Le Prix Michel Anfrol, dont le jury est présidé par l’académicien Angelo Rinaldi, vient d’être décerné à Éric Branca pour son ouvrage De Gaulle et les grands paru aux éditions Perrin.

Après une première délibération du jury [1], six titres restaient en compétition pour l’attribution du prix :

  • De Gaulle président – 10 ans d’archives inédites de l’Élysée par Raphaëlle Baqué (Flammarion)
  • Dernières heures à Colombey – La mort du Général par Gérard Bardy (Télémaque)
  • Ils détestaient de Gaulle par François Broche (Tallandier),
  • Charles de Gaulle – Un destin pour la France par Jean-Paul Ollivier (Laroussse),
  • Dictionnaire amoureux du Général par Denis Tillinac (Plon)
  • De Gaulle et les grands par Éric Branca (Perrin), distingué par le jury pour l’intérêt et la qualité de son ouvrage.

Né quelques mois avant le retour du général de Gaulle au pouvoir, Éric Branca est historien de formation ; il a collaboré pendant plus de trente ans à l’hebdomadaire Valeurs Actuelles, dont il a dirigé la rédaction et celle du mensuel « Le Spectacle du Monde ». Depuis 2015, il se consacre à l’Histoire du XXe siècle.

Auteur d’une douzaine de livres, Éric Branca a publié notamment 3000 ans d’idées politiques (Chronique Éditions), Histoire secrète de la Droite (Plon), Les entretiens oubliés d’Hitler (Perrin) et L’ami américain (Perrin), dans lequel, à partir d’une analyse minutieuse de documents déclassifiés par la CIA, il démontre que l’hostilité générale des gouvernements américains à la politique d’indépendance de la France menée par le général de Gaulle n’était que la face émergée d’une guerre secrète beaucoup plus large contre l’indépendance de l’Europe.

Dans De Gaulle et les grands, Éric Branca traite avec brio des rapports singuliers du chef de la France Libre devenu le premier président de la Ve République avec des personnages entrés, eux aussi, dans l’Histoire ; qu’ils soient dictateurs (Hitler, Staline, Tito, Franco, Mao Tse Toung, Nasser), pape (Jean XXIII), chefs de gouvernement ou d’états nouveaux (Ben Gourion, Houphouet-Boigny), ou proches partenaires (Churchill, Adenauer, Nixon). Les quatorze chapitres de son livre sont nourris de rencontres au sommet, d’échanges de lettres, de documents diplomatiques et de récits judicieusement analysés et commentés.

Angelo Rinaldi, président du jury, a évoqué la qualité du travail d’Eric Branca en soulignant qu’il s’agit d’un « livre bien documenté, bien écrit, objectif, honnête et sincère ».

Rappelons que le prix Michel Anfrol a été créé à l’initiative de la Fondation Charles de Gaulle, présidée par Hervé Gaymard, en souvenir de Michel Anfrol, journaliste, grand reporter à la radio et à la télévision et correspondant dans plusieurs grandes capitales, avant de devenir président, très apprécié, des Amis de la Fondation Charles de Gaulle de 1994 jusqu’à son décès le 18 mai 2019.

Durant sa carrière de journaliste à Europe n° 1, puis à France Inter et, finalement, à la télévision, Michel Anfrol a su pratiquer son métier dans un souci constant de l’éthique professionnelle, de la mise en perspective des propos ou des événements qu’il avait à commenter et d’une nécessaire objectivité dans les reportages qui lui ont été confiés à la radio comme à la  télévision, en France comme à l’étranger.

Devenu à sa retraite l’un des responsables bénévoles des activités de la Fondation Charles de Gaulle, Michel Anfrol est resté jusqu’au bout fidèle à ses convictions, à son attachement, aux valeurs du gaullisme qu’il savait expliquer avec brio et, souvent, faire partager par des auditoires de jeunes lycéens comme par des seniors lors de ses conférences en province.

[1] Présidé par l’Académicien Angelo Rinaldi, le jury réunit Mme Anne Anfrol, fille du grand journaliste, le sociologue et essayiste Mathieu Bock-Côté, le professeur Jean-Paul Bled, Arnaud Teyssier président du conseil scientifique de la Fondation Charles de Gaulle et Hervé Gaymard, président de la Fondation.

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