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De Gaulle et la Résistance extérieure
"La flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas". Ainsi s'exprime le général de Gaulle dans son appel du 18 juin 1940, après avoir invité "les officiers et les soldats français" et "les ingénieurs et les ouvriers spécialisés des industries d'armement" à le rejoindre en Angleterre.
Revenant à la charge le lendemain 19 juin sur les mêmes antennes de la BBC, il ajoute : "Tout Français qui porte encore des armes a le devoir absolu de continuer la résistance".
Reconnu par Winston Churchill le 28 juin comme "Chef des Français libres", il signe le 7 août avec le gouvernement anglais un accord préparé du côté français par le professeur René Cassin qui consacre la reconnaissance de la France Libre par le gouvernement britannique le 27 octobre 1940, il institue à Brazzaville, "terre française", un "Conseil de Défense de l'Empire". Par la suite, il crée le 24 septembre 1941 un "Comité national Français", qui défend les intérêts de la France dans le camp des Alliés et administre les territoires ralliés à la France libre : l'Afrique équatoriale Française, le Cameroun, les Comptoirs français de l'Inde, Saint-Pierre-et-Miquelon, la Nouvelle Calédonie et les autres possessions françaises du Pacifique.
Le général de Gaulle organise des unités combattantes à partir des effectifs existant en Afrique, au Levant et de tous les volontaires venus d'un peu partout. C'est le cas de la "Force L" du général Leclerc, formée en Afrique Noire, qui s'empare de l'oasis italienne de Koufra le 1er mars 1941 et fait, en 1943, la conquête du Fezzan, avant de participer avec la 8e armée britannique à la libération de la Tunisie. C'est également le cas de la brigade française libre (BFL) qui, sous le commandement du général Koenig, se couvre de gloire à Bir Hakeim en retenant les forces de Rommel et en permettant à nos alliés britanniques de se replier en Egypte et de préparer ainsi leur contre-offensive. Des escadrilles de chasse et de bombardement sont également formées tandis que des navires de guerre et de commerce reprennent la mer sous le signe de la croix de Lorraine.














