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Programme des commémorations du 70ème anniversaire de la France libre : Tchad – Cameroun – Congo, 25-30 octobre 2010 |
Cette année 2010, le 70ème anniversaire de l’Appel se double du cinquantenaire des Indépendances des pays d’Afrique francophones. Il s’agit alors de remercier les Africains d’avoir donné à la France Libre, dès l’été 1940, sa première assise territoriale. Voulant commémorer le rôle majeur assumé par ces pays dans la Victoire, et les liens très étroits qui unirent toujours le continent africain à Charles de Gaulle, une manifestation d’envergure est programmée à travers le Tchad, le Cameroun, et le Congo.
Les « Trois Glorieuses » (26, 27 et 28 août 1940) voient successivement le Tchad, le Cameroun et le Congo se rallier à la France Libre : ces pays offrent ainsi au général de Gaulle l’opportunité d’exercer son autorité sur un vaste territoire de près de 2.5 millions de km². Le 27 octobre 1940, Brazzaville devient capitale de la France Libre. Et c’est encore là, en janvier 1944, que le Général lance les bases de sa politique africaine. En 1958, de Gaulle – devenu premier président de la Cinquième République – crée la Communauté, qui voit alors l’indépendance, en 1960, de l’ensemble des pays francophones d’Afrique subsaharienne.
Avec l’accord des autorités de la République française, la Fondation Charles de Gaulle a décidé de commémorer ces évènements fondateurs par un programme mémoriel africain de grande ampleur, en y associant naturellement les Républiques du Tchad, du Cameroun et du Congo-Brazzaville.
Du 25 au 30 octobre 2010, une délégation officielle franco-africaine se rendra successivement à N’Djamena, Yaoundé puis Brazzaville, dans les pays « ralliés de la première heure ». À chaque halte, une cérémonie en présence des présidents, des dépôts de gerbes, des remises de médailles et prises d’armes, des inaugurations d’expositions, des conférences et des spectacles seront organisés. Ce programme commémoratif – dense, émouvant et festif – veut être à la hauteur de l’aide que les Africains offrirent à la France dans son combat pour la liberté du monde.
Tchad : N’Djamena, 25-26 octobre
1°) Rappel historique
Premier pays d’Afrique à rejoindre le général de Gaulle le 26 août 1940 grâce à l’action conjuguée de son Gouverneur général, Félix Eboué, du Secrétaire général, Henri Laurentie et d’une majorité des Français, le Tchad apporte à la France libre une base de départ pour une action future contre les forces de l’Axe mais aussi, avec son Gouverneur général, l’exemple d’un patriote exemplaire aux origines africaines qui préfigure le ralliement des populations noires d’Afrique. Plus tard, le général de Gaulle saluera en Félix Eboué le « symbole de la dette contractée envers les peuples dont le destin est associé à celui de la France ».
Le nom de Leclerc est inséparable de celui du Tchad. C’est en effet à partir de Fort-Lamy, aujourd’hui N’Djaména, que Philippe de Hauteclocque a lancé la colonne Leclerc pour investir et faire tomber Koufra, tenu par les Italiens et situé 1 500 kilomètres plus au Nord, en territoire libyen. Composée de deux compagnies motorisées, la colonne totalise environ 400 hommes dont 100 Européens et 300 Tchadiens et Sénégalais.
Un an plus tard, la colonne Leclerc, devenue la Force « L », entreprendra des actions offensives vers Tripoli à partir de ses bases tchadiennes, avant de constituer au Maroc la future 2ème Division Blindée dont le Régiment de Marche du Tchad sera l’une des plus belles unités.
2°) Programme
Lundi 25 octobre N’Djaména
19h 45 : Réception offerte par l’ambassadeur de France à la Résidence en présence de membres du gouvernement tchadien, au cours de laquelle l’exposition « De Gaulle et l’Afrique » sera officiellement inaugurée.
Mardi 26 octobre – N’Djamena
8h 45 : Inauguration des travaux de réhabilitation de la Maison du Combattant
10h 15 : Dépôt de gerbes au Monument Eboué-Leclerc
11h 00 : Prise d’armes franco-tchadienne présidée par S.E.M. Idriss Deby, président de la République du Tchad
12h 00 : Réception offerte par le président Idriss Deby au palais présidentiel.
Cameroun – Yaoundé, 26-28 octobre
1°) Rappel historique
Le Cameroun n’a jamais été une colonie française : ancienne colonie allemande, le territoire, après la victoire de 1918 et le traité de Versailles, a été placé sous tutelle de la Société des Nations et confié à l’administration de la France et du Royaume-Uni.
En 1940, en raison de sa frontière commune avec le Nigéria, de sa population dont une forte proportion d’Européens et de sa prospérité, le Cameroun constituait un enjeu.
Dans la nuit du 26 au 27 août 1940, le commandant Leclerc et le colonel Hettier de Boislambert s’emparent de Douala. Le lendemain, le gouverneur se range à leurs côtés et le Cameroun, en quelques heures, bascule du côté de la France libre !
Le 8 octobre 1940, le général de Gaulle, prenant la parole au micro de Radio Cameroun, déclara : « Au Cameroun, je dirai que c’est à dessein que le chef des Français libres a voulu venir ici en premier lieu. Oui, en premier lieu au Cameroun, parce que le Cameroun est particulièrement visé par l’ennemi, parce que le Cameroun, lui, n’a jamais fléchi dans sa volonté de se défendre et parce que le Cameroun, sous l’impulsion du colonel Leclerc, son glorieux et avisé gouverneur, donne à tout l’Empire l’exemple de la foi, du courage, de l’effort. »
2°) Programme
Mardi 26 octobre – Yaoundé
19h 30 : Réception au Club France ». Rencontre avec la communauté française.
Mercredi 27 octobre – Yaoundé
10h. 30 : Prise d’armes franco-camerounaise présidée par le ministère de la Défense au monument Leclerc-Eboué.
11h. 30 : Réception offerte par les autorités camerounaises.
18h. 30 : Réception offerte par l’ambassadeur de France à la Résidence au cours de laquelle l’exposition « De Gaulle et l’Afrique » sera officiellement inaugurée.
Congo – Brazzaville, 28-30 octobre
1°) Rappel historique
... « A Brazzaville, l’affaire fut aussi bien menée. Le 28 août, à l’heure fixée, le commandant Delange se rendit au Palais du Gouvernement à la tête de son bataillon et invita le gouverneur-général Husson à céder la place. Celui-ci le fit sans résistance, quoique non sans protestations. La garnison, les fonctionnaires, les colons, les Congolais, dont, pour la majorité, l’opinion était faite d’avance … acceptèrent avec joie. Le général de Larminat, traversant le Congo, prit aussitôt en mon nom les fonctions de Haut-commissaire de l’Afrique équatoriale française avec pouvoirs civils et militaires. …Ainsi, la plus grande partie du bloc Afrique équatoriale – Cameroun se trouvait jointe à la France libre sans qu’ait coulé une seule goutte de sang. » Charles de Gaulle, Mémoires de Guerre - l’Appel 1940-1942
Le général de Gaulle s’installe à Brazzaville dès le 24 octobre 1940 qui devient capitale de la France libre le 26 octobre ; le 27, une ordonnance du Général y crée le Conseil de Défense de l’Empire, embryon d’un gouvernement ; le 16 novembre, il y institue l’Ordre de la Libération ; Radio-Brazzaville devient son émetteur national. Le général de Gaulle séjournera régulièrement à Brazzaville avant de s’installer à Alger en juin 1943. Il y reviendra pour ouvrir la conférence africaine française (30 janvier-8 février 1944 qui pose les bases de la politique africaine qu’il mènera de retour au pouvoir en 1958.
2°) Programme
19h. 30 : Réception offerte par l’ambassadeur de France à la Case De Gaulle.
Vendredi 29 octobre – Brazzaville
9h. 15 : Cérémonie franco-congolaise au monument du général de Gaulle
10h.30 : Prise d’armes au stade Félix Eboué
11h. 20 : Messe célébrée par Mgr Milandou, archevêque de Brazzaville à la basilique Sainte-Anne.
12h. 45 : Dévoilement d’une plaque de la Fondation Charles de Gaulle à la basilique Sainte-Anne.
13h. 15 : Réception offerte par l’ambassadeur de France à la Case De Gaulle.
15h. 45 : Cérémonie au lycée Leclerc
16h. 55 : Conférence de Frédéric Salat-Baroux au Palais des Congrès sous la présidence de S.E. M. Denis Sassou-N'Guesso, président de la République du Congo.
19h.00 : Réception offerte par S.E.M Denis Sassou-N’Guesso au palais présidentiel.
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