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Maurice de seynes


Yves Donjon

Maurice de seynes, Espoir n°129, janvier 2002

 

Maurice de Seynes est né le 7 août 1914 à Paris. Il est admis à l'Ecole de l'Air en 1936 avec la promotion « Capitaine Astier de Villatte ». Très rapide ment, il se révèle comme un élève  particulièrement brillant et obtient son brevet de pilote en août 1937. Il est alors affecté à l'école de chasse de Romilly-sur-Seine et rejoint, un an plus tard, l'escadrille du groupe de chasse 2/6 « Travail » à Chartres. Il part en campagne avec son groupe stationné successivement à Anglure, Dunkerque et Maubeuge.

 

Jeune officier pilote, il se distingue particulièrement, manifestant au cours de nombreux engagements autant d'ardeur que de sang-froid. Ce comportement exemplaire lui vaut une citation à l'ordre de l'armée aérienne, comportant l'attribution de la croix de guerre pour avoir abattu deux avions ennemis les 5 et 6 juin 1940.

 

A la suite de la dissolution de son groupe de chasse, il est affecté au groupe de reconnaissance 2/14 en juillet 1940, puis à l'école de l'Air de Toulouse et au groupe de chasse 2/8 à Marignane.


En 1942, son unité étant dissoute, il décide de rejoindre les Forces aériennes françaises libres.

 

Affecté au groupe de chasse « Normandie » le 1er janvier 1944, il participe avec une foi inébranlable aux offensives victorieuses dans les secteurs de Vitebsk, Orcha, Borissov et Minsk.

 

Le 15 juillet 1944, son unité rejoint le terrain de Mikountani afin de rester au plus près du front. Lors de ces déplacements, il était d'usage que le mécanicien voyage avec son pilote, mais la place exiguë qui lui était réservée interdisait l'emport d'un parachute. Le capitaine Maurice de Seynes s'envole donc avec son mécanicien soviétique, le sergent Bielozoube, dit « le philosophe ». Peu après le décollage, le pilote revient vers le terrain et rend compte qu'il est victime d'une fuite d'essence dans la cabine. Aveuglé puis intoxiqué, il cherche à atterrir à plusieurs reprises, mais en vain. Il reçoit l'ordre de sauter en parachute. Le capitaine de Seynes refuse par solidarité avec son passager et s'écrase au sol lors de sa dernière tentative d'atterrissage.


La base aérienne 115 d'Orange à pour nom de tradition « Capitaine Maurice de Seynes ».