LA MEMOIRE

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La palais de l'Élysée : résidence du président de la République

Palais de l’Élysée – lieu privé


C’est au Palais de l’Élysée que s’installe la présidence nouvelle de Charles de Gaulle, en janvier 1959. Exigu, le lieu est malcommode et peine à accueillir un président de la République dont le rôle est désormais premier dans la conduite de la France. Pendant dix années, c’est là que le général de Gaulle traite de la majeure partie des affaires du pays, qu’il y reçoit officiellement les chefs d’État étrangers, et y réalise ses conférences de presse. Mais, c’est également là que réside le président avec sa famille.



Bref Historique

Avant de devenir le plus haut lieu de pouvoir de la Cinquième République, le palais de l’Élysée – Hôtel d’Évreux de son premier nom – avait appartenu à de nombreux propriétaires et connu une histoire mouvementée. A l’origine propriété de la marquise de Pompadour, c’est également là que Napoléon 1er signa son abdication. Pendant le gouvernement provisoire de la IIe République, le palais prend le nom d'"Élysée national", et les jardins sont ouverts aux promeneurs. En 1848, l'Assemblée nationale décrète que le palais serait la résidence officielle du Président de la République, et le premier d’entre eux – le prince Louis-Napoléon – s’y installe, comme le feront, plus tard, ses successeurs.



Le général de Gaulle est toujours resté très discret sur sa vie privée, mais il livre, dans ses Mémoires d’espoir, quelques confidences sur sa vie de famille :

"Le temps, bien court, que ne prend pas l’exercice de mes fonctions, je le passe avec ma femme en toute intimité. Le soir, la télévision et, quelques fois, le cinéma font défiler devant nous nos contemporains, au lieu que ce soit l’inverse. Le dimanche, viennent nous voir nos enfants et petits-enfants s’ils sont présents à Paris et que mes obligations le permettent. (…) Mon fils et mon gendre, après avoir durement et brillamment combattu dans les rangs des Forces françaises libres, ont poursuivi, l’un dans l’aéronautique navale, l’autre dans l’arme blindée. (…) Tous deux, ainsi que notre fille, notre belle-fille et leurs enfants, voient la France comme je la vois. Il en est de même de nos frères et sœurs et de l’ensemble de nos neveux et nièces. Cette harmonie familiale m’est précieuse."