Le directeur de cabinet du président de la République, Florent Ntsiba, a remis le 29 octobre, en marge de la célébration au Congo du 80e anniversaire de l’Appel du 18 juin 1940 et du Manifeste de Brazzaville du 27 octobre 1940, une Croix de Lorraine en bronze massif, moulée par des artistes congolais, au vice-président de la Fondation de Gaulle, Jean-Marie Dedeyan.

L’œuvre d’art est un don des élèves du lycée de la Révolution de Brazzaville à la Fondation Charles de Gaulle pour l’ensemble de ses actions en faveur de la perpétuation de la mémoire de ce grand homme et la reconnaissance du rôle historique joué par Brazzaville dans le combat contre l’occupation nazie au cours de la Seconde Guerre mondiale.

« En souvenir de votre passage à Brazzaville et de votre contribution remarquable à l’organisation et la tenue de cet évènement, nous procédons ce jour à la remise à la Fondation Charles de Gaulle, d’une Croix de Lorraine en bronze massif, moulée par les artistes du Congo », a déclaré le président du comité d’organisation de l’année De Gaulle, M. Florent Ntsiba.

Selon le directeur de cabinet du Chef de l’Etat Congolais, le colloque scientifique a appris aux participants que la Croix de Lorraine fût adoptée comme emblème de la France libre, sur proposition du vice-amiral Émile Henri Muselier au général de Gaulle, le 1er juillet 1940 en opposition à la Croix nazie.

En effet, la croix de Lorraine (appelée auparavant croix d’Anjou) est une croix à double traverse. Cette croix figurait dans la symbolique des ducs d’Anjou devenus ducs de Lorraine à partir de 1431.

M. Florent Ntsiba a également rappelé que le colloque de Brazzaville a donné plus de visibilité au gouvernement congolais pour apprécier les dispositions à prendre, en vue de l’indispensable sauvegarde de l’intégrité des monuments ayant abrité et facilité l’action du général de Gaulle. A titre d’illustration, il a cité la Radio-Brazzaville, le stade Félix-Eboué, le bâtiment abritant actuellement le Centre de formation et de recherche en arts dramatiques ainsi que le local de Radio club, actuellement en état de ruine.

« À l’évidence, la commémoration de ce passé commun confère désormais une dimension éloquente aux différents lieux emblématiques qui synthétisent symboliquement l’histoire de la France avec le Congo durant la Deuxième Guerre mondiale. Les endroits précités prendront de plus en plus une envergure plus significative d’où l’intérêt de s’employer à leur mise en ordre », a indiqué le directeur de cabinet, soulignant la nécessité d’explorer, ensemble avec la Fondation Charles de Gaulle, des voies et moyens susceptibles de permettre de mobiliser auprès des partenaires financiers des ressources nécessaires pour la restauration et l’immortalité de ce patrimoine.

Entretenir des souvenirs

Réceptionnant l’objet d’art, le vice-président de la Fondation Charles de Gaulle a notamment souligné que La Croix de Lorraine en est l’un des symboles du général de Gaulle et du Gaullisme. « Il nous faut non seulement en entretenir les souvenirs, mais il faut aussi permettre aux jeunes générations de comprendre les enseignements et d’en tirer les valeurs communes, fondement d’une relation renouvelée et d’une coopération renforcée face aux défis du monde actuel. La pensée du général de Gaulle, son pragmatisme face aux situations les plus difficiles constitue une source d’inspiration pour tous ceux qui entendent honorer leur pays et sont soucieux de son intérêt supérieur », a souligné Jean-Marie Dedeyan, remettant à son tour une gravure-portrait du général de Gaulle destinée au président de la République du Congo, M. Denis Sassou N’Guesso, via son directeur de cabinet.

Le directeur du musée de l’armée de France, le général Henri Medlege a, ensuite, remis le catalogue de l’exposition « Comme 40 » au directeur de cabinet du chef d’État congolais. « L’exposition Comme 40 qui a lieu actuellement au Musée de l’armée à Paris, dans l’enceinte des Invalides, est ouverte à tous et donne un large aperçu de ce qu’a été l’année 1940. On trouvera dans le Musée et dans ce catalogue toute l’ histoire commune partagée entre la France entre la France et l’Afrique, entre la France et le Congo… J’invite tous vos compatriotes présents à Paris à venir visiter cette exposition ».

Crédits photo : Ambassade de France au Congo

X