EDITORIAL PAR
MARC FOSSEUX

Les témoignages sont venus des responsables au niveau le plus élevé comme des simples combattants de l’intérieur et de l’extérieur, et ils ont porté aussi bien sur la libération de Paris et celle de la Bretagne, que sur les maquis de Provence, les combats du Vercors, la marche de la 2ème D.B. Les documents... D.B.

 

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Consignes provisoires du Comité français de la Libération nationale à donner « le Jour J » par Jean-Louis Crémieux-Brilhac

 

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Espoir n°141 - "De Gaulle et la recherche" (décembre 2004)

Document paru dans le N°141 - décembre 2004

 

"De Gaulle et la recherche"

 

 

 

Le document que voici est inédit. Il a été mis au point en mai 1944 à l'usage des éditorialistes et commentateurs de la BBC par la délégation à Londres du Commissariat national à l'Intérieur. Il complète la documentation publiée dans le numéro de juin 2004 d'Espoir.


Il présente un double intérêt politique et stratégique, dans la mesure où il éclaire les arcanes de la communication entre les autorités du CFLN, le commandement allié et la masse des Français non organisés pendant la phase de libération.

Pour communiquer avec la France, le CFLN et le commandement allié disposent, on le sait, de deux moyens primordiaux : d'une part, des liaisons par radios clandestines (ou par « messages personnels » codés) avec les organismes de résistance et les agents ou correspondants secrets et, d'autre part, des émissions en clair de la BBC qui sont alors suivies avec un immense écho par 70% des foyers français disposant d'un poste récepteur. A la veille d'opérations décisives, le CFLN doit une fois de plus admettre que la radio britannique est l'instrument capital d'orientation de l'opinion et de l'action résistantes.

 

Or, si ses émissions n'ont cessé, depuis l'automne 1944, de célébrer la Résistance et sont très favorables au général de Gaulle, en dépit des tensions entre celui-ci et Churchill, le CFLN ne dispose toujours pas en propre, sur 6h ¼ de diffusion quotidienne, que des dix minutes de « temps libre » concédées en février 1941 à la France libre - incomparablement moins que les émissions allouées aux gouvernements européens en exil à Londres.

 

Tout a brusquement changé à l'approche du débarquement. Pour tenter de piloter au mieux l'opinion française, Londres a estimé avoir besoin de l'autorité et de la caution du CFLN. Il importait de surcroît qu'il n'y ait pas de divergences ouvertes sur la tactique prescrite aux résistants.

 

A compter du 9 mai 1944, l'ensemble des émissions françaises de la BBC est passé sous condominium franco-britannique. La proposition est venue des Anglais. L'accord a été négocié par le directeur du commissariat à l'Intérieur Georges Boris et signé par Eden et par l'ambassadeur du CFLN à Londres André Viénot. On y a vu le signe avant-coureur d'une reconnaissance diplomatique élargie du CFLN. Un délégué du commissaire à l'Information d'Alger s'est installé avec pleine autorité à Bush House, siège des émissions étrangères de la BBC ; il s'agissait de Jean-Jacques Mayoux, professeur de littérature anglaise à l'Université de Nancy et représentant du mouvement Ceux de la Résistance à l'Assemblée consultative provisoire. Et le comité exécutif de propagande du CFLN à Londres établit désormais pour la BBC des consignes radiophoniques qui sont validées quasi automatiquement par l'organe britannique directeur de la « Guerre politique » (le PWE, en fait par le Foreign Office), au même titre que les directives proprement britanniques.

 

C'est dans ce contexte que le PWE, faisant un pas de plus, a demandé à la mi-mai à la délégation londonienne du commissariat à l'Intérieur d'élaborer des directives radiophoniques d'action pour le Jour J. Elles ont été préparées sous la présidence de Georges Boris au cours de trois réunions réunissant les responsables français, tant politiques et militaires que résistants, présents à Londres (2) et après plusieurs entretiens avec le porte-parole de PWE, Leslie Beck ainsi qu'avec le colonel Buckmaster, chef de la section F de SOE. Elles ont donné lieu à consultation des deux représentants qualifiés de la résistance de la police, Peretti (Ajax) et Vidal. Elles ont été rédigées le 27 par le secrétaire du Comité exécutif de propagande, Jean Brilhac, remaniées le 31 et avalisées telles, moyennant suppression de la consigne donnée aux résistants non mandatés de couper les lignes téléphoniques et télégraphiques.

 

C'est le texte de ces consignes qu'on trouvera ci-après. Elles ont inspiré, parfois mot pour mot, les éditoriaux en français de la BBC à compter du 27 mai au soir et durant la première semaine du débarquement et ont été expédiées à Alger pour que Radio Alger et Radio Brazzaville s'en inspirent.

 

Si elles attestent une reconnaissance de la souveraineté radiophonique française, elles sont également remarquables par leur contenu. Car le ton résolument activiste et la minutie des prescriptions à l'adresse de toutes les catégories d'acteurs de la population française vont de pair avec une inflexion doctrinale majeure affectant l'action militaire de la Résistance. La grande majorité des résistants attendait, espérait que le Jour J serait le signal de « l'insurrection nationale », conformément aux propos répétés du général de Gaulle. Les consignes du 31 mai ne parlent pas d' « insurrection nationale ». Cette inflexion est consécutive aux études du Bloc Planning qui ont conclu que la reconquête de la France pouvait demander de quatre à six mois, aux pressions répétées du chef du BRAL, le colonel Manuel, à celles des services secrets britanniques et, en termes plus impératifs, aux Instructions du général de Gaulle des 5 avril et 16 mai 1944 sur l'emploi militaire de la Résistance.

 

Cette inflexion, dont on sait qu'elle sera violemment contestée en France, s'est heurtée, dès qu'elle a été révélée à Londres, à de vives réticences de la part des résistants présents : ces derniers tiennent à ce que le principe et l'expression même d' « insurrection nationale » ne soient pas abandonnés, comme ils semblent l'être dans l'Instruction du général de Gaulle du 16 mai.

 

Georges Boris, représentant civil à Londres du Comité d'action en France, le COMIDAC d'Alger, juge, pour sa part, comme son ministre Emmanuel d'Astier, l'insurrection nationale politiquement nécessaire ; mais il est très conscient que des initiatives prématurées et inconsidérées de la Résistance risquent d'être noyées dans le sang. Aussi s'est-il évertué à faire admettre une formule de conciliation par les Britanniques, par les résistants présents à Londres et, après huit jours de discussions acharnées, par le porte-parole officiel à Londres du parti communiste, Waldeck Rochet. Selon cette formule, « l'insurrection nationale » n'est nullement abandonnée, l'expression, bannie depuis septembre 1943 par les Britanniques, sera même autorisée sur les ondes de la BBC, mais il sera spécifié que cette « insurrection nationale » devra être échelonnée dans le temps et prendra nécessairement des formes différentes selon les lieux et les circonstances. C'est respecter l'esprit des directives du général de Gaulle, tout en assouplissant singulièrement la lettre : l'accord avec le porte-parole du parti communiste est à ce prix. Moscou ayant évité de se prononcer sur le sujet, Waldeck Rochet défendra lui-même cette thèse à la BBC le 27 au soir, imité, les jours suivants, par Jean-Jacques Mayoux et André Gillois.

 

Ces divergences de coulisse expliquent que la « Directive pour le Jour J » laisse à l'analyste une certaine impression d'ambiguïté. Activiste, concrète et précise, elle cherche en même temps à éviter une ruée vers les maquis et ne mentionne pas les termes d' « insurrection nationale » tout en préservant l'espoir. Il est convenu avec l'état-major du général Koenig que les ordres militaires d'action seront adressés jusqu'à nouvel ordre par la seule voie clandestine aux organisations résistantes constituées.

 

31 mai 1944

 

CONSIGNES PROVISOIRES DU COMITE FRANÇAIS DE LA LIBERATION NATIONALE A DONNER POUR LE JOUR « J »

 

Les consignes ci-dessous s'adressent à tous les Français et à toutes les Françaises qui ne sont pas organisés, ni rattachés à un Groupement de Résistance. Elles n'annulent en aucun cas les directives particulières données aux membres des Forces françaises de l'Intérieur.
Il importe de souligner qu'elles ne sont valables que pour l'immédiat et qu'elles seront complétées ou modifiées au moment propice selon le développement des opérations.
Ces consignes sont des consignes d'alerte générale ; elles comportent les premiers ordres d'action, y compris des instructions spéciales à l'adresse de certains groupes et catégories de la population, selon leur profession ou le lieu de leur résidence. I - Etat d'alerte générale

 

1°) Les Français doivent se considérer comme tous engagés dans la guerre totale contre l'envahisseur afin de libérer leur Patrie.
2°) Ils n'ont plus à choisir de se battre ou de ne pas se battre, ni quand se battre ; ils sont tous des soldats aux ordres.
3°) La discipline est d'autant plus nécessaire qu'il faut s'attendre à ce que l'ennemi recoure à la provocation. Eviter toute manifestation spectaculaire, même dans les régions où la densité des troupes d'occupation est faible. Pour ceux qui en ont reçu ou en recevront la consigne, passer à l'action ne doit signifier, en aucun cas, se livrer à des actes de provocation inefficaces.
4°) Tout Français qui n'est pas, ou n'est pas encore, un combattant doit se considérer comme l'auxiliaire des combattants. Quelles que soient ses tâches et ses responsabilités, chacun doit soutenir les membres des Forces françaises de l'Intérieur (AS, FTP, maquis), les aider matériellement, les ravitailler, les guider, les renseigner sur les mouvements de l'ennemi, comme sur les ordres lancés par les radios alliées. L'assistance aux FFI est un devoir absolu, quiconque s'y dérobe se rend coupable de trahison et aura à en rendre compte à son gouvernement.
5°) Il importe toutefois que, sous prétexte d'assistance, il ne se produise pas, vers les « maquis » et Groupements de Résistance armés, un afflux désordonné qui risquerait de les paralyser. Ne doivent rejoindre les Groupements combattants que les Français et les Françaises qui sont déjà armés ou qui y seront invités par des responsables de la Résistance.


II - Instructions spéciales et consignes particulières

 

Pour les habitants de la zone de bataille qui n'ont pas été évacué en temps utile (et pour les travailleurs de l'Organisation Todt notamment :

 

  • Interrompre ou gêner par tous les moyens les transports, les transmissions et les communications des Allemands.
  • Contribuer à entraver ou à ralentir leurs déplacements.
  • (Expliquer que chaque minute perdue pour les Allemands est gagnée pour les Alliés ; une voiture immobilisée sur une route peut y embouteiller la circulation pendant dix minutes, c'est peut-être assurer le succès d'une opération alliée.)
  • Inversement, ne pas gêner les mouvements alliés, mais les faciliter par tous les moyens.
  • Servir de guide à leurs troupes et à leurs parachutistes.
  • Repérer et signaler les pièges et les champs de mines.
  • Contribuer par tous les moyens à l'avance victorieuse des Forces de la libération.

 


Pour les habitants des villes et plus particulièrement des grandes villes, non rattachées à une organisation de Résistance et dont le poste de combat n'est pas sur place :

  • Maintien de la consigne déjà donnée, à savoir : Passer à la campagne avant qu'il soit trop tard. Ne pas attendre d'entendre le bruit du canon pour se lancer sur les routes ; aucun mouvement de population ne sera possible dans la zone de bataille.

 

Pour les habitants des campagnes :

  • Devoir de solidarité envers les réfugiés des villes. Il ne s'agit plus seulement d'une assistance volontaire, d'un geste de bienfaisance qu'on choisit d'accomplir ou de ne pas accomplir. Quelle que forme qu'elle doive prendre, cette assistance est un devoir absolu : quiconque s'y soustrait, désobéit par là-même aux ordres de son Gouvernement, qui saura en tenir compte.

 

Pour les maires et secrétaires de mairie, les membres des administrations publiques, les fonctionnaires du Ravitaillement, etc. :

  • Le devoir est de rester à son poste.
  • De veiller à la sécurité de la population et de satisfaire à ses besoins essentiels.
  • De s'opposer aux instructions et réquisitions allemandes et de les saboter par tous les moyens.

 

Pour les membres de l'enseignement (notamment instituteurs chargés d'assurer l'exécution des plans d'évacuation scolaire) :

  • Préparer et organiser l'évacuation des enfants non encore repliés, les encadrer.
  • Veiller à la sécurité et à la subsistance des enfants évacués dans les régions de repli, en accord avec les autorités locales.

 

Pour les médecins :

  • Pour ceux qui sont en rapport avec les Mouvements de Résistance, s'efforcer de rejoindre les organisations de combat ; les FFI n'ont pas moins besoin de leurs services que la population des villes et des campagnes non engagée dans l'action directe.
  • Quant aux autres, ils ont le devoir, en toute occasion où ils en seront requis, de prêter assistance aux combattants des FFI. Ceux qui trahiraient leur mission feraient l'objet de sanctions impitoyables.

 

Consigne générale pour tous les médecins :

  • Préparer d'accord avec les pharmaciens des stocks disséminés des médicaments essentiels.


Pour les policiers, gendarmes, gardes-mobiles, GMR, gardiens de la paix et tous autres agents de la force publique :

  • Jusqu'au jour où les patriotes déclencheront une action dans la localité où ils exercent leurs fonctions, ou dans laquelle ils se trouvent en résidence, continuer à assurer leur protection en effectuant un sabotage de plus en plus généralisé et complet de la répression.
  • S'ils sont placés dans l'alternative de sévir contre les patriotes ou de désobéir, ne pas hésiter à quitter leur poste et à rejoindre les groupes armés de la Résistance. Toute autre attitude serait sans excuse.
  • Notamment si des mesures générales de police sont prises en exécution des plans de répression établis par Vichy, d'accord avec les Allemands, il leur appartient de les faire échouer. Nul ne saurait prétendre qu'il a été contraint d'obéir.
  • S'ils apprennent qu'ils vont faire l'objet de mesures collectives ou individuelles de désarmement et d'internement, ils ont le devoir impérieux de s'y soustraire par tous les moyens et d'emporter le maximum d'armes, de munitions et de matériel. Dans certains cas, il sera alors plus utile à la cause de la libération qu'ils prennent place dans les groupes de patriotes déjà entrés en action, tandis que, dans d'autres, il pourra être préférable qu'ils demeurent dans la clandestinité, sur place ou dans la région, en attendant le moment d'agir. Les conditions locales et la situation personnelle de chacun leur permettront de prendre une décision, en complet accord avec les Mouvements de Résistance toutes les fois que ce sera possible.
  • Au cas où la population de la localité serait évacuée, s'efforcer de demeurer à son poste, ou tout au moins se cacher dans la région pour pouvoir aider les Forces alliées dès leur arrivée.
  • Dans l'éventualité d'une action des patriotes dans la localité, agir en complet accord avec eux et suivant les plans qui auront été établi. Toute passivité équivaudrait à une désertion.
  • Au moment de l'évacuation par les troupes d'occupation de la partie du territoire dans laquelle ils se trouvent, ou de sa libération par les Forces alliées, s'assurer au plus vite de la personne de ceux qui auront trahi, à commencer par les membres de la police.

 

Consignes particulières pour les GMR et gardes-mobiles :

  • Les plans du maintien de l'ordre établis par les Allemands prévoient le désarmement et l'internement des GMR et gardes-mobiles. Ces derniers doivent immédiatement ralliés les patriotes avec tout leur matériel et les aider à constituer les cadres de l'Armée de la Libération.


Consigne au personnel policier et judiciaire en général et consigne particulière à l'adresse du personnel de l'administration pénitentiaire :

  • Rappeler que les prisonniers politiques sont sous leur responsabilité et leur sauvegarde. Le devoir est de leur ouvrir les portes des prisons et des camps de concentration, en veillant tout spécialement à libérer ceux qui sont au régime de droit commun.

 

Pour les patriotes et le personnel des entreprises industrielles - pour les ouvriers en général :

  • Appliquer les plans prévus localement.
  • Suivre les consignes données par les organisations syndicales ou groupements de Résistance. Ces consignes seront essentiellement variables, selon les lieux et les circonstances, et pourront par exemple couvrir la cessation du travail dans des entreprises travaillant pour les Allemands, aussi bien que la continuation du travail, par exemple dans telles branches de l'industrie de l'alimentation dont dépend le ravitaillement de la population civile française.
  • Mise en état d'alerte des milices patriotiques d'entreprises.

 

Pour le personnel des mines, des services de distribution de l'eau et du gaz, des centrales électriques (hydrauliques ou thermiques) :

  • Le poste de combat est à la mine, à l'usine, sur le chantier, où les organisations syndicales commanderont suivant les cas la continuation ou la cessation du travail ou encore la « grève perlée ».
  • La tâche capitale à la mine, à l'usine, sur le chantier sera de protéger à tout prix et par tous les moyens le matériel contre la destruction de l'ennemi. Patrons, techniciens et ouvriers sont comptables devant la nation de ce matériel qui constitue une part irremplaçable du patrimoine français. Ils ont le devoir strict, non seulement de se refuser à prêter la main aux destructions ordonnées par l'ennemi, mais de s'opposer, si besoin est en combattant, à la destruction du matériel - notamment des centrales - et à l'inondation des mines.


Consigne particulière pour le service de distribution de l'eau et du gaz :

  • Assurer l'alimentation des villes en eau et, si possible, en gaz.


Pour les cheminots, les travailleurs de la batellerie, les fonctionnaires des PTT :

  • Jusqu'à nouvel avis leur poste de combat est, pour la plupart d'entre eux, sur le lieu de leur travail. Ils ont déjà reçu ou recevront des ordres et se verront assigner à chacun la tâche propre à atteindre l'objectif essentiel, à savoir : l'immobilisation générale de l'ennemi sur ses arrières et la paralysie de ses transports et de ses transmissions.

 

Consigne particulière pour les éclusiers, haleurs et travailleurs de la batellerie :

  • Se rappeler que si certaines écluses doivent être détruites, il importe que certaines autres, sans lesquelles le ravitaillement de la population civile ne pourrait être opéré, soient préservées. En conséquence, les destructions d'écluses ne doivent être exécutées que par des spécialistes et conformément aux ordres donnés.


Consigne particulière pour le personnel de transports en commun et notamment du « Métro » de Paris :

  • Jusqu'à nouvel avis, continuer d'assurer son service au profit de la population civile française.


ADDITIF AUX CONSIGNES PROVISOIRES DU CFLN A DONNER LE JOUR « J »

Consigne en prévision d'un rassemblement de la population masculine des villes dans des camps d'internement :

1°) Pour tous les éléments organisés ou rattachés à un Groupement de Résistance, le devoir strict est de tenter, par tous les moyens, d'y échapper, afin de rallier les formations des FFI.

2°) Pour les autres Français (ceux du moins dont le poste de combat n'est pas dans leur service), passer à la campagne.