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Hommage à Philippe Seguin

Communiqué de la Fondation Charles de Gaulle - Paris, le 8 janvier 2010

 

« A l’annonce du décès brutal de Philippe Seguin, Pierre Mazeaud et le conseil d’administration de la Fondation Charles de Gaulle font part de leur profonde tristesse et tiennent à rendre hommage à l’homme d’Etat dont l’attachement aux valeurs prônées par le général de Gaulle ne s’est jamais démenti. »


 

Philippe Séguin en compagnie du Premier Ministre lors de la réception annuelle de la Fondation Charles de Gaulle dans le Grand Salon de l'Hôtel national des Invalides, juin 2008

Philippe Séguin en compagnie du Premier Ministre lors de la réception annuelle de la Fondation Charles de Gaulle dans le Grand Salon de l'Hôtel national des Invalides, juin 2008

Philippe Séguin est mort dans la nuit du 7 janvier 2010 des suites d’une crise cardiaque. Agé de 66 ans, il occupait le poste de premier président de la Cour des comptes depuis juillet 2004. Ses obsèques ont lieu lundi 11 janvier.

Né le 21 avril 1943 à Tunis et mort le 7 janvier 2010 à Paris, PHilippe Seguin était un homme politique et haut fonctionnaire français.

Il a notamment occupé les postes de ministre des Affaires sociales et de l'Emploi lors de la première cohabitation (1986-1988), de président de l'Assemblée nationale de 1993 à 1997 et de président du Rassemblement pour la République (RPR), de 1997 à 1999.

Il arrive en France au moment de l’indépendance de la Tunisie et y poursuit ses études. Sorti de l'Ecole nationale d'administration (ENA), il devient en 1970 auditeur à la Cour des comptes et commence sa carrière politique dans les cabinets ministériels : il est d'abord chargé de mission au secrétariat de la présidence de la République sous Georges Pompidou, puis sous Valéry Giscard d’Estaing.

Lors des législatives de 1978, il est élu député des Vosges, mandat qu'il détiendra jusqu’en 2002. Il fut également le maire d’Épinal de 1986 à 1997.

Entre 1984 et 1986, il occupe successivement les postes de Secrétaire national du RPR pour les affaires sportives, puis pour les problèmes des rapatriés, enfin chargé de la décentralisation. En mars 1986, il est devient Ministre des Affaires sociales et de l'Emploi dans le gouvernement du Premier ministre Jacques Chirac sous la présidence de François Mitterrand.

En 1992, craignant une Europe trop libérale, il s'engage pour le « non » au traité européen de Maastricht qu'il estime être une menace pour l'indépendance de la France.

En 1993, Philippe Séguin devient président de l'Assemblée nationale, poste qu'il conservera jusqu'en avril 1997 une fois Jacques Chirac élu président de la République.

Il prend la tête du RPR en juillet 1997 dont il abandonne la direction du RPR en avril 1999 avant de revenir en politique en tant que candidat RPR à la mairie de Paris.
Battu au second tour par le candidat socialiste Bertrand Delanoë, refusant d'intégrer l'UMP, nouveau parti plus ouvert voulu par Jacques Chirac, il démissionne du Conseil de Paris en 2002 et se retire de la vie politique.

En juin 2002, Philippe Séguin réintègre la Cour des comptes dont il deviendra le premier président le 21 juillet 2004, poste qu'il préférera conserver quand, en 2007, Nicolas Sarkozy pense à lui pour devenir ministre dans le gouvernement François Fillon.

 

Voir aussi :

Le communiqué de la présidence de la République

Hommage du Premier ministre à Philippe Seguin