplacer les appareils anciens récupérés et rafistolés.
Cunlife Owen
Bimoteur de transport pour quinze passagers acheté par la France libre en 1941. Il servit à des missions diverses entre les bases d'AOF/AEF et l'Egypte et la Syrie jus qu'en 1944.
Bloch 81
Un appareil, évadé de Syrie, est affecté au Free French Communication Flight, com posé de 2 Potez 29 et de 2 Simoun, basé à Lydda puis à Héliopolis. Cet appareil est détruit en avril 1942.
Avions divers
Plusieurs modèles d'avions Caudron divers furent utilisés pour des missions de liaison, transport léger (transport sanitaire notamment). Ce fut le cas des Simoun et Goéland, avions de transport léger de l'ingénieur Riffard dont plusieurs s'évadèrent d'Afrique du Nord peu après l'armistice. Le Phalène et le Pélican récupérés en AEF, appareils de transport léger qui servirent dans des missions diverses à courte distance.
Monospar ST 25
Immatriculé G-AEJB, cet appareil est donné aux FAFL par un négociant de la Mer Rouge. Il est affecté à la mission française d'Ethiopie. Il est cassé le 28 janvier 1942 à la suite d'un décollage en surcharge.
Howard DGA 141
Trois appareils donnés par des souscripteurs américains arrivent à Pointe-Noire en juin 1942 et sont affectés aux liaisons en remplacement des Lysander.
Beech 18 S
Un appareil arrive à Pointe-Noire en avril 1942 pour assurer le transport du courrier entre Douala et Pointe-Noire, puis il est versé au Groupe « Artois ». Il a gardé son immatriculation américaine NC 2814.














