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Biographies de personnalités
DULLES John Foster (1888-1959)
Né le 25 février 1888 à Washington, fils d'un pasteur presbytérien, il fait de brillantes études à Princeton, à la Sorbonne, avant d'être avocat. Il s'initie à la diplomatie lors de la conférence de paix à Versailles en 1918 et en garde un profond respect pour Wilson. Il participe à la conférence de Dumbarton Oaks en 44 et à celle de San Francisco en 45. Nommé, en 1950, conseiller du département d'Etat par le président Truman, il prépare le traité de paix avec le Japon. Après avoir rédigé le programme de politique étrangère du candidat Eisenhower pour l'élection de 1952, il est nommé secrétaire d'Etat en 1953. Pendant six ans, il est le véritable responsable de la diplomatie américaine. Dans le contexte de guerre froide, il souhaite l'union des démocraties occidentales : déçu par l'échec de la CED, il renforce l'OTAN, mais rejette la proposition de De Gaulle d'un directoire à trois ; après la guerre de Corée, il appuie la présence française en Indochine ; il oblige la France, l'Angleterre et Israël à cesser l'expédition de Suez en 56. Malade, il est contraint de démissionner en avril 1959 et meurt le 24 mai.
EISENHOWER Dwight David (1890-1969)
Né le 14 octobre 1890 à Denison (Texas), il suit les cours de l'école militaire de West Point (1915). Commandant en 1918, il sert à Panama, puis aux Philippines (1935-39), sous les ordres de Douglas McArthur. Général en 1941, Marshall le fait nommer commandant du théâtre d'opérations d'Afrique du Nord (1942). Nommé commandant suprême des forces expéditionnaires alliées à la fin 43, il est chargé de préparer l'opération Overlord (le débarquement en Normandie a lieu le 6 juin 1944), et reçoit, le 7 mai 1945 à Reims, la capitulation de l'Allemagne. Il démissionne en 1948 mais exerce, de 1950 à 1952, le commandement suprême de l'OTAN. Elu président républicain en novembre 1952, réélu 4 ans plus tard, c'est la politique extérieure qui l'occupe le plus, avec Foster Dulles au département d'Etat. Son second mandat est marqué par la question raciale : il fait voter des lois sur l'obligation de l'intégration scolaire et l'interdiction de discrimination raciale dans les affaires électorales. Après l'élection de John F. Kennedy, il se retire de la vie publique et meurt le 28 mars 1969.
JOHNSON Lyndon Baines (1908-1973)
Né le 27 août 1908 au Texas, il est le fils d'un parlementaire d'origine modeste. Professeur d'anglais à Houston, il part pour Washington où il devient, en 1931, secrétaire du représentant démocrate Richard Kleberg. En 1935, il est nommé directeur d'une organisation de jeunesse du New Deal rooseveltien. Élu démocrate à la Chambre des Représentants en 1937, sa carrière de député est interrompue par la guerre qu'il fait dans la Marine, où il est décoré de la médaille du courage. En 1948, il est élu au Sénat. Colistier de John Fitzgerald Kemedy, il devient vice-président, le 4 janvier 1961, puis lui succède après son assassinat à Dallas, le 21 novembre 1963. Réélu en 1964 contre Barry Goldwater, son mandat est marqué par l'escalade de la guerre du Vietnam, la lutte contre la prolifération des armes nucléaires et la tentative d'apaisement des communautés noire et blanche aux États-Unis. Il renonce à se représenter aux élections de 1968. Il meurt le 22 janvier 1973.
KENNEDY John Fitzgerald (1917-1963)
Né le 29 mai 1917 dans une riche famille bostonienne d'origine irlandaise, il est diplômé de Havard. Officier de Marine pendant la Seconde Guerre, blessé dans le Pacifique, il est démobilisé. Elu représentant démocrate en 1946, il est sénateur en 1952. Candidat du parti démocrate à la présidence, il l'emporte de peu sur son adversaire Richard Nixon, et devient, en 1961, le premier président catholique des Etats-Unis. A côté de sa politique intérieure définie comme "nouvelle frontière" (justice, problèmes raciaux, espace), il est favorable à la coexistence pacifique, mais est confronté à la crise de Berlin (1961), à celle de Cuba (1961-1962), à la guerre du Vietnam. Il conclut avec l'URSS le traité de Moscou mettant fin aux essais atomiques dans l'atmosphère (5 août 1963). Il tente de développer les relations économiques avec l'Europe (Kennedy round). Il est assassiné à Dallas, le 22 novembre 1963.
NIXON Richard (1913-1994)
Né le 9 janvier 1913 en Californie d'un père épicier, il reçoit une stricte éducation quaker. Après des études de droit, il est officier de marine pendant la seconde guerre mondiale. En 1946, il est élu représentant républicain de Californie, puis sénateur en 1950. Élu vice-président du général Eisenhower en 1952, il se spécialise dans les missions à l'étranger, et tient tête à Nikita Khrouchtchev, à Moscou, en 1959. Battu par John Fitzgerald Kennedy à l'élection présidentielle de 1960, il reprend sa carrière d'avocat. A nouveau candidat à la présidence en novembre 1968, il l'emporte devant le vice-président sortant Hubert Humphrey. Réélu en 1972 contre George McGovern, il met fin à la guerre du Vietnam, le 23 janvier 1973, mais il se heurte à des difficultés financières dues à la faiblesse du dollar. Compromis dans scandale des écoutes du Watergate en 1972, il démissionne le 8 août 1974. Son successeur le vice-président Gerald Ford lui ayant accordé une grâce complète, il consacre ses dernières années à l'écriture de nombreux livres et trois autobiographies, et meurt en avril 1994 à New-York.
CASTRO Fidel (1926-1962)
(Cuba)
Né le 13 août 1926, dans la province de l'Oriente, dans une famille de planteurs aisés, il découvre le terrorisme à l'Université, prend part, en 1947, à une tentative de débarquement à Saint-Domingue contre Trujillo et adhère au Parti du peuple cubain. Après le coup d'Etat de Batista (1952), il échoue dans son attaque contre la caserne Moncada, à Santiago de Cuba (26 juillet 1953). Condamné à 15 ans de prison, gracié en 1955, il se réfugie au Mexique, y rencontre Ernesto "Che" Guevara. En décembre 1956, il se réfugie dans le maquis de la Sierra Maestra, et lance la guérilla contre le régime de Batista. Le dictateur en fuite, il se retrouve au pouvoir (janvier 1959). Menant une politique de collectivisation et de nationalisation, il est confronté à l'hostilité des Etats-Unis, et met en échec, le 17 avril 1961, à la tentative de débarquement anticastriste à la Baie des Cochons. S'alignant sur Moscou, la présence de fusées soviétiques à Cuba provoque une grave crise entre les deux Grands, en octobre 1962. Il soutient les gouvernements marxistes angolais et éthiopien, mais se retrouve isolé sur la scène internationale, après l'écroulement de l'URSS.














