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Biographies de personnalités
ALPHAND Hervé (France)
Né le 31 mai 1907 à Paris, ses études de droit et de Sciences politiques le mènent à l'inspection des Finances en 1930. En 1936, il est attaché financier à Moscou. Conseiller financier auprès de l'ambassade de Vichy à Washington, il démissionne en 1941 et rejoint Londres. De Gaulle le nomme directeur des Affaires économiques du CFLN, et en 1944 il est directeur général au ministère des Affaires étrangères. En 1950, élevé à la dignité d'ambassadeur de France, il est représentant permanent de la France à l'ONU, puis ambassadeur à Washington et secrétaire général du Quai d'Orsay de 1965 à 1972. Il meurt le 13 janvier 1994.
ARGENLIEU Thierry (d') (1889 - 1964)
Né en 1889 à Brest d'un père officier de marine, il sort de l'Ecole navale en 1906. Après la Première Guerre, il abandonne la carrière militaire pour entrer dans l'ordre des Carmes en 1920. Le Père Louis de la Trinité devient supérieur majeur de la province de France. Mobilisé en 1939 le capitaine de vaisseau est fait prisonnier en juin 1940, s'évade et rejoint de Gaulle. En août, il prend part à la tentative de ralliement de Dakar, où il est blessé, puis est nommé commandant des Forces navales françaises libres (FNFL) en Afrique équatoriale française. Haut-commissaire pour le Pacifique (1941-1943) avec les pleins pouvoirs civils et militaires, il reçoit le titre officiel de commandant des FNFL. Amiral en 1945, il arrive, le 31 octobre, en Indochine comme gouverneur général et haut-commissaire, avec mission de rétablir la souveraineté française. Rappelé à Paris en 1947, vice-président du Conseil supérieur de la Marine et inspecteur général des Forces maritimes, il reprend la vie religieuse. Compagnon de la Libération, il conserve ses fonctions de grand chancelier de l'ordre de la Libération jusqu'en 1958. Il meurt le 7 septembre 1964.
BURIN DES ROZIERS Etienne (1913)
Né le 11 août 1913 à Paris, Etienne Burin des Roziers est un diplomate, homme de confiance du général de Gaulle. Après une licence en droit et un diplôme de l'Ecole libre des sciences politiques, il est attaché d'ambassade jusqu'en 1939. Il rallie la France libre en avril 1942 et entre au cabinet militaire du général Catroux. Il accompagne celui-ci en Algérie au moment des négociations avec le général Giraud. Il devient officier d'ordonnance du général de Gaulle en 1943, puis est chargé de mission à son cabinet en 1945-1946. Sous-directeur de la Sarre au ministère des Affaires étrangères de 1948 à 1950, il occupe de nombreux postes à l'étranger jusqu'en 1962. A cette date, il devient secrétaire général de l'Elysée jusqu'en 1967. Ambassadeur à Rome de 1967 à 1972, il est ambassadeur de France en 1969. Il est le représentant permanent de la France auprès de Communautés européennes de 1972 à 1975 et conseiller d'Etat après cette date. Etienne Burin des Roziers est commandeur de la Légion d'honneur.
CASSIN René (1887 - 1976)
Né le 5 octobre 1887 à Bayonne, avocat à la Cour de Paris en 1909, il est mobilisé en 1914, blessé et réformé en 1916. Il est le premier civil à rejoindre de Gaulle à Londres (20 juin 1940), révoqué par Vichy, il est condamné à mort par contumace. Agrégé de droit, juriste le plus éminent de la France libre, il prépare le texte d'accord franco-britannique du 7 août 1940, et l'ensemble de la législation jusqu'à la Libération. Secrétaire permanent du Conseil de Défense de l'Empire, il est commissaire national à la Justice et l'Instruction publique (41-43). Président du Comité juridique à Alger, il veille au rétablissement de la légalité républicaine à la libération et devient vice-président du Conseil d'Etat. Il est délégué à la commission d'enquête sur les crimes de guerre (43-45) et aux conférences qui donneront naissance à l'ONU et l'Unesco, il est l'un des pères de la déclaration universelle des droits de l'homme votée en 1948. Président du Conseil constitutionnel, il reçoit le serment de De Gaulle, président de la République, le 8 janvier 1959. Compagon de la Libération, prix Nobel de la Paix (68), il meurt le 20 février 1976.
CATROUX Georges (1877-1969)
Né le 29 janvier 1877 à Limoges. A sa sortie de Saint-Cyr en 1898, sa carrière militaire se partage entre l'Afrique du Nord, le Levant et l'Indochine. Blessé en 1916, prisonnier, il rencontre le capitaine de Gaulle en captivité. Général en 1931, il dirige les opérations de pacification au Maroc, puis commande un corps d'armée à Alger. Cadre de réserve en 39, il est rappelé pour occuper le poste de gouverneur général de l'Indochine. En septembre 1940, il rejoint de Gaulle à Londres et se met sous ses ordres, il est condamné à mort par contumace par Vichy en 41. Haut-commissaire en Syrie et au Levant, il est délégué de la France combattante en Afrique du Nord (1943), gouverneur de l'Algérie et membre du CFLN et rédige l'ordonnance qui assimile les Musulmans d'Algérie aux nationaux français. A la Libération, il est ambassadeur à Moscou jusqu'en 1948. Chargé de mission sur le problème marocain par Edgar Faure en 1954, il devient, en 1955, ministre résident en Algérie. Il est membre du Haut Tribunal militaire jugeant, en 1961, les généraux du putsch d'Alger. Il meurt le 21 décembre 1969.
COULET François (1906-1984)
Né le 16 janvier 1906 à Montpellier, ses études de droit, de lettres et de sciences politiques le mènent à la diplomatie en 1935. Engagé dans la France libre dès le 19 juin 1940, il est révoqué par Vichy, et devient chef de cabinet du général de Gaulle à Londres (1941-1943). Commandant des parachutistes de la France libre en 1942, il participe à des missions en Afrique, ainsi qu'à la libération de la Corse en 1943, dont il devient secrétaire général. Nommé commissaire de la République, le 14 juin 1944, il s'installe à Bayeux, puis à Rouen. Ayant réintégré le corps diplomatique en 1945, il représente la France à Helsinki (1947), Téhéran (1950) et Belgrade (1954). De 1956 à 1960, il s'engage comme officier parachutiste en Algérie, et devient, en mars 1960, directeur des affaires politiques de la Délégation générale du gouvernement en Algérie. Il occupe la présidence de la SOFIRAD de 1962 à 1965. Il meurt à Paris le 11 juin 1984.
COURCEL Geoffroy de (1912-1992)
Né le 11 septembre 1912 à Tours, dans une famille de militaires et diplomates, il entre en 1937 au Quai d'Orsay. Mobilisé en 1939, il devient l'aide de camp du sous-secrétaire d'État à la guerre, Charles de Gaulle. Le 17 juin, il part avec lui à Londres et y organise l'installation du siège de la France libre. Révoqué par Vichy, capitaine de Spahis en 1941, il participe aux campagnes d'Égypte, de Libye et de Tunisie. Il rejoint de Gaulle à Alger, et devient directeur-adjoint de son cabinet en 1943. Chargé de l'administration de l'Alsace-Lorraine à la Libération, réintégré au Quai d'Orsay, il occupe diverses fonctions à l'étranger et à l'administration centrale, avant d'être nommé secrétaire général de la présidence de la République en 1959. Ambassadeur en Grande-Bretagne de 1962 à 1972, élevé à la dignité d'Ambassadeur de France en 1965, il devient secrétaire général du ministère des Affaires étrangères de 1973 à 1976. Président de l'Institut Charles de Gaulle en 1984, il meurt à Paris le 9 décembre 1992.
EBOUE Félix (1884 - 1944)
Né le 26 décembre 1884 à Cayenne, il devient, après son passage à l'Ecole coloniale, secrétaire général du gouvernement de la Martinique (1932), puis du Soudan (1934), avant d'être le premier noir gouverneur de la Guadeloupe (1938), puis du Tchad en 1938. Ayant rallié, dès août 1940, son territoire à la France libre, le général de Gaulle le nomme gouverneur-général de l'Afrique équatoriale française. Partisan d'une association entre la métropole et les territoires africains fondée sur l'égalité, il joue un grand rôle dans la préparation et la tenue de la conférence de Brazzaville (janvier-février 1944). Il meurt au Caire, le 17 mai 1944, et ses cendres sont transférées au Panthéon en 1949, en hommage au rôle décisif qu'il joua dans la constitution de la France libre.
GARY Romain (1914-1980)
Né le 8 mai 1914 à Wilno en Russie, Roman Kacew fait à Aix-en-Provence une licence en droit qu'il achève à Paris. Ces études sont complétées par un diplôme de langues slaves de l'université de Varsovie. Naturalisé français sous le nom de Romain Gary, il reste connu comme diplomate et homme de Lettres. Il est toutefois, d'abord, un Français libre. Il fait son service militaire dans l'aviation et se trouve à Bordeaux-Mérignac en juin 1940. Il décide alors de rejoindre le général de Gaulle. Envoyé en Orient, il sert en Libye, en Abyssinie et en Syrie. De retour en Angleterre en février 1943, il est rattaché au groupe de bombardement Lorraine qui effectue de nombreuses missions de jour sur les centrales électriques et les gares de triage, puis à partir d'octobre 1943 sur des sites de V1. Il se distingue particulièrement le 25 janvier 1944 et effectue sur le front de l'Ouest plus de vingt-cinq missions offensives. Il entre dans la carrière diplomatique après la guerre et devient romancier. De son œuvre abondante, peuplée de personnages assoiffés d'absolu, on peut retenir : L'Education européenne (1945), Les Racines du ciel (1956) - livre pour lequel il reçoit le prix Goncourt- La Promesse de l'aube (1959). Il publie La Vie devant soi sous le pseudonyme d'Emile Ajar. Il est également l'auteur d'articles, de pièces de théâtre et de scenarii de films. Commandeur de la Légion d'honneur, il met fin à ses jours le 2 décembre 1980.
HETTIER DE BOISLAMBERT Claude (1906-1986)
Caude Hettier de Boislambert. est l'un des plus glorieux des Français libres. Il naît le 26 juillet 1906 dans le Calvados à Hérouvillette. Diplômé de l'Ecole des sciences politiques, il passe sa jeunesse en Afrique et après de nombreux voyages, se fait guide au Kenya. Mobilisé comme lieutenant de cavalerie dés septembre 1939, il participe aux opérations sur le front de Lorraine et effectue de nombreuses missions à l'intérieur des lignes allemandes. Officier de liaison auprès de l'armée britannique, il prend part à la bataille de la Somme. Il passe le 16 juin 1940 en Angleterre, et, le 18 juin, il répond à l'appel du général de Gaulle. Il fait partie du 1er état-major et du 1er cabinet du fondateur de la France libre dont il est le directeur adjoint. Il est envoyé avec le colonel Leclerc et René Pleven le 6 août 1940 en délégation en Afrique pour rallier les colonies d'AEF et le Cameroun. L'expédition est un succès. Après la tentative et l'échec de Dakar, Cl. Hettier de Boislambert est arrêté le 30 septembre 1940 par les hommes de Vichy mais n'abdique rien de ses convictions gaullistes. Evadé de la prison de Gannat, il rejoint Londres au début de 1943 et le général de Gaulle lui confie l'organisation et le commandement des Missions de liaison, véritable exécutif de réorganisation des zones libérées de la France libre et organisme de coopération avec les Alliés. Après la guerre, il occupe d'importantes fonctions politiques et diplomatiques. Gouverneur de Rhénanie et du Palatinat de 1945 à 1951, il est député de la Manche de 1951 à 1955, délégué de la France à l'ONU en 1960, puis ambassadeur au Sénégal de 1960 à 1962. Il est nommé chancelier de l'ordre de la Libération de 1962 à 1978. Grand-Croix de la Légion d'honneur, il assume toute sa vie ses responsabilités à la limite de ses forces. Il meurt le 22 février 1986.
MORANDAT Yvon (1913-1972)
Né le 25 décembre 1913 à Buellas (Ain), il milite dans le syndicalisme chrétien. Après la campagne de Norvège (1939) et est l'un des premiers volontaires à rejoindre de Gaulle. Parachuté en France en 1941, en contact avec le mouvement Libération, il favorise la compréhension entre la Résistance intérieure et la France libre. Membre de l'Assemblée consultative d'Alger (1943), il participe à la libération de Paris (août 1944), fonde et préside l'Agence européenne de presse (1944-1947). Attaché au cabinet de Jules Moch, ministre de l'Intérieur (1947), il entre au conseil d'administration des Houillères de France (1949-1969). Membre fondateur du RPF (1947), il en est le délégué à l'Action ouvrière en 1951. Député après le 13 mai 1958, il est l'un des fondateurs de l'Association pour le soutien de l'action du général de Gaulle (1958) et du Centre de réforme républicain. Membre du Comité directeur de l'Union démocratique du travail (UDT, avril 1959), il est, de mai à juillet 1968, secrétaire d'Etat chargé des Affaires sociales et de l'Emploi. Membre du Conseil économique et social à partir de septembre 1969, il meurt le 8 novembre 1972.
MUSELIER Emile (France)
Né à Marseille le 17 avril 1882, entré à l'Ecole navale en 1899, il fait la campagne de Chine (1902-1905). Pendant la Grande Guerre, il commande les fusiliers marins sur l'Yser, puis l'artillerie de marine en Champagne, avant d'être attaché aux cabinets de Painlevé et de Clemenceau, puis chef d'état-major de la délégation de contrôle naval en Allemagne. Vice-amiral, il est l'un des premiers à rejoindre de Gaulle à Londres (29 juin 1940). Créateur des Forces navales françaises libres, commissaire à la Marine du CNF, il dirige l'expédition qui voit le ralliement de Saint-Pierre-et-Miquelon (1941). En désaccord avec lui, le général de Gaulle le relève de son commandement, il tente alors de dresser les Anglais contre de Gaulle, mais doit se soumettre. A Alger en 1943, il est l'adjoint de Giraud. Il revient à Paris en septembre 1944 et est chef de la délégation navale à la mission militaire pour les affaires allemandes. Il meurt à Toulon, le 2 septembre 1965.
PALEWSKI Gaston (France)
Né le 20 mars 1901 à Paris, après des études à l'Ecole libre des sciences politiques, à l'Ecole du Louvre puis à l'université d'Oxford, Gaston Palewski commence une vie passionnée, consacrée au service de la France et fait une brillante carrière. Directeur de cabinet de Paul Reynaud de 1928 à 1939, attaché à la délégation française à la Conférence du désarmement à Genève, il devient le premier directeur des affaires politiques de la France libre à Londres en 1940 et commande les Forces françaises libres de l'Est africain de 1941 à 1942. Directeur du cabinet du général de Gaulle à Londres, Alger et Paris de 1942 à 1946, il est l'un des créateurs du Rassemblement du peuple français. Il est député du 6é secteur de la Seine de 1951 à 1955, vice-président de l'Assemblée nationale de 1953 à 1955, et ambassadeur en Italie de 1957 à 1962. Ministre d'Etat, chargé de la Recherche scientifique et des questions atomiques et spatiales dans le gouvernement de Georges Pompidou, il est président du Conseil constitutionnel de 1965 à 1974. Il est connu pour ses activités et ses responsabilités culturelles et artistiques et devient membre de l'Institut à l'Académie des beaux-arts à partir de 1968. Il est membre fondateur de l'Institut Charles de Gaulle en 1971 et joue un rôle politique de premier plan dans l'histoire de notre pays jusque dans les dernières années de sa vie. Il meurt le 3 septembre 1984. Gaston Palewski était décoré des plus hautes distinctions françaises et étrangères.
PLEVEN René (1901-1993)
Né le 15 avril 1901 à Rennes (Ille-et-Vilaine), directeur politique du journal Le Petit Bleu des Côtes du Nord, directeur pour l'Europe de l'Automatic Telephon Co (1929-1939), il rejoint de Gaulle dès juin 1940, contribue au ralliement de l'AEF. Commissaire aux Finances, à l'Economie, puis aux Affaires étrangères du Comité national français il préside la conférence de Brazzaville (janvier 1944). Député UDSR (Union démocratique et socialiste de la Résistance) il en est président de 1946 à 1953 - date à laquelle Mitterrand lui succède. Très favorable à la construction européenne, il est à l'origine du projet de Communauté européenne de Défense (CED) et est plusieurs fois ministre sous la IVe République : de la Défense (49-50, 52-54), et président du Conseil (juillet 1950-février 1951, août 1951-janvier 1952). Hostile au parlementarisme, il soutient les institutions de la Ve République, appelle à voter pour de Gaulle en 1965, mais reste à l'écart jusqu'à ce qu'il soit Garde des sceaux en 1969 sous la présidence de Pompidou. Mais battu aux législatives, il démissionne en 1973. Il meurt à Paris, le 13 janvier 1993.
REMY Colonel (Gilbert RENAULT)(France)
Né le 6 août 1904 à Vannes (Morbihan), producteur de films, il rejoint les Forces françaises libres (FFL) le 22 juin 1940, crée la Confrérie Notre-Dame (qui deviendra en 1944 le CDN-Castille), deuxième réseau de renseignements en territoire occupé, et fait passer de nombreux résistants en Angleterre. Compagnon de la Libération (13 mars 1942), il devient membre du comité exécutif du RPF à sa création, chargé des voyages et des manifestations. Il fait paraître dans Carrefour, le 11 avril 1950, un article pour la réhabilitation de Pétain. Désavoué par de Gaulle, il démissionne. Il s'installe au Portugal en 1954 et revient en France en 1958 pour se mettre à la disposition du Général qui refuse. Il meurt à Guingamp (Côtes d'Armor) le 28 juillet 1984.
SCHUMANN Maurice (France)
Né à Paris le 11 avril 1911, il est journaliste à l'agence Havas et dans la mouvance démocrate-chrétienne, il collabore à L'Aube et à Temps présent. Rallié au général de Gaulle (1940), il est porte-parole de la France libre ("Les Français parlent aux Français"), puis rejoint le front de Normandie en août 44. Cofondateur du MRP, il en assure la présidence de 1945 à 1949. Elu député du Nord en 1945, régulièrement réélu jusqu'en 1973 (MRP, puis apparenté gaulliste à partir de 1967), il est secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères (1951-1954). Il se rallie à la Ve République, ministre de l'Aménagement du territoire (avril 1962), il quitte le gouvernement avec tous les ministres MRP en mai. Il y revient (ministre d'Etat chargé de la Recherche scientifique et des Questions atomiques et spatiales en 1967, ministre des Affaires sociales en 1968). Européen convaincu, il est ministre des Affaires étrangères de Pompidou (69-73). Rallié au RPR, il est sénateur du Nord depuis 1974. Il est Compagnon de la Libération et membre de l'Académie française. Il meurt le 9 février 1998.
SOUSTELLE Jacques (France)
Né le 3 février 1912 à Montpellier (Hérault), il est ethnologue, spécialiste de l'Amérique latine, sous-directeur du Musée de l'Homme (1937-1939), membre du Comité de vigilance des intellectuels antifascistes (1937). Rallié à de Gaulle en 1940, il est Commissaire national à l'Information (1942), directeur général des services spéciaux d'Alger (1944), puis commissaire de la République à Bordeaux. Ministre de l'Information (1945), puis des Colonies (1945-1946). Il est secrétaire général du RPF dont il est un des fondateurs (1947-1951) député du Rhône (51-58), gouverneur général de l'Algérie (1955), il voit de Gaulle comme seul capable de maintenir l'Algérie dans une République rénovée. Ministre de l'Information en juillet 1958, il devient ministre délégué auprès du Premier ministre (59-60). Mais pour l'intégration, contre l'autodétermination de l'Algérie, il quitte le gouvernement en février 1960, après la semaine des barricades. Après 7 ans d'exil, il rentre en France à la faveur de l'amnistie (68) et est député en 73. Il est élu à l'Académie.














