LA MEMOIRE

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Les DS présidentielles du général de Gaulle

Produite à partir de 1954, la Citroën 15 Six H est la quatrième « Traction » du général de Gaulle. C'est à son bord que lui et Madame de Gaulle effectuent les trajets entre Paris et Colombey et qu'il quitte La Boisserie, le 29 mai 1958, pour se rendre à l'Élysée où René Coty lui demande de former le gouvernement.


Fidèle à Citroën, le général de Gaulle, président de la République, fera de la DS 19 un des symboles de la République gaullienne. Spécialement aménagée compte tenu de la taille de son occupant, la DS 19 fait la preuve de sa fiabilité en 1962 lors de l'attentat dirigé contre le général de Gaulle au Petit-Clamart. Malgré deux pneus crevés, le chauffeur peut garder le contrôle de la voiture criblée de 150 balles et accélérer pour continuer sa route, mettant ainsi le général de Gaulle à l'abri.



La reconstitution de la DS 19 « 5249 HU 75 » du général de Gaulle


Prolongeant la commémoration du 40ème anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre la Chine et la France, la Fondation Charles de Gaulle a présenté en ouverture de « l'Année de la France en Chine », le 10 octobre 2004 à Pékin, une exposition intitulée "Charles de Gaulle, l'Homme des tempêtes". Pendant plus de 10 mois près de 350 000 Chinois ont fait connaissance avec le général de Gaulle successivement dans les villes de Pékin, Shanghaï, Wuhan et Chengdu.Dans le contexte de la guerre d'Algérie, le général de Gaulle aurait été la cible de 31 attentats dont 5 vraiment connus et 26 non confirmés.

Le 22 août 1962, le général de Gaulle se rend à l'aéroport de Villacoublay pour gagner sa demeure de Colombey. Alors qu'il circule à bord de cette DS, il est victime d'un attentat perpétré par des opposants à l'indépendance de l'Algérie. La voiture essuie plusieurs tirs d'armes automatiques, elle est criblée de 150 balles au carrefour du Petit-Clamart par plusieurs tireurs, quatorze impacts de balles seront relevés sur la voiture présidentielle, mais continue toutefois sa route malgré deux pneus crevés. Ce qui aurait mis en fâcheuse posture tout autre véhicule n'empêche pas le chauffeur de garder le contrôle de la voiture et d'accélérer à fond pour prendre la fuite et ainsi sauver la vie du président.

Peu après l'attentat, par souci d'économie, la voiture est vendue au général Robert-Pol Dupuy, commandant militaire de l'Élysée de 1959 à 1963.

À sa mort sa famille décide faire don de cette DS chargée d'histoire à l'Institut Charles de Gaulle qui entreprend sa reconstitution avec le soutien de Citroën puis de la société PSA.