Les voies de Gaulle
En juin 2007, la Fondation Charles de Gaulle organisait une journée d'étude ayant pour thème le général de Gaulle dans l'espace et la mémoire des communes.
Les actes de cette journée d'étude ont été publiés sous le titre : Les voies "De Gaulle" en France. Le Général dans l'espace et la mémoire des communes, aux éditions Plon dans la collection "Les cahiers de la Fondation Charles de Gaulle", n°17.
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Présentation de l’enquête
Par Philippe Oulmont, responsable du service Etudes et recherche et des archives à la Fondation Charles de Gaulle
![]() Communes possédant au moins une voie "de Gaulle" en 2007. Télécharger la carte au format pdf (1,6 Mo) |
![]() Chefs-lieux possédant au moins une voie "de Gaulle" en 2007. Télécharger la carte au format pdf (1,6 Mo) |
![]() Comparaison : communes possédant une voie "De Gaulle" / communes possédant une voie "Leclerc". Télécharger la carte au format pdf (1,6 Mo) |
De 1940 à nos jours, le personnage du général de Gaulle suscite chez les Français un sentiment d’admiration et de reconnaissance que beaucoup ont traduit chez eux, dans leurs communes, par un « hommage public », en attachant son nom à des voies publiques ou en érigeant des plaques commémoratives. De 1941 à Papeete, à 2007 à Orly, de l’ex-place de l’Étoile à Paris au terre-plein central de la base de Port-aux-Français aux Kerguelen, c’est une longue période et tout l’espace français qui sont couverts, selon des fluctuations et des concentrations variables.
Un tel sujet, pour une journée d’étude de la Fondation Charles de Gaulle, pourrait paraître anecdotique et peu à la hauteur du personnage. Il n’est quasiment jamais évoqué par le Général ni par les témoins proches. Il s’inscrit pourtant dans la perspective tracée par Bernard Tricot en 1990, lors du grand colloque De Gaulle en son siècle : étudier l’évolution de la mémoire collective à l’égard du général de Gaulle en France et à l’étranger.
Etudier l’odonymie gaullienne (les noms de voies), c’est observer comment de Gaulle s’inscrit dans la mémoire des communes et sur l’espace communal, et repérer les enjeux parfois opposés des décisions municipales, les logiques d’implantation des voies dédiées au Général, et les pratiques symboliques et commémoratives qui s’y installent.
L’approche par les noms de rues est une autre façon de s’intéresser à la mémoire collective et à la manière dont elle réifie la perception d’un personnage d’exception, en qui les Français se reconnaissent et qui, d’année en année, s’incorpore davantage au patrimoine national.
A une époque où l’historiographie française analyse le processus de construction de la nation en s’interrogeant sur l’articulation entre le national et le local, et où la place du grand homme dans la mémoire devient objet d’histoire, il est possible, ainsi, d’examiner différemment le rapport entre de Gaulle et les Français.
La démarche
Ce genre d’enquête, portant sur des milliers de communes, n’a jamais été mené à pareille échelle ni collectivement. Seuls les moyens d’une institution permettaient de rassembler les informations indispensables. Notre démarche, en l’absence de modèle, a été pragmatique et déduite de questions très simples : où, quand, comment, pourquoi ? Le but étant d’obtenir en quelques mois un échantillon suffisant et, en deux ou trois ans, une base de données assez complète pour en autoriser l’exploitation scientifique.
D’abord, comment repérer toutes les communes possédant une voie de Gaulle? Après bien des tâtonnements, l’aide décisive est venue de La Poste, qui nous a communiqué une liste des communes concernées. Une fois éliminés les noms ne concernant pas le Général, puis corrigées les lacunes résultantes de voies non habitées donc non répertoriées pour la distribution du courrier (ronds-points, rocades et voies rapides, ponts et écluses, certains squares, jardins et esplanades), ou de dénominations très récentes, on arrive aujourd’hui à 3634 communes disposant d’une ou plusieurs voies de Gaulle, en métropole et outre-mer, soit une commune sur dix, ce qui fait du Général le champion incontesté en la matière, loin devant Pasteur, Hugo, Leclerc et les grandes abstractions de la République, la Liberté ou le . Toutes les préfectures, presque toutes les sous-préfectures sont pourvues et un peu plus d’un chef-lieu de canton sur deux.
Cette première étape franchie, un questionnaire complet fut envoyé par courrier aux maires à partir de 2003. Les renseignements obtenus furent enregistrés dans une base de données. Les réponses, quand elles arrivaient, étaient souvent lacunaires. Même la simple question du nom exact de la voie n’était pas évidente : entre la rue Charles de Gaulle, la rue du Général de Gaulle, la rue Général de Gaulle et la rue de Gaulle, sans parler des noms composés, on pouvait avoir jusqu’à 2 ou 3 réponses différentes, suivant la délibération du conseil, l’inscription sur les plaques et sur le plan des voies, et enfin l’appellation usuelle. Laquelle retenir ? Le manque de cohérence fréquent dans la désignation des voies nous fit opter le plus souvent pour ce qu’affirmait le personnel des mairies, souvent très complaisant mais parfois inexpérimenté et qu’il fallut relancer par lettre ou téléphone pour tenter de pallier les lacunes des réponses et obtenir copie des délibérations.
Dans certains départements, une aide précieuse nous fut apportée de différentes manières, comme pour tester la diversité des méthodes d’enquête possibles : des chercheurs isolés ont ainsi complété le corpus, comme Jean-Marie Guillon dans le Sud-Est, Guy Marival dans l’Aisne, Michel Rosier dans la Sarthe ou Gilles Ragache dans l’Eure, sans oublier les efforts de Mireille Benoît et d’Annick Sekkaki ; parfois, ce furent les membres d’une association de chercheurs comme ceux du Comité de recherches historiques sur les révolutions en Essonne (CRHRE), ou les étudiants de Bernard Lachaise à Bordeaux ; ce fut un président d’association gaulliste, M. Martin-Chaussade dans l’Aube, et un professionnel des Archives départementales, Patrick Lapalus dans le Val-d’Oise.
En fait, le résultat dépendait beaucoup de la bonne volonté des maires. Là aussi, tous les cas de figure ont été expérimentés, des monographies soigneusement préparées à notre intention par les édiles, jusqu’à l’élu d’une commune du Tarn-et-Garonne, à qui, depuis Paris, il fallut démontrer l’existence chez lui, dûment enregistrée par La Poste, d’une avenue du général de Gaulle toujours appelée avenue de Tarbes...
Dans l’ensemble, c’est une réaction extrêmement positive que nous avons perçue chez les élus des grandes comme des petites communes, conscients de l’intérêt général et particulier qu’il peut y avoir à poser de telles questions. Au fond, leur réponse traduisait, mieux que toute déclaration officielle, le respect profond qui entoure, près de quarante ans après sa mort, tout ce qui touche de près ou de loin à de Gaulle. Au point que le modeste initiateur de cette enquête avait l’impression qu’à travers lui, c’était au représentant du général de Gaulle que ces élus du peuple adressaient respectueusement le bilan de leurs efforts.
Mais, si la plupart des mairies ont volontiers accepté de compléter une réponse partielle, en revanche il est resté un massif obscur de plus de 1500 communes de toutes tailles, qui n’ont jamais répondu aux deux sollicitations envoyées. S’agit-il d’un désintérêt dû à une raison politique ou idéologique, ou plutôt d’un obstacle subalterne, manque de personnel ou erreur d’aiguillage du questionnaire ? Nous pensons qu’une ultime relance permettra d’obtenir quelques centaines de réponses en plus, quatre années après le début de l’enquête. Au reste, une chose est sûre, dont Maurice Agulhon a fait l’expérience pionnière avec « ses » Mariannes et nous a amicalement prévenu : l’exhaustivité est impossible, ne serait-ce que parce que les délibérations ont parfois disparu ou qu’elles sont momentanément inutilisables, ou encore qu’il n’y en a jamais eu, la décision ayant été prise par le maire seul.
Les thèmes retenus
Le questionnaire envoyé aux maires couvrait les diverses facettes du sujet.
1)- Le processus de dénomination
La situation traditionnelle des communes rurales est marquée par l’absence de noms de voies, ou leur désignation par l’environnement (l’église, la mairie, le moulin, ou les directions proches). Dans les années 1960, l’administration des PTT a commencé à réclamer la numérotation des maisons et la dénomination officielle des voies, processus encore inachevé. L’urbanisation et l’accroissement des déplacements automobiles ont entraîné la multiplication des voies nouvelles en périphérie, auxquelles il a fallu donner des noms. Dès lors, à côté des nombreux odonymes empruntés à la tradition et à un ruralisme assez neutre ou écologiste, ceux des personnalités de la deuxième moitié du XXe siècle ont pu profiter d’une promotion particulière, à l’exclusion des grands noms de la période antérieure. [Gambetta, Thiers, Clemenceau, Carnot, Briand, Poincaré, Foch, Joffre etc.]
Les initiatives des élus traduisent souvent les souhaits spontanés de certains habitants dont le maire se fait l’interprète, comme au lendemain du décès du Général. Même si elle peut être politicienne, selon le contexte, la décision du conseil municipal, surtout quand elle est prise à l’unanimité, est une décision politique, c’est-à-dire engageant toute la commune : comme le dit le maire de Violès (84) « par ce geste symbolique, c’est tout le village qui rendra hommage au général de Gaulle ».
Sur le plan local, certains groupes de pression ont une influence réelle, même si elle varie suivant les lieux, les régions, les périodes : les associations d’anciens combattants, résistants, déportés, et les associations gaullistes ont parfois des représentants au sein des municipalités. Comment leur action se répercute-t-elle dans la nomenclature des rues, l’érection de monuments et l’organisation de cérémonies commémoratives ?
Vient alors la séance du conseil, ordinaire ou extraordinaire, et la délibération suivie du vote : malheureusement, les sources disponibles donnent rarement le contenu des débats ni les attendus de la décision finale, excepté pour les grandes communes qui conservent le compte rendu des débats. L’apport en est précieux pour comprendre, à travers les arguments échangés voire les incidents de séance, le sentiment profond des représentants et de leurs mandants. Souvent, manque aussi l’indication des voix pour et contre, des abstentions ou de l’unanimité.
Une fois la décision prise, reste à la faire approuver par l’autorité préfectorale (Une fois la décision prise, reste alors à la faire approuver par l’autorité préfectorale (jusqu’à la réglementation de 1971 et la loi de 1982) et reconnaître de fait par la population. Il faut parfois surmonter un certain mauvais vouloir administratif, comme à la fin des années quarante et au début des années cinquante, au temps du gaullisme d’opposition, ou bien aller contre les habitudes acquises, en province comme à Paris, où la place Charles de Gaulle a eu du mal à supplanter la place de l’Étoile. Les modifications odonymiques sont rarement soumises à l’agrément préalable de la population, pourtant concernée au premier chef quand il y a changement de nom ; d’où quelquefois des protestations, pour des raisons toujours présentées comme pratiques ou patrimoniales et non idéologiques. Le nom antérieur peut être alors déplacé en un autre lieu de la voirie, ou plus rarement complété par celui du Général, ce qui peut entraîner des difficultés pratiques ou autres.
L’ensemble des données révèle souvent que le processus a été plus complexe que ce que l’on imagine a priori. Plusieurs séances du conseil ont pu être nécessaires, séparées quelquefois par de longues années, dans un contexte marqué de tensions entre conseillers ou majorités successives, divisés sur la décision de principe ou sur la localisation de la voie. Et la commune a pu vouloir manifester son sentiment à différents moments. Fréquemment, là où le sentiment pour le Général est fort, se manifeste la volonté de faire plus et mieux que les prédécesseurs : par exemple, lorsqu’une municipalité de droite ayant conquis une commune longtemps dirigée par la gauche, veut ajouter à une voie initiale modeste et périphérique une voie nouvelle plus prestigieuse. Parfois, c’est l’aboutissement d’efforts continus de plusieurs municipalités, et l’on peut arriver à trois voies de Gaulle dans une même commune, comme à Saint-Paul de la Réunion : rue Charles de Gaulle, rue Général de Gaulle et place du général de Gaulle, toutes trois importantes et distinctes...
2)- Les motivation
La diversité des motivations qui président au choix du nom mérite une analyse détaillée en s’intéressant à la fois à la dénomination retenue pour le personnage (« Charles de Gaulle » ou « le général de Gaulle ») et aux particularités de la voie.
Il s’agit de savoir quel de Gaulle le conseil municipal veut honorer, sachant que ce personnage a eu la particularité d’être honoré souvent de son vivant et pour des motifs distincts, volontairement différenciés : c’est toujours en référence à la Seconde Guerre, jusqu’en 1958 ; puis, c’est parfois en souvenir de son passage dans la commune ou de tel ou tel aspect de son œuvre, les institutions, la paix en Algérie, la construction européenne, la réconciliation franco-allemande, l’indépendance nationale.
Il faut définir aussi de quelle manière il doit être honoré et, d’abord, en quel lieu ? De la réponse à ces questions dépend le résultat, parfois délicat pour les édiles qui doivent trouver une voie aux caractéristiques adaptées à l’hommage souhaité : dimensions, localisation centrale ou périphérique, existence ancienne ou création récente, importance présente ou à venir sur le plan civique, social ou commercial, sont autant de critères significatifs. Un lieu peut-être prestigieux, mais froid (le square ou la place devant la mairie) à la différence d’une voie passante et surtout habitée, ce qui implique plus concrètement la population. Il s’y ajoute symboliquement le nom antérieur de la voie : on le voit bien avec les rues du maréchal Pétain rebaptisées de Gaulle, mais il faudrait aussi s’interroger sur les noms connotés positivement qui parfois laissent place à celui du général de Gaulle. L’environnement odonymique compte aussi : il n’est pas indifférent de voir dans nombre de communes de Gaulle figurer comme seul nom de personnalité historique, ou de voir avec quels autres personnages il voisine, et selon quelle hiérarchie dans l’espace urbain. Non moins significatif est de savoir si la délibération est consacrée exclusivement à une voie de Gaulle ou si d’autres noms sont mis aussi à l’honneur, comme à Saint-Cosme-en-Vairais (72) où sont décidées le même jour de 1996 une avenue du général de Gaulle et une avenue François Mitterrand. Dans tous les cas, le contexte joue un grand rôle et il n’y a rien de commun entre les motivations des temps de combat politique, lorsque le Général est au pouvoir ou dans l’opposition, et la période progressivement apaisée qui s’ouvre après sa disparition.
3)- Les pratiques : inaugurations, commémorations
Dans certaines communes, surtout urbaines, la décision est suivie d’une inauguration. Ces manifestations de plus en plus fréquentes se concentrent à proximité des fêtes gaulliennes et des fêtes nationales, en deux périodes aux tonalités contrastées, mai-juillet et octobre-novembre : 8 Mai, 18 Juin, 14 Juillet ; dates de naissance et de décès (y compris pour celui de Mme de Gaulle), encadrant le jour des morts et le 11 Novembre. Elles obéissent à un rituel hérité des manifestations civiques traditionnelles, avec quelques notes spécifiquement gaullistes, en particulier la présence jusqu’à nos jours d’« inaugurateurs » ou passeurs de mémoire liés à la personne ou à l’oeuvre du Général.
Reste à savoir si les communes inaugurent plus ou moins selon des appellations et à des dates préférentielles, suivant les régions et les tendances politiques? Et dans quelles conditions se reproduit ou non chaque année un cérémonial particulier d’hommage au général de Gaulle, associé à une commémoration particulière, inscrit dans l’espace d’une voie de Gaulle ou aux abords d’un monument ?
Quelles sont les limites de cette entreprise et les perspectives qu’elle ouvre ?
La conception d’une base de données tient un peu d’un bricolage empirique dont on voit bien les faiblesses après coup ; des éléments sont inutilisables, d’autres superflus et des lacunes apparaissent. Par exemple, il manque une catégorisation odonymique et mémorielle de chaque commune, pour mieux comprendre un éventuel souci de marquage symbolique de l’espace public par les élus. Mais il n’en reste pas moins un matériau considérable et neuf.
Pour essayer de mettre en relation le choix d’une commune et le contexte local, régional et national, les cartes de Frédéric Salmon apportent une vue à la fois globale et fine. Mais il s’avère bien difficile de mettre en relation pour chaque commune la couleur politique de la municipalité et la date de la décision.
La présence d’une voie de Gaulle vient s’ajouter à tous les autres indices, de son vivant et posthumes : scrutins, sondages, lettres, livres d’or, presse, bâtiments et monuments divers etc. Est-elle un indicateur de sentiments profonds dans la population ? C’est d’abord la traduction du sentiment majoritaire au conseil municipal, proclamé de manière solennelle et pérenne, ce qu’on pourrait appeler le sentiment municipal, celui des majorités municipales plus peut-être que des populations elles-mêmes. Il ne faut pas oublier que la volonté de rendre hommage au général de Gaulle se manifeste aussi dans des centaines de communes qui n’ont pas de voie de Gaulle, mais disposent d’autres odonymes spécifiques, comme les voies du 18 Juin 1940, ou possèdent un monument ou un bâtiment dédié au Général. On peut cependant se demander si, en l’absence du nom du Général lui-même, il n’y aurait pas quelque subtile trace d’antigaullisme dans la présence odonymique des seuls généraux de la France Libre ou des grands moments de la geste gaullienne... La même question pourrait être posée pour certaines communes disposant seulement d’une voie Jean Moulin.
Il faut s’intéresser à l’environnement local, notamment des communes dont l’odonymie est presque exclusivement apolitique, voire a-historique (noms traditionnels, ruralisants, neutres) et où de Gaulle est le seul nom de personnalité inscrit sur les murs, alors que d’autres communes multiplient leurs grandes figures de référence. De même, la présence de plusieurs communes limitrophes ayant toutes une voie de Gaulle n’est pas sans interpeller le chercheur. Des spécificités sont sans doute à repérer sur un plan régional, mettant en rapport les voies de Gaulle avec des particularités historiques et politiques communales et une certaine culture repérable en Alsace, en Bretagne, dans le Nord et le Midi.
Enfin le contexte national est significatif à certains moments où le sentiment collectif l’emporte sur le reste : la Libération, la mort, le centenaire. A quel rythme se fait alors la diffusion de l’hommage public sur les murs ? Les délibérations affichent un unanimisme fervent derrière le Général, ses idées, sa mémoire. Mais à côté des motivations explicites qu’on peut trouver dans les attendus de la délibération ou le discours du maire, n’est-il pas possible de repérer d’autres facteurs, des phénomènes de mimétisme, des effets de mode, le rôle de personnalités influentes dans un sens ou dans l’autre, en plus du lobbying des associations ?
On voit que les perspectives ouvertes avec un tel corpus sont larges. Ajoutons que l’expérience collective inaugurée ici servira à un autre projet de la Fondation, à partir d’une autre base documentaire en cours d’élaboration, l’étude des représentations figurées et des monuments dédiés au général de Gaulle.

















