Dossiers thématiques

De Gaulle : allocution à l'hôtel Astor de New-York - 26 avril 1960


 

Reçu à l'Hôtel Astor par le Maire de New York, M. Wagner, le Général de Gaulle répond aux discours qui lui ont été adressés à l'issue du repas.

Après. l'accueil vraiment magnifique que je viens de recevoir de la part de la population de New York, je tiens à dire, d'abord, combien je suis touché par les paroles que viennent de prononcer M. l'Ambassadeur Patterson, M. l'Ambassdeur Cabot Lodge et M. le Maire Wagner. Combien je suis honoré de voir réunis ici autour de moi, je le vois bien, ce qu'il y a de plus important dans cette ville qui est, à elle seule, un monde, et d'abord M. le Président Hoover 1 que j'ai l'honneur aujourd'hui d'avoir à côté de moi.


Je dirai encore combien je suis ému de porter, à l'instant où je parle, la Médaille d'Or de votre immense ville.
En échange de tout cela je veux saluer New York, la saluer parce que, depuis toujours, elle vit et s'épanouit dans l'idéal de la liberté. Ce n'est pas en vain qu'elle délègue une certaine statue pour accueillir le voyageur qui vient y aborder par la mer. Je salue New York comme étant le principal centre des libres échanges qui ont lieu entre notre vieux et, cependant, jeune continent et votre Nouveau monde, qui est déjà ancien dans l'Histoire des hommes. Je salue New York qui trouve moyen de réunir harmonieusement et librement un grand nombre de communautés si diverses par la race, par l'origine et qui, cependant, coopèrent à la même grande oeuvre humaine.


Il y a — peut-être est-ce de ma part trop orgueilleux de le dire, mais je le dis comme je le sens —, il y a depuis longtemps entre New York et moi un certain lien particulier.