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De Gaulle et la Résistance intérieure
Sous le commandement du colonel Passy le Bureau central de Renseignement et d'Action (BCRA) anime les réseaux de renseignements, de contre-espionnage, d'évasions et d'action de la France Libre dont l'action se mène en France occupée.
Indépendamment de cette résistance extérieure qu'est la France Libre et de ses réseaux, des mouvements sont nés en France, dans le double but de combattre la propagande du gouvernement de Vichy et de participer, le moment venu, au combat pour la libération. Cette lutte de l’intérieur a laissé de nombreux martyrs, comme d'Estienne d’Orves, fusillé au Mont Valérien le 29 août 1941.
En zone Nord, occupée par les Allemands, c'est l'action contre l'occupant et le nazisme qui est prépondérante. Les principaux mouvements de zone Nord sont l'Organisation civile et militaire (OCM), Libération Nord, Ceux de la Résistance (CDLR), Ceux de la Libération (CDLL) ou le réseau de renseignement "la confrérie Notre-Dame", fondée par Rémy. Créé par le parti communiste français, le Front national a ses activités dans les deux zones mais principalement en zone Nord.
En zone Sud, qui ne sera occupée qu'à partir de novembre 1942, la Résistance est plus politique, essentiellement dirigée contre le régime de Vichy. Ses trois principaux mouvements sont Combat, Libération et Franc-Tireur.
L'unification de cette résistance intérieure et, entre autres, son ralliement à la France Libre, qui devient de ce fait en juillet 1942 "La France combattante", sont l'œuvre de Jean Moulin, délégué général en France du général de Gaulle, de Pierre Brossolette, conseiller politique du Général, et d’Emmanuel d’Astier de La Vigerie.














